Paillassons de pommes de terre et nouveau Petit Kenwood dans ma Kitchen

En général mes copines trouvent que je suis sur-équipée en terme de cuisine. Ma grand-mère a trouvé que mes placards étaient incroyablement débordants, et qu’elle pouvait faire aussi bien avec un wok et trois gamelles (heu, pour les macarons ça m’étonnerait mémé !! :-) )

Et pourtant, pourtant, regardez un peu avec quoi je hachais ma viande, mes oignons, mes avocats… jusque’à présent :

Eh oui, ce bon vieux Babycook, acheté une fortune à la naissance de Louloute #1 (enfin, à l’époque ça m’a semblé être une fortune ! :-) )
Il a servi intensément pour les purées de fruits, puis de légumes, puis de viande et légumes, pour Louloute 1 puis Louloute 2.Depuis plus de dix ans, il me sert à toujours pour le guacamole, hacher le poulet des nems, mes oignons, les herbes,  que sais-je encore ?
Sauf qu’il a comme qui dirait un pète au casque : pour ne pas en mettre partout ma technique consistait à combler le vide avec ma main (ben si on n’est pas manchot c’est pour une bonne raison !). Je songeais VRAIMENT à le remplacer par un vrai robot à couteau, un qui ne sentirait pas le chaud à la moindre escalope de poulet mixée… Et c’est là qu’on m’a offert de recevoir un robot, tout neuf, tout gratuit…


Recette pour étrenner mon nouveau Joujou, donc, et merci Rue du Commerce !

Paillassons de pommes de terre, tout simples mais bien bons, avec leur bon goût de patate et de beurre

Alors pour cette recette, je préconise la pré-cuisson des pommes de terre râpées. En général les paillassons sont faits avec des patates crues, mais j’y trouve deux inconvénients : la cuisson est assez longue, et quel que soit le temps de cuisson la pomme de terre a toujours une texture pas assez fondante à mes yeux, limite pas assez cuite. Voilà donc ma façon de faire :

- Peler puis râper 500g pommes de terre à chair un peu farineuse (comme l’Agata) avec une râpe à trous assez gros (du genre pas la mandoline qui râpe les carottes toutes fines). Un  jeu d’enfant avec mon Mini-Kenwood (maintenant que je l’ai, j’suis bien contente, plus de scrupules !!! :-) )
- Rincer abondamment pour éliminer un peu l’amidon gluant.
- Dans une grosse casserole d’eau bouillante et salée, faire cuire les pommes de terre râpée 4 à 5 minutes. Elles doivent être à peine cuite, la cuisson se terminera à la poêle.
- Egoutter les pommes de terre et les rincer encore une fois : l’amidon a formé une sorte de liquide visqueux un peu infâme, je ne vous dirai pas à quoi ça m’a fait penser… :-)
- Une fois les pommes de terre bien rincées et égouttées, les sécher un peu avec du sopalin.
- Saler, poivrer, et verser 40g de beurre fondu. Assaisonner avec un peu de noix de muscade râpée, et pourquoi une ou deux épices comme le paprika, le cumin, ou des herbes comme le romarin, la sauge… J’aime bien nature, mais tout est permis !
- Bien mélanger.

- 10 minutes avant de passer à table : faire revenir une belle noisette de beurre dans une grande poêle anti-adhésive. Ne pas hésiter sur la quantité de beurre, y a que ça pour que ce ne soit plus de vulgaires patates mais une accompagnement digne des dieux de l’Olympe ! :-)
- Prélever des petits tas de pommes de terre avec une cuillère à soupe, les diposer dans la poêle et tasser légèrement. Vous pouvez ainsi former 4 jolis galets.
- Laisser bien dorer sur feu pas trop fort pour ne rien brûler.
- Retourner délicatement avec une spatule. Au départ tout menace de s’écrouler et de ne ressembler à rien, mais laisser faire : tasser à nouveau à la cuillère, et laisser cuire.
- Au bout d’une dizaine de minutes, le paillasson prend forme, devient plus solide et croustillant .

Dresser.
Dévorer.

Et voilà !!!
Mes premiers paillassons fondants et croustillants à la fois…
Je les ai servis pour notre repas du réveillon du 31, avec des petits médaillons de filet de veau sauce Armagnac et girolles, et des flans de haricots verts. Heureusement, vers le milieu du repas, mon nez s’est débouché et j’ai pu sentir ce que je mangeais (rapport à ma bronchite asthmatiforme…).

C’aurait été bête… :-)

À propos de Véro

Maman, maîtresse et cuisinière. Ce blog suit mes aventures culinaires depuis 2006. Bordeaux, Java, Nouméa, tout ça dans ma cuisine ! Cuisine du monde, cuisine de grand-mère, cuisine du coeur... Bienvenue !
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