Ustensile étrange et conséquences: mon Poé Tahitien

Laissez-moi tout d’abord vous présenter l’une des premières choses que j’ai achetées en arrivant en Calédonie…
Mon plan originel était de piquer celle de ma mémé, mais pas moyen de la lui piquer discrètement, elle s’en sert trop souvent! Damned… Direction centre ville, mais surtout pas les belles boutiques design pour cuistot branché… Je mets le cap sur Chinatown et ses boutiques fourre-tout… Il faut en faire plusieurs, je ne trouve pas tout de suite, je m’énerve, je commence à jurer avec les mots de là-bas (« Lôngin de lôngin, awa cé pa possib’!« ) Et tout à coup, ça y est… Bingo!! Elle est là!

Inutile de vous dire qu’elle m’a causé quelques petits soucis à l’aéroport…
« Mais qu’est-ce qu’elle a donc dans ces valises, cette souillon? (oui, au retour c’est encore moins bien rangé qu’à l’aller). Elle a pas une tête de terroriste! Bon sang de bois, mais c’est un instrument de torture ou quoi?? Qu’est qu’on fait, on appelle le chef?? »
Messieurs les douaniers du monde entier, nul besoin d’appeler Interpol, parfois les filles qui ramènent des choses à dents pointues dans leurs valises ne sont que des cuisinières à qui il manquait vraiment…
UNE RÂPE à COCO!!
Ben oui, z’avez déjà essayé de râper une coco ronde avec une râpe plate, vous??

Bon, alors ça marche comme ça:

On s’asseoit sur le manche, on casse la coco en deux (important, ça, faut pas oublier! ;-) ) et c’est parti!
(Le premier qui rigole parce que j’ai gardé mes chaussettes avec mes claquettes sort tout de suite!! Mince, c’était l’hiver, à Nouméa…)


Et voilà! Avec un effort minime, des bouts de doigts intacts et aucun bout de peau brune dans le saladier, voilà le résultat!

Miam… Avec ça, on peut se pamoiser d’aise en accomodant de toutes les manières imaginables (ou ne pas se pamoiser d’aise si on s’appelle Mamina ou Alhya! ;-)
Mais on peut aussi se confectionner soit même un lait de coco du tonnerre!
Etapes fastoches à suivre:
1- Mouiller la coco râpée avec de l’eau chaude.
2- Laisser trempouiller un peu.
3- Presser la coco et récupérer le lait.
Les mélanésiennes qui font leur lait pour le bounia ne s’embêtent pas et pressent tout ça au dessus du plat, sans se soucier des petits morceaux qui tombent, mais si on veut un lait sans morceaux du tout, voilà une manière facile de procéder:

1-Tapisser un saladier d’un torchon fin bien propre.
2- Verser la coco imbibée d’eau chaude.
3- relever les coins du torchon et bien presser pour extraire tout le lait.

Si vous vous demandez quelle quantité d’eau mettre exactement, et bien en fait le mieux est de commencer avec peu d’eau (un grand verre pour une demi-coco), et d’en rajouter un peu au fur et à mesure, jusqu’à ce que le lait ne soit plus très blanc, mais légèrement translucide.

Et voilà le résultat!
Miam…
PS: lorsqu’on presse très fort la coco dans le torchon, on extrait une sorte de crème très épaisse et très grasse (oui, quand on fait son lait soi-même, on se rend compte que le lait de coco, c’est gras, c’est très gras!!)… On peut la garder, en refroidissant elle se solidifie et devient une sorte de beurre… Et hop! une lichette sur les lèvres pour faire comme les vahinés!
PS 2: si on laisse « reposer » un peu, une crème assez épaisse remonte à la surface: c’est ça qu’on appelle la crème de coco, nécessaire dans certaines recettes (moi j’utilise toujours le lait en entier…)

Bon, c’est pas tout, mais il est l’heure de la recette, et je commencerai par une recette tahitienne dont les calédoniens sont très friands (…a jamais mis les pieds à Tahiti, en fait…), et que je promets à Persillade depuis des mois… (et qui devrait convenir à Belleblé aussi!)

