Poularde crémée au Riesling et chanterelles

Encore une petite recette de fêtes. Toute simple, pas chère mais savoureuse. La photo n’est pas top, ça ressemble juste à une escalope de poulet sur des pâtes, mais franchement ça vaut la peine d’avoir un plat qui n’en jette pas !
Comme c’est la fête, pour parfumer, une petite pointe de pineau en plus du Riesling (eh oui, encore du pineau ! merci Alex !!). Un régal, je vous dit…

La poularde est la copine femelle du chapon, c’est à dire que c’est une poule dont on a prélevé les ovaires, ce qui va à l’encontre des Droits Internationaux de la Poularde, mais qui a l’intérêt de la rendre bien grasse, et de lui donner une chair très fine.
Et en effet, nom d’un petit moineau!! elle est grasse, la poularde, vous vous en rendrez compte comme moi si vous la découpez en morceaux encore crue !
« Heu, mais Véro, c’est quoi partout sur tes mains, là, de la vaseline ou quoi ? Tu lui fais quoi à ta poularde ??
Hin hin… ce que tu es drôle, Doudou, vraiment… Attrape-moi plutôt un bout de sopalin, ça part pas même à l’eau chaude, cette graisse de poularde« .
Ce qui est sûr c’est que si j’étais un volatile, il va de soi que je préfèrerais être un coq tout maigrichon et bien dur qu’une bonne poularde bien grassouillette…
… Enfin… bref…
Recette !


Poularde crémée au Riesling et aux Chanterelles

Une belle poularde, ou un beau poulet de ferme (de toute façon vu leur prix on ne pourra bientôt plus en manger qu’à Noël…) – une bouteille de Riesling (soit 75 cl) -10 cl de pineau – 2 échalotes – environ 1 litre de bouillon de volaille – 20cl de crème fleurette – 200g de chanterelles – 2 jaunes oeufs – 1 cuillère à soupe de Maïzena – beurre et huile d’olive

Avant que les invités n’arrivent (le matin pour le soir, c’est l’idéal, cela permettra de dégraisser la sauce quand elle aura refroidi)

– Couper la poularde en morceaux. Ma méthode: d’abord en deux, puis les ailes, les cuisses + hauts de cuisses que je sépare ensuite, puis les blancs. S’ils sont très gros on peut aussi les couper en deux.
– Couper les échalotes en lanières.
– Dans une cocotte, mettre à fondre une belle tranche de beurre avec un peu d’huile d’olive.
– Lorsque le tout fait un petit bruissement très engageant, faire dorer les morceaux de poularde, en deux fois.
– Réservez la volaille dans une assiette.
– Dans la cocotte, verser les échalotes, les laisser jusqu’à ce qu’elles soient belles et dorées, puis les retirer de la cocotte et réserver.
– Jeter le gras en trop dans la cocotte (pas dans l’évier, que je vous y prenne !!).
– Déglacer avec le pineau.
– Ajouter les morceaux de poularde, les échalotes, le vin et le bouillon de volaille.
– Laisser mijoter une bonne demi-heure à feu doux.
– Retirer les morceaux de poularde, puis augmenter le feu et laisser la sauce réduire pendant une dizaine de minutes (elle réduit de presque la moitié).

– Préparer les chanterelles: trier les petits morceaux de brindilles, de mousse. Les passer vite fait à l’eau claire (attention ne les laissez pas tremper) puis les essuyer méticuleusement au torchon propre.

10 minutes avant de servir:

– Ôter la partie très grasse qui s’est formée et a refroidi sur le dessus de la sauce (je vous l’avais dit que c’était très pratique de faire la première partie le matin pour le soir…)
– Mélanger la crème fleurette, la maïzena et les jaunes d’oeuf.
– Faire réchauffer la sauce, jusqu’à ce qu’elle fasse un petit bouillon, puis y remettre les morceaux de poularde.
– Pendant que la sauce chauffe, faire sauter les chanterelles dans une poêle, avec un fond d’huile d’olive.
–  Prélever une ou deux cuillères à soupe de sauce, les verser dans le mélange oeuf/crème et mélanger: cela évite que l’oeuf ne forme des petits fils en étant plongés directement dans une sauce trop chaude.
– Verser le mélange oeuf/crème dans la cocotte, ajouter les chanterelles, mélanger et laisser épaissir quelques minutes.

Et voilà !


Servir avec de bonnes tagliatelles… Le top: prélever une louche de sauce, verser sur les pâtes et bien mélanger, avant de servir avec la poularde et de la sauce en rab! MMmmmm…. Un régal…
Comme je ne me suis pas cassée la tête sur la préparation de ma volaille, j’ai marqué le coup en servant avec des tagliatelles faites maison. La recette suivra…

Encore de très Joyeuses fêtes à tous… Profitez-en pour être heureux !
Après tout, p
ersonne ne le sera à votre place…
Moi je bois à votre santé !

