Entrecôte sauce foie gras, truffe du Périgord, girolles sautées et pommes de terre à la sarladaise

Que c’est bête, de vieillir, mais que c’est bête.
Prenez mon appétit, par exemple.

Il y a dix ans, à Noël, je préparais un apéro, une entrée de poisson, une entrée de foie gras, un plat, un plateau de fromages et un dessert. Normal, quoi, Noël ! Et faites-moi confiance, ça nous prenait toute la soirée, mais je ne loupais aucune étape au moment de déguster ! Je me resservais, je sauçais, ce qui impliquait qu’en plus je mangeais du pain ! Une fois toutes ces victuailles englouties il m’arrivait même d’avoir une petite faim de chocolat au moment du café. Doudou disait « Mais non, t’as pas faim, c’est de la gourmandise. » Mais moi, je savais : j’avais encore une petite faim.
Un gouffre sans fond, une santé d’enfer.  Continuer la lecture

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Vive les p’tits apéros – Tome 10 : involtini au fromage frais, fig’o'brebis

Alors qu’on soit bien clairs : je ne suis pas, mais alors PAS DU TOUT d’accord avec ce qui est en train d’arriver. Petit à petit, les choses se dégradent, et personne ne dit rien, tout le monde trouve ça normal… L’indifférence générale, c’est le pire quand j’y pense. Je suis vraiment choquée…

Je vais avoir trente-cinq ans !
Non mais QU’EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE, ça, s’il vous plaît ?
Et tout le monde trouve ça normal !!! Tout le monde me dit « Ah, ben moi j’en ai bientôt quarante/cinquante, alors, hein…« , ou encore « Bah, c’est pas grave, tu les fais pas« …
ENCORE HEUREUX que je les fais pas !!!
OK, je suis maman, épanouie, je me sens mieux dans ma peau que quand j’avais 25 ans,  blablabla… Mais trente-cinq ans, c’est NIET, ok ? Continuer la lecture

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Charlotte poire-caramel

Encore un billet ! Trois en trois jours quand même… Vous vous dites « Mais elle est malade ? » No baby, I’m ON FiRE !!!

Encore une recette de fêtes ! Ca peut toujours vous servir pour le réveillon du 31… pour l’année prochaine… pour l’anniversaire de belle-maman (si avec ça elle ne pense pas que vous êtes la nénette idéale pour son fils, c’est qu’elle est de mauvaise foi ^^). La poire et le caramel sont deux saveurs que j’ai toujours particulièrement aimées, de même que l’association pommes-caramel. D’habitude, j’achète chez mon boulanger un entremet caramel et poire sous forme de gâteau individuel, de gros gâteau « collectif » ou de bûche quand viennent les fêtes. Cette année j’avais envie de faire mon dessert moi-même toute seule comme une grande. « J’ai envie, j’ai envie, j’ai envie-HEU ! » Mais pas la moindre idée ne venait ! J’ai fini par trouver au tout dernier moment, en feuilletant le matin du 24 un vieux « Saveurs » de décembre 2009. Continuer la lecture

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Dinde des mille et une nuits – beurre de coriandre et farce aux fruits secs

 

Bon, ben c’était prévisible, vous allez avoir droit à des recettes de fêtes.
Les fêtes, moi, ça me déprime.
Sûrement parce que ma famille est loin, et que je n’ai pas fêté Noël avec eux depuis… ohlala, je préfère ne pas compter…

Heureusement, il y a les enfants.