Recette du Poé tahitien à la papaye
1- Evider puis éplucher une belle papaye bien mûre.
2- La couper en dés, et la faire cuire avec une lichette de sucre et une larme d’eau. Il faut qu’elle commence à « compoter » un peu.
3- Lorsque la papaye est cuite, ajouter de la farine de manioc (deux fois moins que de fruits), 3 càs de sucre de canne, bien mélanger en écrasant les morceaux de fruits qui pourraient rester.
4- Ajouter une goutte de rhum (vieux agricole de Martinique, c’est le top) et les graines d’1/2 gousse de vanille.
5- Mettre cette purée dans un plat beurré (ou huilé) allant au four (on peut si on le souhaite parsemer des petits morceaux de beurre dessus).
6- Faire cuire à 180° pendant au moins 15-20minutes.
7- Lorsque le poé est cuit, on peut soit le verser cuillère par cuillère dans un bol de lait de coco, soit verser directement le lait dans le plat (c’est l’option que j’ai choisie).
Et voilà! déguster bien chaud!

Le poé se conserve bien 1 jour ou 2 au réfrigérateur, recouvert d’alu ou de cello. On peut le réchauffer quelques secondes au micro-ondes. Les tahitiens le mangent comme dessert mais aussi comme accompagnement avec tous les plats, dont la salade tahitienne.

J’ai fait cette version à la papaye car c’est la version traditionnelle, mais à vrai dire je ne raffole pas de la papaye! (ben alors, c’est quoi cette fille des îles??). On peut aussi faire cette recette avec de la banane (délicieuzissime, mais sucrer un peu moins!), ou avec de la citrouille (ma version préférée!).
Evidemment, on n’est pas obligé de faire son lait soi même!! Le lait de coco de cuisine en boîte est parfait!! (qui a fait « ouff!! »??)

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Tout macaron à l’Atelier des chefs – Bordeaux 05 juillet 06

Bon, allez, aujourd’hui séance rattrapage…
Le mercredi 05 juillet j’ai assisté à l’atelier sur les macarons à l’Atelier des chefs à Bordeaux. Totalement inconsciente, je croyais alors que cela me prendrait 3 minutes et 1/2 pour préparer la valise que j’emmènerai pendant mon séjour d’un mois à l’autre bout du monde. (:-s).
Je sais aujourd’hui que finalement, ma gourmandise m’a valu stress, disputes conjugales, et des valises faites n’importe comment. Je me suis toujours dit que les douaniers qui vérifient le contenu des valises à l’écran doivent parfaitement reconnaître les mono-maniaques (« Tiens! Celui là il a plié ses chemises en faisant des angles de 45° entre le col et le coude! »), et les franchement bordéliques (« Tiens? Mais pourquoi elle a plié toutes ses affaires en boules, celle-ci? »). Douaniers du monde entier, je me fais l’avocate de ces dernières pour vous dire que non, elles ne sont pas forcément de rebutantes souillons, parfois elles ont tout simplement assisté à un cours sur les macarons!
Et donc, je m’octroyai joyeusement 2 heures avec le chef Frédéric Schuller à confectionner des gourmandises!

Tout d’abord parlons de l’accueil: le magasin est très agréable, bourré de petits ustensiles dont, tout de suite, je sens que je ne pourrai  plus me passer (alors que je faisais très bien sans jusqu’à présent!). Les vendeuses sont très aimables, et le chef (le déjà cité Frédéric Schuller) est adorable. Point positif pour les mamans: si vous avez une tuile de dernière minute, personne ne fait la tronche si vous ramenez une de vos marmailles (je le sais car une dame s’est pointée avec son fiston, et il a même pu casser un oeuf). Point négatif pour les mamans: quand enfin vous réussissez à caser vos mômes pour assister tranquille à un atelier de cuisine entre adultes (TROIS MOIS depuis que vous avez pu faire une activité seule, sans avoir de nez à moucher, de goûter à donner, de pipi à faire faire…), une autre peut se pointer avec sa marmaille (je le sais car une dame s’est pointée avec son fiston, et il m’a cassé les pieds !!!). Passons, cela n’est que secondaire.
Je me rappelle fortement avoir pris des photos de la (très belle) cuisine (moderne, design et impec, ELLE), ainsi que du sympathique chef, mais aujourd’hui je ne me rappelle fortement pas où j’ai bien pu les caser… Pour les photos de l’endroit, vous en trouverez donc chez Audrey.

Venons en au vif du sujet: au programme, macarons au caramel salé, à la framboise, au chocolat et à la vanille.

