Perles de tapioca au lait de coco et bananes

Pour ce dimanche soir, une recette toute simple, rapide, mais riche de souvenirs…
Donnez-moi une cuillerée de ce dessert, et je revois la cuisine de ma grand-mère, celle d’il y a 30 ans.

Les desserts asiatiques et indonésiens en particuliers ne sont pas les plus réputés dans le monde, n’est-ce pas. Ils sont souvent gluants, mous, un peu fades pour les palais européens qui goûtent le sucré du macaron, le croquant de la pâte feuilletée et la douceur de la chantilly. Si j’aime la pâtisserie française (surtout lorsqu’elle est subtile et pas trop sucrée), rien ne pourra cependant remplacer les desserts de ma grand-mère… Continuer la lecture

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Rempeyèk indonésiens : beignets croustillants aux lentilles ou cacahuètes

 

Les rempeyeks de ma grand-mère…
Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi cette recette n’était pas encore sur Cuisine Métisse ?
Une petite merveille que certainement peu d’entre vous testeront, contrairement au cake au choco apparemment :-)
Je vous comprends, c’est assez étrange, ces espèces de chips à la farine de riz, avec des lentilles en plus ! Et même avec des cacahuètes, la friture, tout ça…
Pourtant… pourtant ! Si vous saviez comme ces petites choses croustillantes sont bonnes et totalement addictives ! Leur délicieux goût de graine de coriandre fraîchement écrasée, et celui de la lentille, si subtil, que j’adore…
Quand les Zoreils y goûtent, ils n’ont plus qu’à manger dans la main de ma grand-mère :-D

Mon Doudou, comme tous les grands Zoreils de la famille (eh oui, nous avons toutes épousé des métro !!! :-) ), ne fait pas exception à la règle. A Nouméa, la scène est devenu presqu’un rituel.
Alors qu’il a bien vu que le bocal de rempeyek est vide, il demande d’un air innocent « Mémé, il reste des rempeyek ? »
Et le plus grand plaisir de ma grand-mère, c’est de lui dire « Mais oui, bien sûr ! Regarde, mon petit fils, prend la place dans le canapé, là, la télécommande est là, mémé t’emmène des rempeyek. Tu veux une bière, aussi ? »

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Ondé ondé – gâteau de soja frit aux graines de sésame

Le métissage, c’est beau.
Mais au fil des générations, ça peut se perdre.
Ca me rend assez perplexe de me dire parfois que mes petits enfants ne me ressembleront sûrement pas, qu’ils n’auront pas du tout mes traits indonésiens, ceux de ma mère et de ma grand-mère. A moins qu’elles n’épousent un indonésien ? Vu leur grand amour pour Zac Efron ou Robert Pattinson, j’ai quelques doutes à ce sujet… :o )

Quoi qu’il arrive, pour que mes filles gardent leurs racines maternelles bien ancrées et qu’elles les partagent avec leurs propres enfants quand leur tour viendra, j’ai développé une stratégie très fine et très simple : les rendre ACCRO aux recettes de ma mémé. Ainsi elles ne pourront plus s’en passer et n’auront d’autre alternative que de marcher dans mes pas et de cuisiner ces merveilles pour leur mari et enfants (on n’en est pas là, j’espère avoir une bonne quinzaine d’années pour peaufiner le plan diabolique !! ;-) )

Ces petites boules de sésame sont une douceur chinoise à l’origine, car la cuisine indonésienne a souvent été influencée par la cuisine chinoise. En Nouvelle Calédonie, tout le monde est friand de ces petites boules dorées – chinois, indonésiens, vietnamiens, kanak, caledoches, zoreils en vacances… Leur secret est gardé de façon plutôt farouche, moi-même j’ai longtemps eu du mal à obtenir de belles boules dorées, non craquelées, voire explosées !

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Lemper – bouchées indonésiennes au riz gluant et au boeuf au coco

 

Les lempers de ma mémé…

L’accent dans sa voix. L’odeur dans sa cuisine. Le parfum sur ses robes en batik. Les chansons javanaises qu’elle chante à mes enfants, comme elle me les chantait il y a longtemps. Toutes ces bonnes choses qui me font penser « Sois tranquille, souffle. Tu es chez toi« . Envie de poser ma tête sur ses genoux accueillants et de l’écouter fredonner.

Kaplo ame ame
Dalam kutu kutu
Siang makan nasi
Sore minum teh teh!

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Curry d’agneau au coco

En ce moment je cuisine plus vite que mon ombre, et avec ce que je peux trouver au fin fond de mes placards et/ou de mon congelo… Pas de grande cuisine par ici pour les jours à venir, donc, mais bienvenue à tous les stressés du bulbe qui veulent passer à table en moins de 15 minutes!
Petite recette vite faite bien faite… que je dédicace à madame « Je-me-choppe-une-coqueluche-pile-au-bon-moment-pour-être-en-vacances-une-semaine-avant-tout-lemonde!!! » Héhéhé, la pauvre, elle se reconnaîtra…

On mangeait assez peu d’agneau dans la cuisine indonésienne de ma mémé, pourtant cette recette est bel et bien inspirée des rendangs de boeuf qu’elle nous mitonnait, cuisinés au lait de coco et mijotés longuement, patiemment, avec amour… Continuer la lecture

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Bahmi goreng – nouilles sautées à l’Indonésienne et atelier Conforexpo!

Une recette de mon enfance, que j’ai préparée pour Conforexpo, vendredi dernier. Que dire à propos de cet atelier qui n’ait déjà été dit?

