Poulet au coco à la mode de chez moi…

Attention, saveurs d’enfance…
Le poulet au coco qui fait faire « Hmmmm »…
Celui que mes cousins et moi on se disputait à quatre heures, quand il y avait des restes… Eux se battaient pour la dernière cuisse, moi je préférais le blanc… On trouvait toujours que mémé ne faisait pas assez de sauce, et on se la chipait de cuillère à cuillère, la tête dans la cocotte…
« 
Mais toi tu prends toujours toute la sauce!!
-
Et toi t’as pris plus de riz! Alors donne ta sauce!!
-
Mais-euh!!! rends-la moi j’vais le dire à mémé-euh!! »

Et mémé, qui à cette heure-là faisait sa prière, qui rappliquait une claquette à la main en disant:
« Tchi!! mais ils sont terrrrribles ces gosses là!! Eh!! Y en assez pourrr tout le monde! Ca suffit les colèrres! »
Elle commençait à parler en javanais, et là on savait qu’il fallait arrêter de faire les guignols…
Et on se séparait, en louchant vers les assiettes des deux autres pour voir qui, finalement, avait le plus de sauce… On se regardait une dernière fois d’un regard meurtrier, puis on plongeait dans nos assiettes, avec les doigts quand nos mères n’étaient pas là.

Inspiré de ceux de ma mémé, revisité à la française (= avec beaucoup de sauce!! comme ça y a pas de bagarre…)
Rien que pour vous, et aussi pour une certaine « Marie vanille » qui m’avait demandé la recette en commentaire.
« Comment, mais je n’ai jamais mis en ligne ma recette du poulet coco???? »
Ben non, alors voilà!

Poulet coco que j’ai tellement fait que ma cocotte sait presque le faire toute seule!!
Pour 4 à 6 personnes

Dans l’idéal, le meilleur pour faire cette recette est de faire son lait soi-même… Mais bon, une boîte, c’est parfait ! :-)

Un beau poulet coupés en morceaux – 400ml  de lait de coco – une belle cuillère à soupe de curry (ou plus si affinités) – 1 cuillère à soupe de graines de coriandre écrasées au pilon – 1 bâton de citronnelle écrasé – 2 feuilles de combava – 1 gros oignon émincé – sel, poivre

- Dans une cocotte, faire dorer les morceaux de poulet dans un filet d’huile.
- Quand les morceaux sont dorés, ajouter l’oigon émincé. Mélanger et laisser les oignons dorer à leur tour.
- Saupoudrer de sel, poivre, ajouter les graines de coriandre écrasées, le curry (la quantité de curry dépend du goût de chacun… ma grand-mère en met moins que moi).
- Glisser le bâton de citronnelle et les deux feuilles de combava déchirées, puis verser le lait de coco.
- Ajouter un peu d’eau (environ l’équivalent du contenu de la boîte, comme ça on récupère la crème de coco qui est restée un peu dans la boîte), jusqu’à ce que le poulet trempe bien dans sa sauce.
- Couvrir et laisser mijoter jusqu’à cuisson complète des morceaux (minimum une demi-heure, pour laisser le temps au saveurs de se développer).
- Si vous souhaitez une sauce plus onctueuse, délayer un peu de fécule de maïs dans un verre de sauce, puis verser dans la cocotte.
- Si besoin, rectifier l’assaisonnement (le lait de coco nécessite pas mal de sel).

Et voilà!
Miaaam, une recette tellement simple, et tellement savoureuse…
Encore meilleure le lendemain, comme tous les plats en sauce… Plat idéal donc pour régaler ses invités sans trop se fatiguer !

Louloute n°2, du haut de ses quatre ans, est déjà entraînée à reconnaître les odeurs qui s’échappent de la cocotte…
« 
On manze du poulet au coco? Miaaam…. »
J’entretiens la tradition, je leur sers avec du riz chaud, plein de sauce, et la bouteille de Maggi pas loin…

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Au revoir l’été… et photo de classe – Salade de papayes vertes aux crevettes marinées et Salade Soleil

Eh bien ça y est, l’automne est là, sans aucun doute… Et il se rappelle à nous sans équivoques.
L’époque des températures vraiment frisquouillettes qui vous surprennent le matin…
L’époque où lumière qui baisse commence à avoir raison de notre bronzage de l’été…
L’époque des poux dans la tête, et de l’odeur de la lavande…

Et surtout, l’époque de la photo de classe….