Le résultat, le voilà:

Des gourmandises croustillantes à l’extérieure, fondantes à l’intérieures, plutot réussies… Mes Louloutes, Doudou et mes collègues le lendemain à la pause-café les ont trouvés délicieux… Vous sentez comme une réserve?
Ben oui, effectivement il y a une (petite) réserve.

Les biscuits étaient bons, avec une fine pellicule croustillante, un intérieur aérien et fondant (mais certains étaient tout creux, la faute à  la température du four, selon le chef).
Les garnitures par contre ne m’ont pas trop satisfaite. Ceux à la vanille était fourrés de crème anglaise (??? qui a déjà mangé des macarons à la crème anglaise??). La garniture framboise était préparée avec un très prometteur poivre long d’Indonésie, mais en vérité on ne sentait pas le goût du poivre. Mon préféré était celui au caramel au beurre salé, même si là encore, il me semble que la texture pourrait être améliorée (pour être plus crémeuse et avoir un côté moins caramel collant…)

Bon, je vous livre les recettes que l’atelier m’a faites parvenir peu après le cours (ça, c’est un bon point, pas la peine de noter fièvreusement tous les ingrédients, on vous envoie tout ce qu’il faut sur la boîte email.) Pour les autres garnitures, je vais plutôt aller faire un tour chez Mercotte, et noter les siennes!

Macaron au caramel 1/2 sel
Pour les macarons :
350 grs de sucre glace,
250 grs de poudre d’amande,
215 grs de blancs d’oeuf,
10 g poudre blancs secs (facultatif)
150 grs de sucre,

caramel : 140g crème liquide
200g sucre semoule
50 g beurre 1/2 sel

Pour les macarons :

Avec un robot coupe, réduire le sucre glace et la poudre d’amande en poudre très fine, tamiser.

Monter les blancs en neige et les blancs secs, les serrer avec le sucre, incorporer à la maryse le sucre et la poudre d’amande.

A l’aide d’un corne en plastique « macaroniser » la préparation, (on rabat délicatement la préparation sur elle même en prenant l’ensemble de la masse, l’appareil doit devenir moelleux et brillant et réaliser un ruban.

Avec une poche à douille, dresser les macarons sur un tapis de cuisson.

Laisser les macarons croûter 15 minutes à température ambiante puis cuire 10 à 15 minutes dans un four à 160°C.

Pour le caramel 1/2 sel : Faire fondre le sucre semoule dans une pôele anti dérapante jusqu’à coloration caramel blond.
Ajouter la crème bouillie sur le sucre puis le beurre 1/2 sel. Laisser refroidir et farcir les macarons.

Voilà!

C’était pas du Ladurée ou du Baillardran (Audrey, après avoir fait des tests comparatif avant les vacances, je pense vraiment que ceux de Baillardran sont meilleurs que ceux d’Antoine!) Pas mal, oui, mais… En tout cas je ne pense pas que je me serais lancée sans ça, donc pas de regrets.
Juste une remarque, j’avais lu (chez Mercotte je pense) que les blancs en neige devaient être assez peu battus, jusqu’à faire une sorte de « bec » lorsqu’on enlève le fouet. Là, point de bec, mais des blancs battus à mort, bien serrés. Je pense que je vais essayer le coup du bec, il m’a semblé que les macarons de l’atelier étaient un peu trop « mousseux ».

Je relis mon post et je me mets dans la peau du (encore une fois très sympathique et talentueux) chef: « Non mais pour qui elle se prend, cette bloggueuse à 2euros 50?? »
Ben quoi??

atelierdeschefs2

L’atelier des Chefs
25 rue Judaîque – 33000 Bordeaux
T. : 05 56 00 72 70

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Korma vert d’agneau

Allez, je pète la forme aujourd’hui (j’ai cru voir un bout de soleil derrière un gros nuage…), encore un peu de rattrapage (sinon je vais être trop à la bourre, avant même la rentrée, c’est pas bon…)

Rappellez vous… Suite à mon lumbago dû à l’English breakfast avec mes schtroumphs, j’ai du rester un certain temps dans mon canapé, avec un coussin calé et une boîte d’anti-inflammatoire à portée de main.
Et chez moi, qui dit station prolongée et forcée dans le canapé dit…
« Bollywood! » mais c’est bien sûr! Vous commencez à bien me connaître!!