 

 

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Noix de saint jacques aux échalotes et sabayon au pineau

Je n’aime pas trop la période des fêtes, et nous sommes nombreux dans ce cas-là apparemment.
Mais Noël sans un ou deux petits plats mis dans les grands serait vraiment déprimant… Tant que mes enfants sont à la maison (et je vais profiter de chaque année qui passera avant qu’elles ne s’envolent loin du nid !!), je me force un peu… pour créer l’ambiance, je passe du temps en cuisine !
Au final, je suis en général assez contente de m’être forcée… 🙂 Continuer la lecture

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Verrine de la mer – saumon, crevette, avocat et pamplemousse

Petite recette toute bête préparée pour les fêtes l’an dernier, jamais postée… Ca tombe bien pour cette année, parce qu’en général je ne prépare pas mes repas de fêtes avant les fêtes (enfin, en général… JAMAIS !!)
C’est le moment ou jamais de sortir de ton placard poussièreux, ma cocotte !! Continuer la lecture

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Chataigne, noix et noisettes… à vos recettes !

Comment refuser une invitation à un atelier gourmand, avec Michel Portos en prime, autour des produits qui sont les stars du concours de l’automne : »chataigne, noix et noisettes » ??? (je vous pose la question ?)

J’ai dit oui… bien entendu !

Grâce à 750 grammes (chef Damien et son frère J.Baptiste), l’Aapra (l’Association Aquitaine de Promotion Agroalimentaire) et le Quai des Saveurs, encore une soirée bien gourmande et agréable m’attendait, pour le lancement du grand concours autour des produits gourmands de la région Aquitaine…

Attention mesdames et messieurs, pour notre plus grand bonheur officiaient aux fourneaux: Vincent Poussard, (le chef du Quai des Saveurs) Michel Portos (du St James à Bouliac, j’ai envie de dire de THE St James ! ) et Stéphane Augé (Meilleur Ouvrier de France glacier).

La chataigne volume 1
Recette ultra-fondante de Vincent Poussard

Petite mise en bouche de pure gourmandise : cappucino de chataigne

– au fond de la verrine : une gelée aux cèpes. Juste gelifiée à point, encore tremblotante d’émotions, et pas trop compacte… un goût terrible, relevé au bouillon de volaille.

– un velouté de chataigne au foie gras

– la touche tip-top : un tourbillon de crème fouettée, glacé, puis saupoudré de piment d’Espelette.

– la paille pour siroter le velouté: un macaroni géant, que l’on coupe à volonté, et dont le nom m’échappe…

Au final : une gelée qui fond doucement au contact du velouté chaud, un velouté doux et bien relevé, un tourbillon de crème qui fond également…

Miam miam, un pur régal, toutes ces saveurs se lient à merveille bien entendu… Je me suis resservie un coup, vous auriez fait comme moi !
🙂 Une idée simple mais TERRIFIC et originale… tout ce qu’on aime…
Une « hola » pour Vincent Poussard qui nous a régalé(e)s et qui en prime est assez marrant !

La noix et la noisette volume 1
Recette de Michel Portos (the Chef in red)

Sole en chapelure de noisette

– de merveilleux filets de sole, panés selon une technique dont je vous reparlerai très bientôt je pense !
La chapelure est faite de noix et noisettes torréfiées, pain de mie et beurre (heu… pas mal de beurre ! :-))

– une poêlée de légumes d’automne : choux de bruxelles (blanchis quelques secondes à l’eau bouillante), carottes, cèpes, cerfeuil tubéreux.

– une mousseline de potimarron.

– quelques gouttes de réduction de vinaigre de Xérès et vin de noix

– quelques gouttes d’huile d’olive.

Désolée de ne pas être plus précise, je ne peux pas boire les paroles d’un chef et noter en même temps…
lol, oui je sais je suis trop influençable…

La chataigne volume 2

Tout simplement de délicieuses chataignes grillées … De beaux produits offerts par un producteur de chataignes, un monsieur très gentil et passionné par son produit, dont je ne me rappelle pas le nom, à mon grand dam, et qui m’a pourtant expliqué la différence entre marron et chataigne de façon très pédagogique !

La chataigne : à l’intérieur de la coque brune, des petites parois séparent le fruit en deux ou trois morceaux

Le marron: à l’intérieur de la coque, un seul fruit bien rond, pas de petite paroi… c’est celui-là qu’on utilise pour les marrons glacés !

Chataigne, noisette et noix : volume 3
Les glaces de Stéphane Augé – j’ai envie de dire THE glaces…

Décadence…
Et pourtant je n’aime pas tellement les glaces à la base !!