Ma première photo de classe en tant que maîtresse a été une vraie émotion. Je me rappelle avoir vraiment eu un doute quand le photographe a dit:
« Bon, et la maîtresse, elle se met à gauche. »
« … Hein? ..Qui?.. Moi?? »
Ben oui, c’était bien à moi qu’il parlait.
J’étais devenue la maîtresse.
Et je me rappelle avoir eu un vrai pincement au coeur en voyant mes élèves, mes tout premiers, prendre place face à l’objectif, se faire tout sages, tout beaux…
Cette douce émotion, je la retrouve intacte, année après année, à chaque nouvelle génération d’enfants…
Les filles au premier rang qui croisent joliment leurs gambettes maigrelettes, qui arrangent les plis de leur jupes, qui réfrènent leur fou rire…
Les garçons qui lissent leur mèche rebelle, certains même se lèchent la main, un peu, pour que ça tienne mieux; d’autres au contraire s’ébouriffent savamment en rigolant parce qu’ils sont quand même un peu gênés de montrer leur coquetterie; tous en tout cas se tiennent bien droits, et gonflent leur petite poitrine de futurs pompiers, astronautes, pilotes de chasse, footballeurs professionnels…

Et moi, à côté… Je me rappelle d’une petite brunette bronzée, aux cheveux tout raides, avec une frange toute droite coupée par sa maman, qui posait pour la photo, assise sur le premier banc parce qu’elle était toute petite et fluette… « Maman, quand je s’rai grande, je s’rai maîtresse! »
Ca doit donc vouloir dire que je suis grande?

Salade de papaye verte aux crevettes marinées pour garder encore un peu l’été et se rappeller que c’est bien, d’être grande…
La veille
: – Décortiquer quelques crevettes crues (garder les queues), les fendre et ôter la veine.
- Les mettre à mariner dans du jus de citron vert. Les crevettes cuisent plus lentement que le poisson, il peut être utile de les retourner de temps en temps, voire de rajouter du citron vert.

- Ouvrir une papaye verte de taille moyenne en deux, retirer les graines rondes et blanches (les graines deviennent noires lorsque la papaye est mûre: si elles le sont, c’est que votre papaye est trop mûre, gardez la pour le dessert!).
- Eplucher la papaye et la râper.
- Eplucher et râper deux ou trois carottes, couper une belle tomate en petits cubes (la mienne n’était pas belle et peu goûteuse… on ne la voit presque pas, et pourtant elle y est!!).
- Mélanger les trois légumes, et assaisonner de citron vert, une pointe de vinaigre, poivre et de la sauce Nuoc Mam (sinon, une vinaigrette bien salée et citronnée fait l’affaire!).
- Servir bien frais avec les crevettes bien égouttées.
Et voilà!

Salade toute simple pleine de soleil (s’en souvenir  en plein hiver pour narguer la grisaille)

- Mélanger des restes de riz au citron et curcuma avec des olives, tomates, thon, germes de soja, maïs etc…
selon les goûts et les envies!
- Assaisonner avec une vinaigrette à l’huile d’olive et au citron.
- Servir bien frais.

Et voilà!

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Blog meme – Le pourquoi/comment de Cuisine Métisse

Alhya et Cathy m’ont gentiment invitée à répondre à ce questionnaire… J’ai mis le temps (pas vrai, Cathy?), mais ça y est…