On aurait dit que ça tombait bien, figurez-vous que je venais justement d’agrandir ma collection de DVD from India!
 » Tu l’aurais pas fait exprès, par hasard, de te faire mal au dos?? (regard suspicieux de Doudou)
- Qu’est-ce que c’est que cette question?? Tu plaisantes ou quoi? » (J’ai gémi un peu pour montrer que je souffrais et qu’il était très méchant. Puis j’ai appuyé sur play!)

Et comme à chaque fois que je regarde un Bollywood, même un super triste (et celui là était vraiment top du sadique!), j’ai eu envie d’un bon curry! Et franchement, quand je dis « un bon curry », celui-ci était vraiment top!
Ca ne se voit pas trop sur la photo, mais il était vraiment vert, ce qui était assez sympa, pour changer…

Délicieux Korma vert d’agneau à la noix de coco.
- 1/2 tasse de noix de cajou et amandes mélangées (non salées).
- 2 oignons émincés.
- Une grosse poignée de coriandre fraîche, et une de menthe.
- 1/2 tasse de coco râpée
- 600g d’agneau dégraissé coupé en morceaux
- 2 feuilles de laurier
- 3 cardamones vertes
- 1 petit bâton de cannelle
- 3 gousses d’ail hâchées
- 1 beau morceau de gingembre râpé
- 1 bonne càc de coriandre, cumin en poudre
- 1 càc de sucre
- jus d’1/2 citron vert
- 25 ml de crème
- 1 éclat de macis, ou 1 càc de macis en poudre (facultatif)

- Faire revenir les oignons dans une poêle avec un peu d’huile jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et croustillants.
- Lorsqu’ils sont prêts, les mettre dans un blender avec les amandes, les noix de cajou, la menthe et la coriandre fraîche, la noix de coco et réduire en purée en ajoutant une petite tasse d’eau.


- Dans la poêle des oignons, faire chauffer 2 càs d’huile et y faire revenir les feuilles de laurier, la cardamone, la cannelle, l’ail et le gingembre. Ajouter l’agneau, et le faire dorer 5 minutes.
- Ajouter les poudres de coriandre et cumin, et faire sauter le tout en remuant pour empêcher la viande d’attacher.
- Ajouter la purée d’herbes et faire revenir encore 2 minutes.
- Assaisonner avec sel, poivre, sucre et jus de citron vert, puis mouiller avec un petit verre d’eau.
- Quand l’agneau est cuit, verser la crème et bien mélanger.
- Juste avant de servir, on peut rajouter le macis: faire chauffer une louche avec un peu d’huile ou de beurre et y mettre l’éclat de macis. Laisser rôtir 20 secondes, retirer l’éclat  puis verser l’huile parfumée sur la viande (si on utilise de la poudre de macis, on verse tout).

Et voilà! Servir avec un bon riz basmati, ou des naans!

Hmmm, un vrai délice, onctueux, doux et parfumé… Quand mes filles auront déserté la cantine familiale (soit, j’espère, pas avant une bonne quinzaine d’années, quand même…), j’y rajouterai 2 ou 3 piments verts… Mais pour l’instant, on se la fait soft, surtout que les morpionnes se sont régalées avec ce petit plat!

PS: Pour les curieux et les amateurs de Bollywood, le film le plus triste de l’année (voire de la décennie à mon avis…) responsable d’une Véro arc-boutée sur sa cuisinière, une main crispée sur la cuillère en bois et l’autre massant douloureusement ses lombaires, c’est New-York Masala, avec mon irrésistible Shah-Rukh!! (oui, je sais, je deviens prévisible, mais je l’A-DO-RE!).


Rien que le titre, une merveille non? Et pour ceux que les chants haut-perchés en Hindi rebutent, et bien là, point! Les chansons sont américanisées et les personnages définitivement à la mode occidentale. Un peu décevant pour moi qui aime tant les saris pleins de perles, les danses fantastiques, les chansons auxquelles je ne comprends goutte…  mais l’histoire m’a vraiment mise dans un état pas possible!…
Pire que Devdas!!
Ben là, au moins, vous pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu(e)s…

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De retour…

 

Bonjour à tous et toutes!