Mais bon, avec des glaces de ce genre, on ne peut que se rendre à l’évidence…
– une glace aux noix, et morceaux de noix caramélisées… je fonds
– une glace à la chataigne, avec des morceaux de marrons glacés… je craque
– une glace aux noisettes et nougatine… JE DEFAILLE

Dire qu’il y a des hommes capables de faire ça, et moi j’ai épousé un vendeur de voitures… (soupir)
lol

Bref, un moment exceptionnel, et qui me donne envie de vite me mettre à mes fourneaux et de réaliser moi aussi une recette avec un de ces produits ultra-gourmands !
Les modalités du concours sont ici  (clic)!
Petit détail… le gagnant remportera un dîner pour 4 au St James !
Enfin ce n’est pas que je me fasse des illusions !! lol

MILLE MERCI en tous les cas à tous ceux et celles qui ont permis cet atelier et qui ont fait que j’y sois lol !!! 🙂

Et aussi merci à mes  copines qui m’ont (encore !!) prêté leurs photos…

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Sauté de veau aux olives et à la coriandre

Petite recette de vacances… Pas prise de tête, on met dans la cocotte, on laisse mijoter… Si on oublie de manger à midi, c’est encore mieux, ça sera plus moelleux…
C’est bon de farnienter…

Sauté de veau aux olives et aux feuilles de coriandre
400g de veau (des morceaux pris dans le collier) – 1 gousse d’ail – 1 oignon 1/2 – 4 belles tomates bien mûres – 2 poignées d’olives vertes – 20 cl de vin blanc – 1l de bouillon de volaille – une grosse poignée de coriandre fraîche – 1 cuillère à soupe de maïzena – sel, poivre, un peu de sucre – 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

– Emincer finement les oignons, dégermer et écraser la gousse d’ail.
– Dans une cocotte, mettre à chauffer l’huile d’olive.
– Faire dorer les oignons ainsi que l’ail écrasé.
– Ajouter les morceaux de veau et les laisser 5 minutes afin qu’ils soient bien dorés.
– Saler, poivrer, puis déglacer en versant le vin blanc (pour ceux qui se demandent comment déglacer, en fait le terme signifie que l’on décolle les sucs de cuissons du fond du plat, en versant un liquide dessus… Donc, en versant le vin blanc, vous déglacez ! C’est tout bête…  :-))
– Laisser réduire le vin blanc 5 minutes, puis ajouter les tomates coupées en dés, le sucre et bien mélanger (j’ajoute toujours du sucre quand je cuisine des tomates en sauce, pour éviter le petit côté acide qu’elles donnent aux plats).
– Compléter avec le bouillon de volaille, jusqu’à ce que la viande trempe complètement dans la sauce.
– Verser les olives, mélanger, puis laisser prendre un gros bouillon (jusqu’à ce que la sauce fasse des grosses bulles).
– Couvrir, et laisser mijoter sur feu doux pendant une bonne heure.
– Dix minutes avant de servir, prélever un peu de sauce dans une tasse, y ajouter la maïzena et mélanger jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
– Ajouter le mélanger à la viande, puis ajouter la coriandre fraîche émincée.
– Laisser mijoter encore 5 minutes à découvert, jusqu’au moment de servir. La maïzena permet d’épaissir un peu la sauce, afin qu’elle nappe bien les morceaux de viande.

Et voilà ! 

Remarque: en ajoutant la coriandre à la fin de la cuisson, elle gardera toute sa puissance et sa tonicité. Si vous préférez un goût plus subtil et moins… coriandé ! (lol), mettez la coriandre avant de laisser mijoter une heure. Elle perdra de sa force, sa saveur sera plus subtile mais se mêlera mieux au reste des saveurs.

Servir avec des pâtes, et déguster entre amis, avec une belle tombée de parmesan fraîchement râpé…

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Yaourts vanille, citron et érable – Le pacte anti-surimi

 

Il y a quelques temps Audrey s’insurgeait contre la composition des yaourts du commerce, et disait qu’il valait mieux les faire soi-même.
J’ai sauté sur l’occaz pour lui proposer un deal: « J’achète une yaourtière, et toi tu n’achètes plus de surimi! » (ça se passe dans les commentaires)

Elle a accepté le deal, donc voici mes yaourts ! (depuis je flique ses bentos et entrées diverses, lol, mais pas besoin apparemment car elle s’y tient !).

J’entends déjà certains me dire: « On le sait, que c’est de la merde, mais on aime ça quand même, après tout on fait ce qu’on veut« .
Loin de moi l’idée de jouer les empêcheurs de tourner en rond, moi quand je me grille une cigarette occasionnelle loin de toutes bronches de non-fumeurs j’ai horreur qu’on me dise « C’est pas bon pour ta santé, gnagnagna… » Continuer la lecture

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Navarin d’agneau

J’adore l’agneau. D’ailleurs, chez nous tout le monde l’adore.

Un jour cependant ma grande a réalisé le lien qui unissait l’adorable petit animal croisé lors d’une sortie scolaire dans une ferme et le bout de viande fondant qui était dans son assiette. Merci les maîtresses, c’est malin franchement, d’emmener les gosses à la ferme… Plus moyen de manger une chipolata sans qu’elle vous sorte: « Ca me rappelle Spartacus, le cochon rigolo qui couinait quand on lui faisait une caresse... »
Depuis, à chaque fois que je cuisine de l’agneau, je sens la crise d’indépendance nous frôler de son aile… Le père de famille, autrement nommé Doudou, n’est pas d’une grande aide puisqu’à chaque fois que notre petite commence à prendre une tête désolée, il se met à bêler comme un idiot…

Je me demande s’il ne va pas la rendre végétarienne, à force, cet ahuri… Continuer la lecture

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