Soupe aigre douce aux petits légumes

Comment ça, la soupe c’est pour l’hiver ? Pas du tout, surtout si on met dedans des petites asperges vertes encore un peu croquantes et des petites tomates cerises acidulées et fraîches.
De toute façon en ce moment j’ai l’esprit de contradiction.
En tout cas encore plus développé que d’habitude…
(Doudou : « Ouais, et d’habitude c’est déjà pas un cadeau ! »
Moi : « Hé mais attends, qui t’a demandé ce que tu en pensais ? C’est mon blog, sors ! Merci ! »
Doudou : sourire entendu et silencieux qui m’énerve encore plus)
D’abord, on a le droit de temps en temps de ne pas avoir envie des mêmes choses que les autres, quand même ! Et on a aussi le droit de ne pas toujours savoir soi-même ce dont on a vraiment envie !
Enfin…
Vous voyez dans quel état d’esprit je suis en ce moment ? Ça nous arrive à tous, n’est-ce pas ? Dans ces cas-là, de bons petits plats, du temps pour mettre tout ce qui va trop vite en pause, et surtout on se fait plaisir dès qu’on peut et on fait comme on veut !
Donc, j’avais envie de manger une bonne soupe , et il y a encore de belles asperges.
Alors c’est parti pour une soupe !

Cette soupe-là nous emmène (une fois de plus) vers l’Asie et ses saveurs que j’aime tant. Poivre du Sichuan, coriandre, basilic thaï, citronnelle… miaaaaam. Décidément, on ne change pas les associations qui gagnent !

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Lumpias – rouleaux indonésiens frits aux légumes

Le lumpia est bien entendu un plat de mon enfance. Un de ces plats qui me font instantanément perdre 30 ans (j’ai failli écrire 20, mais nom d’un petit nem… c’est bien 30, en fait ^^), et me ramènent direct dans le salon de mes grands-parents. J’ai 7 ans, je mange avec les doigts et je trempe mon petit beignet tout chaud dans la sauce, sous le regard de ma mémé qui ne sera satisfaite que quand on aura vidé le plat.
Aujourd’hui encore, elle adore me préparer ces petits délices. Mais j’avoue, elle a une demi-seconde de résignation qui passe dans ses yeux quand je les lui réclame. C’est que le lumpia se mérite.

Surtout celui de ma grand-mère, qu’elle ne confectionne pas avec des feuilles toutes prêtes (types feuilles à pâté impérial), mais avec des crêpes très fines et nature, qu’elle prépare elle-même.

Quand le besoin du pays natal est trop grand, quand l’envie de revoir mes proches est trop forte et me fait mal au ventre, je prépare des lumpias. Je prends le temps, je fais mes crêpes, puis ma farce, puis je roule, puis je fris. C’est long, mais c’est si bon. Et quand je lui envoie la photo de mon butin, je sais qu’elle est fière, et qu’elle se dit « C’est ma petite fille, ça… » <3

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Tom Kha Kaï – soupe thaï de poulet et lait de coco


On m’a fait ce reproche, il n’y a pas longtemps : « Tu veux toujours trop en faire, tu as trop de projets, c’est épuisant ! » Moi j’ai répondu « Ben si tu te sortais les doigts du » (oh la non, faut pas dire ça, c’est malpoli) j’ai répondu :  » Ben si ça te fait plaisir de croire que c’est de ma faute si toi tu en fais si peu, libre à toi petit minus mon grand. »
Ce n’est pas bien, je sais, d’être si peu patiente.
Figurez-vous que j’aspire à plus de zen que ça !
(Vous avez compris qu’aujourd’hui il allait y avoir une petite digression, alors si vous voulez, passez de suite à la recette ^^)

Bon, cette fois-là c’était une critique un peu gratuite et fort peu intéressante, mais même mes amis me le disent, après quelques verres de vin rouge : « Véro, arrête donc de courir tout le temps après on ne sait quoi, comme ça, et va voir un psy« .
Enfin, à cause de l’alcool ils articulent un peu moins bien que ça, ça donne plutôt « Vé’oooo ! arrrrrrète un peuh de cou’i’ t’l'temps… etc » mais je les comprends  (rapport au vin rouge que je bois aussi).
Bon d’abord, j’ai pas besoin d’un psy, puisque j’ai un blog ! HaHAHAH, la bonne blague… (nan, mais en fait, sérieusement ^^) Continuer la lecture

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Gyôza – ravioli grillés japonais

C’est étonnant comme plus je voyage, et plus j’ai envie de voyager. Plus je pars, et plus mon envie de repartir est grande.
Peut-être qu’il ne faudrait jamais commencer.
Ceci aurait pu être un « billet pour ailleurs », presque.
Parce que ce n’était peut-être pas mes premiers gyôza, mais ceux que j’ai mangés à Tokyo étaient tellement excellents qu’ils m’ont vraiment décidée à me lancer dans leur confection.

On en trouve de plus en plus dans certains restos japonais à Bordeaux, mais c’est tellement peu onéreux et simple à faire que c’est vraiment dommage de dépenser trop d’argent dans des restaurants !
Rien de bien compliqué, vraiment : une farce avec peu d’ingrédients (beaucoup de sauces qui sortent du placard) un pliage deux fois plus rapide que celui d’un nem. Les gyôza sont d’origine chinoise, mais le type de cuisson et la présentation sont vraiment japonais.
Depuis que je suis rentrée je n’arrête plus d’en manger !