Eh bien oui, me voilà de retour! Maugréante, de mauvaise humeur, nostalgique (« J’veux pas rentrer!!!! »), mais bien de retour… Après plus de 5 semaines de vacances, je sais, c’est honteux d’être de mauvaise humeur. Ben quand même! Na.
Alors par contre, complètement à côté de mes pompes! Je ne sais plus où sont mes casseroles, mes couvercles, mes plats… Ma cuisinière est bien en place, ça me console un peu… Mais comme je n’ai pas du tout envie de cuisiner… (j’ai juste envie de regarder mes photos, encore et encore!)

Alors ben voilà, je vous fais profiter aussi! J’ai pourtant plein de posts en retard, comme par exemple sur les supers macarons que j’ai confectionné à l’atelier des chefs juste avant mon départ en vacances (au lieu de préparer mes valises, fatale erreur mais on est gourmande ou on ne l’est pas…). Ou encore sur un génial korma indien qui m’a décollé les papilles de bonheur…
Mais non, vraiment, pas envie de sortir ma tête des vacances, alors c’est séquence photos pour tout le monde! Je commence par quelques photos de Sydney, où nous nous sommes arrêtés quelques jours sur le chemin du retour…

PS: au fait j’vous ai pas dit, je suis quand même super contente de vous retrouver! Allez, revenez quand même me voir, je serai de meilleure humeur dans quelques jours… ;-)

On commence avec ce merveilleux petit dej’ pris à Sydney, Pitt Street, au Gloria Jean’s Café…
Les amateurs reconnaissent tout de suite évidemment, en haut à gauche, un fantastique Strawberry cheesecake, répondant absolument à mes attentes (ie: crèmeux et onctueux à souhait, en plus de calorique à mort!). Il y avait une version Low Fat mais par principe, j’ai préféré celle chargée à bloc!

Juste à droite, un délicieux raisin scone tout chaud, que je déguste en vrai goinfre avec un petit pot de crème fouettée (j’avais peur de ne pas assez prendre de kilos, vous voyez…)

Et enfin THE chocolate muffin, tellement gros qu’on se demande s’ils les vendent  entiers ou en tranches… Non, non, c’est entier ou rien…

Pour les boissons, les filles choisissent un Hot chocolate with cream (je crois qu’ils mettent de la crème mélangées au lait, plus celle du dessus… ), pour le Doudou c’est Very Vanilla Latte, un café au lait à la vanille, et pour moi un Moccha Caramel Latte (café au lait avec une pointe de chocolat et de caramel). With cream on top!

La vitrine du Gloria Jeans… je n’ai pu prendre qu’un côté, celui des cakes… j’avais trop honte… ;-)


Vitrine du bas à droite, on voit les Fruit Breads (banana, raspberry, etc…), qu’ils servent tranchés, toastés, avec du beurre et de la crème pour ceux qui veulent… miam!! A gauche, ce sont les rolls, fourrés au fromage, saucisse, épinards et ricotta, poulet etc… Servis chauds bien sûrs, pour les becs salés (on t’a reconnue Gracianne!). Et puis, les tartlets (la Lemon curd Tartlet m’a fait une gringue pas possible…), les cheesecakes (fraise, caramel nougat, low fat ou regular…  y en avait un qui s’appelait le Mortal Sin Chocolate! Pêcher mortel! A mon avis, pas un low fat celui là)…

Bref. Croyez le ou non, je n’ai pas pris un seul kilo!
Faut dire qu’arpenter cette ville immense à pattes, avec en option une Louloute n°2 qui se fait porter, ça brûle quelques calories!

Et voici mon Do-it-yourself sandwich, dégusté tout chaud sur Darling Harbour, un de mes endroits préférés à Sydney…
Juste en face, c’est l’aquarium, à couper le souffle, avec des tunnels sous marins où on croit qu’un requin va venir nous dévorer! (Louloute n°2, pour le coup, est vite descendue des épaules de son père pour venir se cacher dans mes jambes!)
Et à tout moment de la journée, bateaux et ferries qui passent et poussent un coup de sirène. Attention aux mouettes, des urban dures à cuire prêtes à te chiper ton sandwich directement des mains!
Derrière les buildings, on voit la Sydney Tower, d’où on a une vue imprenable sur tout Sydney, et où on peut déjeuner ou dîner dans un resto tournant! Très trendy… But expensive!
Voilà le pourquoi du sandwich! Et voici le comment: tandoori chicken, lettuce, tomatoe, onion rings, marinated green pepper, et mint sauce. Le tout dans une foccacia aux herbes, toastée et croustillante. Miaaam! Juste un regret, j’aurais du y faire rajouter de l’avocado! (je croyais que j’avais pris 1/2 quintal, c’est pour ça… Si j’avais su! ;-) )