Doudou, lui, les fêtes, ça ne lui fait ni chaud ni froid. Il aurait tendance à expédier tout ça d’un coup de couteau à beurre : « Ohlala, un coup de foie gras, une bûche chez le boulanger, et c’est bon. » Si je l’écoutais, on ouvrirait même les cadeaux à minuit, comme ils faisaient chez ses parents.
Je lutte de toutes mes forces pour garder la magie que je ressentais quand j’étais môme et la faire ressentir à mes filles : une belle table, un menu un peu élaboré, où j’essaie au maximum de tout faire moi-même, de la musique pour danser entre les plats. Mes filles donnent un coup de main en cuisine (de mieux en mieux il faut dire !), on se fait belles et on se met des paillettes avant de prendre l’apéro, on joue à « Time’s Up », on danse le zouk.  A minuit moins le quart, les enfants doivent être au lit, on ne sait jamais pour le coup du marchand de sable…
Voilà, Noël, quoi.  Continuer la lecture

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Un dessert tout simple pour les fêtes – Brioche perdue aux fruits

Vous êtes comme moi, catastrophés à l’idée de devoir préparer un joli dessert pour les fêtes (genre demain !!!) ? J’aime bien pâtisser, mais il me faut une dose de courage pour m’y mettre…  C’est un tel ramdam à chaque fois – et la liste de courses, et les proportions, et il faut peser, et ça prend des heures !!!

Avec ce dessert, point de tout cela !
Alors on pourrait penser, dit comme ça vite fait, que du pain perdu en dessert, ça ne fait pas très fête. Mais franchement, en choisissant bien quelques jolis fruits aux couleurs vives et contrastées, on obtient en deux coups de cuillères à sucre un petit dessert très gourmand et qui fait plutôt honneur à votre table de Noël.
Bon, cette assiette-là, je l’ai préparée pour un brunch avec des copains, et c’est aussi parfait pour une telle occasion.

Je résume : c’est joli, c’est bon, c’est facile et c’est rapide. En plus ça ne revient pas cher.
Voilà, tout est dit. :-)

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Médaillons de veau flambés à l’Armagnac et flan de haricots verts

Suite et fin du repas du réveillon, à la demande génrale de Pitite Sandra ! :-)


A la maison nous mangeons rarement du veau. Je trouve cette petite bestiole tellement mignonne… C’est comme l’agneau.
Pourquoi est-ce que les viandes les meilleures sont toujours celles de bébés animaux ??? Remarque, c’est valable aussi chez les humains, j’aurais volontiers croqué les fesses de mes filles lorsqu’elles sentaient le Mustella et qu’elles étaient bien grassouillettes. Avec les adultes, ça me le fait moins…

(Quelle horreur, ce préambule !!! mdr
Je vais encore avoir des messages outrés de végétariens, et ils auront raison… Je tends le bâton, hein…)

Bon, vraiment très classique ce plat de réveillon. J’ai tendance à être comme ça pendant les fêtes. Visez un peu l’assiette de mariage !!! J’avais vraiment des goûts de m**de, à 23 ans. (Comment ça, t’avais des goûts de m**de ???? Meuh non, Doudou, je dis pas ça pour toi !!! Si je t’ai épousé, hein… :-) ).

J’essaie de casser une assiette par-ci par-là, mais c’est pas évident de le faire sans me griller :-)

Médaillons de veau flambés à l’Armagnac
Pour 4 personnes

- un beau rôti de veau pris dans le filet (environ 500g) – 15 cl d’Armagnac – 100g de girolles (encore elles, je les adore !:-)) – 20 cl de crème liquide

- Sortir la viande du réfrigérateur une demi-heure avant de la cuire.
- Couper le rôti en 4 beaux médaillons, ôter la barde et les fils (et non pas le barde !!! :-) ).
- Dans une grande poêle anti-adhésive, faire chauffer une fine tranche de beurre additionnée d’une lichette d’huile d’olive.
- Saisir les médaillons, 3 minutes de chaque côté, sur feu bien fort, pour qu’ils soient bien dorés.
- Ajouter les girolles bien nettoyées dans la poêle, toujours sur feu fort, et les faire sauter une minute.
- Saler, poivrer les médaillons et les champignons.
- Verser l’Armagnac sur la viande, laisser l’alcool se « réchauffer » quelques secondes puis flamber. Attention, éteignez la soufflerie de la hotte pour faire ça, on ne sait jamais !! 