Gyôza – ravioli grillés au porc et au chou

1 paquet de feuille wonton (feuilles à ravioli chinois), sauf si vous préférez préparer vos feuilles de ravioli vous-même ! :-) – 200g de porc dégraissé (une fois j’ai carrément utilisé une moitié de filet mignon qu’il me restait au congel) – un petit morceau de chou vert émincé finement (environ 1/8 de chou) – une poignée de ciboule émincée – 1 dé de gingembre râpé – une gousse d’ail écrasée – fécule de pomme de terre – sucre en poudre – huile de sésame, sauce soja (Kikkoman), sauce d’huître, saké de cuisine, sucre et poivre

- Hacher le porc.
- Préparer la farce en mélangeant le porc, la ciboule, le chou.
- Assaisonner avec : 1 cuillère à soupe d’huile de sésame, 1 cuillère à soupe de sauce d’huître, 1 cuillère à soupe de sauce soja, 1 cuillère à soupe de saké, du poivre (pas besoin de sel à cause de la sauce soja !).
- Ajouter 1 cuillère à soupe de fécule de pomme de terre ou maïzena afin de lier la farce.

- Couper les extrémités des feuilles de ravioli de façon à obtenir des cercles.
- Préparer un plat pour entreposer les gyôza : le saupoudrer de farine.
- Disposer un peu de farce au coeur du cercle, et avec les doigts mouillés, refermer en pinçant les bords. Faire des plis d’un seul côté de la feuille, de façon à obtenir une demi-lune arrondie.

 


- Lorsque tous les gyôza sont pliés, faire chauffer un peu d’huile d’arachide au fond d’une poêle (juste assez pour napper légèrement la poêle).
- Disposer les gyoza en cercles concentriques ou en colonnes.
- Laisser les gyôza griller et dorer 5 minutes.
- Puis, verser un bol d’eau dans la poêle, et couvrir : la vapeur d’eau finira la cuisson des ravioli.
- Lorsque toute l’eau est absorbée, au bout d’environ 10 minutes, vérifier la cuisson en pinçant un bord de ravioli : il doit être bien tendre, moelleux. Si ce n’est pas le cas, rajouter un peu d’eau, couvrir et poursuivre la cuisson.

- Sortir les gyôza à l’aide d’une spatule plate, les retourner sur l’assiette de présentation afin de présenter leur joli côté tout doré et croustillant.

- Servir avec une petite sauce faite avec : de la sauce soja, une pointe de vinaigre de riz et une pointe d’huile de sésame.
Et voilà !!!

Se régaler, car vraiment, il n’y a pas d’autre façon de manger ces petites choses-là…


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Bo Bun – salade vietnamienne de crudités, vermicelles de riz, boeuf au curry et nems

Bon, ça y est, la série New York a pris fin, c’est le retour des recettes !!!

Pour retrouver l’ambiance « métisse » qui manquait un peu par ici ces derniers temps, je balance la Bo Bun !

Hmmmm, la Bo Bun, c’est LA salade vietnamienne qui est tellement pleine de bonnes choses qu’on se demande si oui ou non ça vaut le coup de manger une salade (je parle pour les dames qui sont au régime à cette période de l’année, bien sûr).

Bonne chose numéro 1 : les nems. Les nems, c’est ce que j’aime le plus au monde, je crois. Un nem c’est chaud, croustillant, c’est le paradis.
Bonne chose numéro 2 : le boeuf mariné avec un peu de curry et des petits oignons. Je ne suis pas une viandarde, mais quand même, qu’est-ce que c’est bon.
Bonne chose numéro 3 : les petits légumes croquants, avec de la menthe et de la bonne sauce pour nems.

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Bouchée fraîcheur – miettes de poulet à la mode thaï, sur toast de concombre

Et voilà le dernier volet de la trilogie: « Bouchées d’Asie », réalisées pour Conforexpo 2009. Une petite bouchée alliant moelleux et croquant, douceur du concombre et caractère de la cacahuète.

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Salade de crevettes aux mille parfums

 

Je n’avais pas prévu le « passage au pré-ado » collectif qui m’attendait en prenant la classe des CM1-CM2…
En début d’année, un CM2 c’est presqu’encore un CM1. Autant dire un petit. Et puis là, retour des vacances de printemps, et va savoir… Le printemps qui les fait bourgeonner ? Les dossiers de demandes au collège qui circulent ? L’idée de la classe verte de trois jours qui approche à grand pas ?
Et ça ricane, et ça chuchote en me regardant en coin, et ça glousse. Mais surtout, ça n’a plus du tout l’air impressionné quand maîtresse lève un sourcil courroucé… Ca sourit en prenant un air rebelle quand je réprimande.
- Samuel, tu trouves ça drôle ?
- Hein ? Non maîtresse…

- Alors pourquoi est-ce que tu souris ?
- Mais je ne souris pas !

Bon sang de bois, mais si, ça le fait sourire ce chameau. Je lance un dernier froncement de sourcil pétrificateur, qui marche encore tout de même. Puis je tourne le dos, sachant très bien qu’un quart de seconde plus tard il se tournera vers ses copains en souriant à nouveau. Mais que puis-je faire contre la force de leur insouciante enfance ?

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