Quel blog vous a le plus inspirée au début de votre aventure ? Celui qui vous a permis de dire « Moi aussi, j’ai envie ! » ?
Au départ, c’est un blog de voyages que j’ai créé… L’hiver avait été long, et froid… J’avais envie de soleil, envie d’anticiper mon départ en vacances… La cuisine et les découvertes culinaires étant pour moi un des aspects essentiels de la découverte d’un pays, j’avais bien sûr créé une catégorie « Cuisine », ou plutôt deux pour être précise: une « Cuisine d’ici » et une « Cuisine d’ailleurs ». Mais très vite, je me retrouvais avec plus de posts sur la cuisine que de posts sur les voyages!! ;-)
Jusqu’au jour où j’ai envoyé le lien pour mon blog à
Audrey de la P’tite cuisine, et où elle m’a en échange envoyé l’adresse de son blog.
« Un blog rien qu’avec des recettes!! B’alors cré bou diou, j’y aurions point pensé, mi!! » (j’vous avais jamais dit? j’suis métissée ch’ti mi! vrai de vrai!!)
Et hop! aussitôt vu, aussitôt copié!! ;-) Cuisine Métisse était née…

Comment avez-vous découvert les blogs culinaires ?
On en revient à Audrey!!
En allant sur son blog, j’ai par curiosité cliqué sur les liens d’amis qu’elle avait créés.
Un des premiers a été celui de
Dorian, parce que son nom m’intriguait beaucoup… et je n’ai pas été déçue du voyage!!
Ensuite, j’ai reçu mes premiers commentaires, alors que je ne m’y attendais presque pas!
Cathy m’a souhaité la bienvenue, puis juste après Gracianne… Et je me suis dit « Bon sang, mais qu’est-ce que c’est sympa par ici!!! Allez, je reste! ». Je suis allée faire un tour par chez elles, et j’ai découvert leurs liens d’amis… etc…
Et beaucoup plus tard, Audrey (encore elle!!!) m’a fait découvrir Blog actu. Et la blog-mania était partie pour de bon!

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans l’aventure ?
Au départ, pour faire connaître un peu les recettes de chez moi, celles qui me manquent tant l’hiver quand j’ai le blues… « When I got the bluuues!! », et aussi mes grands classiques, ceux que je réussis exactement toujours de la même façon, et qui ont leurs clients parmi mes copains. Nems/salade tahitienne/poulet au caramel…
Pour pouvoir donner mes recettes à ceux qui viennent manger chez moi, et qui me les demandent d’un air anxieux (genre: « elle va me la donner, tu crois??? ou elle va faire la pimbêche style ‘
secret de famille, désolée’?? ».
C’est que c’est fatigant, à force, de noter douze fois la même recette… et en prévoir des photocopies d’avance, j’sais pas ce que vous en dites, mais ça fait quand même un poil prétentieux!!
« Ouai-han, si tu veu-han j’te la dédicass-han…! »

Donc, le blog ça m’a semblé être une bonne idée: tout le monde a internet (ou presque… même mes beaux-parents l’ont depuis le mois dernier, c’est pour dire!! Aïe, faudra que je fasse gaffe à ce que je dis sur ma belle-mère, maintenant! ;-) ), et en plus je trouvais ça convivial et généreux: c’est comme d’inviter les gens à venir dans ta cuisine dès qu’ils ont un petit creux, et les laisser repartir avec toutes les astuces et les produits notés au fond de leur poche.