- Ajouter la crème liquide, mélanger puis laisser cuire doucement à couvert, une dizaine de minutes, selon la façon dont vous aimez votre veau (à peine rosé pour nous).
- Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Flan de haricots verts
Pour 4 flans (taille mini-cakes ou muffins)

- 200g de haricots verts CUITS – 2 oeufs – 10cl de crème liquide – sel, poivre
(Bon, je pense qu’on est bons, mais je ne suis plus trop sûre des quantités… les ai pas notées tout de suite… trop bu de champagne à la fraise je crois…)

J’ai pris le soin d’écrire en gras « cuits », car la première fois, j’ai essayé avec des haricots verts crus, des jolis petits mignons de mon potager qui attendaient gentiment dans le congel’. Ben c’était pas bon du tout !!! Précuits, donc, les haricots !

- Préchauffer le four à 200° (thermostat 7).Dans le four, disposer un plat rempli à moitié d’eau (vérifier la hauteur des moules utilisés ! :-) ).
- Mixer finement les haricots verts avec la crème.
- Ajouter les deux oeufs entiers et battre cette préparation.
- Poivrer et saler (attention au sel si vous utilisez des haricots en boîte !)
- Répartir la préparation dans les moules, et poser les moules dans le bain-marie.
- Faire cuire de 10 à 15 minutes (selon la taille de vos moules). Le dessus du flan doit être ferme sous le doigt, et les bords se détachent doucement sans coller.
- Démouler délicatement, en essayant de ne pas laisser de bout de flans au fond !

- Dresser : médaillon de veau, flan de haricots verts, paillasson de pomme de terre, sauce au girolles.

Et voilà !
Repas très très inspiré des médaillons de boeuf aux morilles et au marsala de Jamie O, réalisés l’année dernière. Je vous l’ai dit, pendant les fêtes je manque totalement d’originalité !
Ceci dit cette petite variation était très sympa, pour une fois qu’on mangeait du veau, ça l’a vraiment fait !

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Paillassons de pommes de terre et nouveau Petit Kenwood dans ma Kitchen

En général mes copines trouvent que je suis sur-équipée en terme de cuisine. Ma grand-mère a trouvé que mes placards étaient incroyablement débordants, et qu’elle pouvait faire aussi bien avec un wok et trois gamelles (heu, pour les macarons ça m’étonnerait mémé !! :-) )

Et pourtant, pourtant, regardez un peu avec quoi je hachais ma viande, mes oignons, mes avocats… jusqu’à présent :

    

Eh oui, ce bon vieux Babycook, acheté une fortune à la naissance de Louloute #1 (enfin, à l’époque ça m’a semblé être une fortune ! :-) )
Il a servi intensément pour les purées de fruits, puis de légumes, puis de viande et légumes, pour Louloute 1 puis Louloute 2.Depuis plus de dix ans, il me sert à toujours pour le guacamole, hacher le poulet des nems, mes oignons, les herbes,  que sais-je encore ?
Sauf qu’il a comme qui dirait un pète au casque : pour ne pas en mettre partout ma technique consistait à combler le vide avec ma main (ben si on n’est pas manchot c’est pour une bonne raison !). Je songeais VRAIMENT à le remplacer par un vrai robot à couteau, un qui ne sentirait pas le chaud à la moindre escalope de poulet mixée… Et c’est là qu’on m’a offert de recevoir un robot, tout neuf, tout gratuit…

Interloquée : Quoi, un Kenwood, comme ça, pour rien ?
Ma consience : Ah ben attends, faudra quand même que tu fasses un truc sur ton blog, les mecs c’est pas le Père Noël, non plus ! Y sont sympas mais faut pas pousser mamie dans les cactus !
Moi : Ah, ben oui… Et t’en penses quoi, toi, c’est un peu un billet sponsorisé, ça ?!
Ma conscience : Ben oui, et alors, ça fait quoi ?
Moi : Ben ça fait de la pub sur mon blog ! Et j’en voulais pas…
Ma conscience : A la fois, sans ça, tu aurais fini par acheter quoi, comme robot ? Un Kenwood, non ? Pour filer un petit frère à ton Space Robot ?
Moi : Bah… Oui, sûrement…
Ma conscience : B’alors, tu vois ! Sois pas con, et économise 50 euros !