Des rencontres avec des bloggueuses… et un bloggueur! Maïlys (heureusement qu’elle était là pour faire fonctionner la plaque vitro-céramique, car moi, trop habituée à mon Wok et à mon Méga-Brasier Enflammé, j’ai failli servir du poulet cru à mes convives!!) , Aurély (qui rayonne malgré son gros manque de soleil), Nathalie venue de Nantes pour jouer les reporters (limite paparazzi parfois! :-) ), Babali (qui est très fort en brocolis! :-) )…

Des moments rigolos, quand trois secouristes arrivent en renfort, gants aux mains, perf’ prêtes, et moi qui montre avec confusion mon index enveloppé dans un pansement Urgo (oups, désolée m’sieurs dames, on dirait que je ne vais pas perdre mon bras aujourd’hui)… Continuer la lecture

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Mon famous Riz au Coco

Vous avez été nombreux à vous soucier de mon pauvre Doudou qui ne sais pas qu’une pomme de terre ne se mange pas crue… Ne vous inquiétez pas, je lui prépare un petit programme personnalisé, qui inclura l’apprentissage de gestes techniques tel que: le plantage de couteau dans la patate pour en vérifier la tendreté, le minutage de la cuisson, le goûtage du bout des dents (en cas de doute extrême…)

Déformation professionnelle, je ne peux pas le laisser comme ça, le pauvre (et surtout, je ne peux pas prendre le risque qu’il me serve une nouvelle fois un gratin aux patates crues !!! :-D )

Alors comme j’ai la fibre pédagogique aujourd’hui, et pour m’ôter tout scrupule de blogguer au lieu de faire mes (vraies) preps de classe, voici une petite  leçon de riz en marmite (aussi appelée Rice Cooker)… 

Et avec ça, parce que vous le valez bien, la recette de mon FAMOUS RIZ AU COCO, que tout le monde, même ceux qui n’aiment pas le riz, se met à aimer!!

Ce riz est une institution familiale, c’est le riz dont l’odeur fait chavirer mon coeur, qui me fait me sentir chez moi partout où ses effluves se répandent… celui qui réussirait presque à me faire pleurer d’émotion !!! (ahaha, comme d’hab j’en fais des tonnes ! :-) )

Leçon en images !

  

Cuisson du riz au rice cooker
Pour environ 6 personnes.

- Verser environ 400 g de riz dans la marmite.
- Rincer le riz à l’eau claire, jeter l’eau de rinçage et recommencer jusqu’à ce que l’eau soit transparente, et plus troublée par l’amidon (ceci afin d’éviter que le riz ne soit trop collant).
- Verser le double du volume de riz d’eau (soit environ 800g d’eau).
- Brancher, et attendre que ce soit cuit!

Personnellement (et au même titre que des générations de femmes indonésiennes avant moi), je pratique la technique très pointue du « mesurage par les doigts »… Les photos parlent mieux que les mots…

Technique ancestrale de mesurage par les doigts :
- Verser le riz, le rincer, aplanir.
- Mesurer la hauteur du riz avec l’index (faire un repère du niveau à l’aide du majeur)
- Poser l’index SUR le riz, et compléter d’eau jusqu’à la marque repère faite par le majeur (attention à l’eau traîtresse qui creuse le riz et vous fausse totalement le niveau! Penser à aplanir à chaque fois avant mesurage).
(je vous l’avais dit, que ce serait pédagogique…)

Famous Riz au Coco (recette pour marmite à riz, mais adaptable à une cuisson à la casserole, sur feu très doux, et à couvert)

- Procéder comme pour le riz classique: rincer, aplanir (utiliser de préférence du riz thaï, d’une récolte pas trop jeune, qui sera moins gorgé d’eau) (spéciale dédicace à Issa et Jo! :-) ).
- Verser 400ml de lait de coco, en boîte ou mieux, du lait de coco frais fait par vos petites mains (
recette ici clic !).
- Compléter d’eau en utilisant la « technique du doigt ».
- Saler légèrement (ou pas selon les goûts!).
- Brancher, et laisser cuire.

Et voilà!

On peut aussi mettre plus de lait de coco et moins d’eau si on le souhaite, le tout est de toujours bien respecter le niveau de liquide par rapport au riz (soit toujours deux volumes de liquide pour un volume de riz). Attention au riz récolté pendant l’année en cours, c’est un riz qui nécessite moins d’eau, car il est encore très frais…
On peut également enrichir ce riz de noix de coco râpée…

Franchement, avec ce riz là, quand je soulève le couvercle et que j’hume les parfums qui s’échappent, j’ai le coeur qui bat plus fort… (lol, j’en fais des tonnes, comme d’hab’).

Je ne résiste pas à la photo de ma marmite à riz, offerte il y a maintenant 13 ans par ma petite mémé, achetée au Chinatown de Nouméa lors d’un voyage juste avant que je n’entre à la fac (et interdit de rire!! marmite sacrée…)
Je m’installais dans mon premier appart, et quand ma grand-mère a su que je n’avais pas de marmite à riz, son sang n’a fait qu’un tour!!
A l’époque, je la trouvais « fin moche!! Awa!! la hââânte!! », avec les fleurs, c’t'affiche!! je l’aurais préférée toute blanche, de la marque Kapok, la meilleure! Mais Mémé ne gaspille jamais ses sous pour des choses aussi futiles que la marque, elle disait que celle-ci serait très bien (et elle avait raison, comme toujours…:-))
Je ne vous dit pas la tête des douaniers caledoches à l’aéroport de la Tontouta quand ils ont trouvé mes chaussettes rangées dans la marmite… Je me rappelle avoir marmonné avec embarras: « Cadeau de mémé… » , et ça a eu l’air de les faire beaucoup rire!
Mémé, tu vois, elle est costaude, même si c’est pas une Kapok: depuis treize ans, pas une semaine sans que je ne m’en serve!! :-)

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