Voilà pour aujourd’hui…
Mes valises attendent désespérément que je les vide… Et ma maison pleure en attendant que je la nettoie… Mais j’ai bien envie de faire autre chose! ;-)

PS pour ceux qui ont envie d’en voir plus sur Sydney,  allez faire un tour sur mon site de voyage
PS2, aujourd’hui c’est la fête de l’indépendance de l’Indonésie. Raison de plus pour ne pas faire le ménage… A Nouméa, ça doit embaumer la cuisine indonésienne à 2km à la ronde autour du consulat!

 

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Sous les cocotiers

Un petit coucou à tous!
Mon blog et vous bloggers me manquez, mais impossible de me mettre au boulot ici, pour cause de bullage intense sous cocotier!

 


Et si c’est pas bullage, c’est apéro… Trop dur!

Qui me rejoint pour prendre un verre??Bisous à tous et toutes, et à très bientôt!

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Chuleta et mauvais-poil-attitude

Vous savez ce que c’est, un homme en manque de viande rouge saignante???
Moi oui, j’en avais un à la maison il y a une semaine. C’est une chose gémissante (T’as encore pas fait de boeuf?), voire pleurnicharde (Mais c’est quand qu’tu m’fais du boeuf??), ou de mauvais poil (ben j’te f’rai ton étagère quand tu m’auras fait du boeuf), bref, une chose fort irritante qu’on a bien envie d’envoyer passer une semaine chez sa mère!!!
« Elle t’en fera peut-être, elle, du boeuf!! »
(et on ne le dit pas pour ne pas démarrer une guerre atomique, mais dans notre petite tête de bru mesquine on pense « et il sera trop cuit, comme d’hab!! » … Belle-maman je  vous adore!!)

Bref, vous l’avez senti, à l’approche du grand départ en vacances, l’atmosphère est un peu électrique par chez nous, et pas seulement à cause des orages!

Enfin, pour calmer un peu le jeu, je décide de la lui préparer, sa côte de boeuf!!! (en plus, je ne lui ai pas dit non plus, mais il y en a une qui traîne dans le congel depuis trois semaines!! Il n’a qu’à y faire un tour de temps en temps, ça le changera et lui rafraîchira les idées!).
Mais quand même, comme il m’a un peu refilé sa mauvais-poil-attitude, je décide de me venger: côte de boeuf il veut? Côte de boeuf il aura… Mais celle-ci aura droit à son petit barbecue fait par l’homme, par 37° je sais c’est machiavélique!!!
Côte de boeuf à l’espagnole qui a intérêt de ramener la paix dans mon ménage!

- Le matin pour le midi ou le midi pour le soir, faire mariner la viande dans: 2 càs d’huile d’olive , 2 gousses d’ail écrasées, 2 càs de vinaigre de Xérès, sel/poivre.

- Griller la viande sur le barbecue (ou mieux, faire griller par quelqu’un d’autre!;-)) en surveillant la cuisson.

- Au moment de servir, parsemer la viande d’une persillade fine, donner un tour de moulin à poivre et un de sel de guérande, et servir (avec une salade pour nous, canicule oblige).

Et voilà! Après avoir pesté un peu, crachoté beaucoup et sué énormément derrière son feu, mon Doudou est revenu à de meilleurs dispositions en avalant son bout de viande (non, mais, les hommes! j’vous jure!!)

Il faut dire que pour l’aider à redevenir le gentil Doudou qu’il est généralement, je lui avais préparé une petite douceur pour le désaltérer après son feu (non, non, Doudou n’est pas pompier, mais vu la taille des brasiers qu’il me prépare à la moindre chipolata qui pointe son nez, ça a du être son rêve petit garçon! ;-) )

- 1mesure de Malibu coco
- 2 mesures de lait
- 1 ou 2 pincée de cannelle sur l’ensemble

Nous avons dégusté bien frais, en savourant le calme revenu… jusqu’à la prochaine!!