Ben elle a raison… comme d’habitude ! Je ne vais pas cracher dans le Kenwood sous prétexte que ça rend grognon les capitaines Haddock !!! (lol, dédicace à toi et à tes produits de mer et à beurre invraisemblables, mon cher Patoche !!! ^_^)
Surtout que, visez un peu la bête… Qui est capable de dire non à ça, hein, qui ?? lol

   

Et voilà, arrivée du Little Space Robot.
Rest In Peace, my BabycooK, et merci pour les longues années de service.
Je crois bien que je vais quand même te garder, dans un coin… On ne sait jamais ! :-)

Recette pour étrenner mon nouveau Joujou, donc, et merci Rue du Commerce ! (mais siiii, Rue du Commerce !!! Qui vend des ustensiles de cuisine, des robots, de l’électroménager ! En plus, c’est les soldes…)

Paillassons de pommes de terre, tout simples mais bien bons, avec leur bon goût de patate et de beurre

Alors pour cette recette, je préconise la pré-cuisson des pommes de terre râpées. En général les paillassons sont faits avec des patates crues, mais j’y trouve deux inconvénients : la cuisson est assez longue, et quel que soit le temps de cuisson la pomme de terre a toujours une texture pas assez fondante à mes yeux, limite pas assez cuite. Voilà donc ma façon de faire :

- Peler puis râper 500g pommes de terre à chair un peu farineuse (comme l’Agata) avec une râpe à trous assez gros (du genre pas la mandoline qui râpe les carottes toutes fines). Un  jeu d’enfant avec mon Mini-Kenwood (maintenant que je l’ai, j’suis bien contente, plus de scrupules !!! :-) )
- Rincer abondamment pour éliminer un peu l’amidon gluant.
- Dans une grosse casserole d’eau bouillante et salée, faire cuire les pommes de terre râpée 4 à 5 minutes. Elles doivent être à peine cuite, la cuisson se terminera à la poêle.
- Egoutter les pommes de terre et les rincer encore une fois : l’amidon a formé une sorte de liquide visqueux un peu infâme, je ne vous dirai pas à quoi ça m’a fait penser… :-)
- Une fois les pommes de terre bien rincées et égouttées, les sécher un peu avec du sopalin.
- Saler, poivrer, et verser 40g de beurre fondu. Assaisonner avec un peu de noix de muscade râpée, et pourquoi une ou deux épices comme le paprika, le cumin, ou des herbes comme le romarin, la sauge… J’aime bien nature, mais tout est permis !
- Bien mélanger.

- 10 minutes avant de passer à table : faire revenir une belle noisette de beurre dans une grande poêle anti-adhésive. Ne pas hésiter sur la quantité de beurre, y a que ça pour que ce ne soit plus de vulgaires patates mais une accompagnement digne des dieux de l’Olympe ! :-)
- Prélever des petits tas de pommes de terre avec une cuillère à soupe, les diposer dans la poêle et tasser légèrement. Vous pouvez ainsi former 4 jolis galets.
- Laisser bien dorer sur feu pas trop fort pour ne rien brûler.
- Retourner délicatement avec une spatule. Au départ tout menace de s’écrouler et de ne ressembler à rien, mais laisser faire : tasser à nouveau à la cuillère, et laisser cuire.
- Au bout d’une dizaine de minutes, le paillasson prend forme, devient plus solide et croustillant .

Dresser.
Dévorer.

Et voilà !!!
Mes premiers paillassons fondants et croustillants à la fois…
Je les ai servis pour notre repas du réveillon du 31, avec des petits médaillons de filet de veau sauce Armagnac et girolles, et des flans de haricots verts. Heureusement, vers le milieu du repas, mon nez s’est débouché et j’ai pu sentir ce que je mangeais (rapport à ma bronchite asthmatiforme…).

C’aurait été bête… :-)

PS: ouais, la photo est nase… Mais l’idée est là ! :-)

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