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Salade figues échalottes caramélisées et gésiers

CA Y EST!! Ma sortie de fin d’année est passée!!!
Sortie VTT et équitation, je vous passe les détails mais quelle bonne journée on a passé!!
Il faut savoir que  certaines sorties peuvent s’avérer être un calvaire: enfants gesticulant, braillant, désobéïssant, fuguant (!!)… Bref, le genre de journées où on se dit: « Mais qu’est-ce qui m’a pris de vouloir être instit??? »
Là, 42 enfants (pour celles qui suivent, d’habitude on est 47 à nos deux classes, mais certains sont partis en vacances en même temps que leur grand-frère ou grande soeur du collège!) tous plus sages les uns que les autres, souriants, joyeux, polis, bref! Un voyage scolaire comme on peut en rêver!
Note pour plus tard: quand on demande, avant la sortie, à un enfant de 8 ans s’il sait bien faire du vélo et qu’il vous répond « Un peu, mais moyen! », il faut penser à effectuer la traduction dans sa tête: « Non, pas du tout, à part avec des roulettes ou alors avec Papa qui me tient!!! ». Nous avons donc eu droits à de belles gamelles, à des petits mollets pleins de camboui, une ou deux égratignures (j’avais l’arme fatale pour faire revenir les sourires: Un PSCHITT! connu dans le monde des + de 10 ans sous le nom de brumisateur!) mais heureusement pas de gros dégâts! (ma trousse d’infirmière est restée dans mon sac).
Même chose concernant les poneys: ne pas se fier aux gamins qui vous disent « J’adore les poneys!!! » (sans préciser « en photo » car ils n’en ont jamais vu en vrai!). Prévoir que peut-être, certains se mettront à pleurer, à trembler, à « s’évanouillir » (tel quel dans le texte: « J’en crois pas ma tête, je vais m’évanouillir!« !!:-)) et ne voudront jamais s’approcher à plus de 5 mètres de la bête féroce (50 cm au garrot, eh, oh, ça rigole pas!!), à part bien sûr au moment de partir, quand tous les autres sont montés sur l’étalon sauvage et que du coup, ils ont un peu apprivoisé leur peur: « Mais et moi, j’suis pas monté sur le cheval!!! ».

Beaucoup de rires, une saine fatigue, et une seule envie: que l’école ce soit tous les jours comme ça!

Enfin voilà, j’ai rendu à chaque parent sa progéniture, avec une pointe de regret (on s’y attache à ces drôles!) heureuse mais épuisée!! Et je peux maintenant voir la fin d’année arriver tranquillement.

Jeudi, on boucle, on range, on classe, on trie… Un peu de lecture histoire de dire qu’on est quand même à l’école.
Vendredi, ce sera jeux, chansons, bonne humeur et pour finir « Aux revoirs » (qui feront pleurer la maîtresse à tous les coups…).

A la maison, même combat, je range, je trie, je boucle. Les valises doivent être prêtes jeudi soir, et (est-il nécessaire de le préciser??) rien n’est prêt. La fée du logis que je suis se rend compte à heure H moins 48 que la plupart de nos vêtements sont: soit sales, soit en train de sécher, soit dans la corbeille de linge à repasser.

Le frigo doit être débranché, et il est encore plein!
Alors voilà, salade vide-frigo rapido!

- Dans une poêle et un chouilla d’huile d’olive, faire caraméliser une ou deux échalottes émincées. Lorsque les échalottes sont bien dorées, ajouter des figues sèches en tranches et laisser cuire 30 secondes. Mettre le tout dans un récipient au chaud, et réserver.
- Dans la poêle des échalottes, sans la nettoyer ni remettre de graisse, faire dorer les gésiers de volaille (idéalement de canard, mais j’ai fait avec ce que j’avais). Vider la poêle de la graisse de cuisson.
- Préparer des tomates en cubes, une vinaigrette à l’huile d’olive et vinaigre de Xérès, laver la salade (mâche, feuille de chêne ou autre).

-Dresser les assiettes: salade, dés de tomates, préparation figue/échalottes caramélisées et gésiers grillés.

Déguster sans se stresser, ça ne ferait pas avancer le schmilblick!! On finira bien par partir, même si on oublie la moitié des choses… (:-S)

 

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