Comment et pourquoi avez-vous choisi ce nom pour votre blog ?
Il me fallait de toute façon un nom qui évoque mes origines et mon histoire personnelle…
Petite, quand j’ai débarqué en France, je mangeais des choses que les autres trouvaient « dégueu!! » (mes sandwichs au beurre de cacahuète à la Australian Way, mes tartes à la banane faites par maman, les desserts en gelée rouge fluo etc…).
Puis, j’ai commencé à aimer des choses qui n’existaient pas en Calédonie: la tartiflette de ma tante exilée en Savoie, le camembert super puant avant le dessert (une découverte grâce à mon père, et il n’y en a pourtant pas eu beaucoup!: le camembert à la braise!! MiAAm!), le vrai saucisson pur porc (en Calédonie, on mange surtout du saucisson de cerf, et de toute façon, chez mes grands-parents y a jamais eu de porc), les croissants français bien croustillants et pleins de beurre… etc….
Pendant les trois années vécues aux Antilles, j’ai découvert  le colombo, les boudins (un délice bien épicés, les seuls boudins
aujourd’hui encore que j’arrive à manger!),les crabes farcis, les accras!!
A 17 ans, de retour en métropôle, je me suis retrouvée seule maîtresse à bord, pas peu fière dans mon 31 mètre2 à partager avec une copine… L’ère de la mal-bouffe!! Quand j’avais des sous, je me mitonnais des spag à toutes les sauces possibles, ou bien je me payais un kebab, une fajita parfois. Sinon, l »amour aidant, je grignotais un demi-bout de biscotte et hop!
je m’envolais vers la vie!!
Finalement, quand le Doudou est venu s’installer dans mes murs, je me suis mise aux fourneaux (pour le garder, bien sûr!
et faire de lui l’homme le plus heureux du monde!!! … oui, au début on croit qu’on va réussir à faire ça… ;-) ). Et là, tout est ressorti en pagaille: les nems de maman, la tartiflette de tantine, les nouilles sautées de mémé, les spag bolognaises de ma vie d’étudiante, le poulet aux caramel , le camembert chaud avec croûtons à l’ail…. Une joyeuse mêlée internationale!! Le melting-pot de la bouffe!!
Et voilà (ouff!!) d’où vient le nom de mon blog: ma cuisine est d’ici et d’ailleurs à la fois, comme moi, et comme Yannick Noah!! (Méétisse, un mélange de couuuleurs, ohoh!! Méétisse, je viens d’ici et d’aileuuurs! woho!!)

Petit bilan personnel, ce que votre blog vous apporte, etc… ?
Sur le plan de la cuisine, le blog me permet d’abord d’enfin cesser d’oublier une recette goupillée dans l’urgence et jugée
délicieuse… Combien de recettes ont disparu avant l’ère-bloguesque, parce que je ne prenais pas la peine de prendre un crayon et un cahier?? Ayons une pensée pour ces mal aimées, ces recettes oubliées, qui resteront sacrifiées à jamais….
Deuxièmement, mon blog au sein de la blogosphère a été une motivation incroyable, pour faire des choses que je n’aurais peut-être jamais osé faire (je pense bien sûr à mon mille-feuilles! et à toutes les futures géniales pâtisseries que je ferai, sans aucun doute!).
Grâce aux blogs, j’ai découvert des horizons culinaires encore nouveaux, la cuisine libanaise et sénégalaise de Salwa, la cuisine portugaise d’Elvira, les assiettes splendides de Chantal, les recettes « sans » de Belleblé etc etc etc…
Et enfin, les blogs m’ont permis de me faire de nouveaux copains… Et ça, je ne m’y attendais vraiment pas! Y a Dorian, avec son sari et ses tongs roses, qui me fait mourir de rire et qui éneeerve mon Doudou… Y a Cathy, première sur mon blog, qui a tous ces points communs avec moi, c’en est presque flippant!… Y a Gracianne, qui apporte sa sérénité et son intelligence où qu’elle passe… Alhya, gentille comme un Bisounours qui serait trop fort derrière les fourneaux… Ellie, qui a toujours des expressions de d’jeuns et qui est aussi chtarbée (voire plus!) que moi… Clairechen, qu’est si rigolote parce qu’on dirait une gamine dans un corps de grande… Y avait Moony, aussi , qui a disparu… Et puis aussi Elvira, Thalie, Manue, Belleblé… (ah, j’suis bien embarassée, maintenant que j’ai commencé à citer les gens!!!). Bon, il y a aussi les autres, que j’oublie de citer mais qui se reconnaîtront…

Comme le veut la tradition, je passe le flambeau (avec émotions car c’est mon premier passage de flambeau!) à Miss Tiny, parce qu’elle est pleine d’énergie positive et que c’est une « cousine », à Mitsuko, parce que je la trouve rigolote et incisive, et qu’elle croit que personne ne l’aime (;-) !), et enfin à Audrey, ma « marraine de blog »!

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Spice’n Cherry Chessecake

J’ai une flemme, moi, ce soir!! (comme d’habitude, quoi, diront certaines personnes médisantes qui me connaissent bien!;-)).
Je m’étais dit, en sortant de l’école (sic!): « Allez, ce soir, on mange comme les poules, pas de blog, Prison Break et dodo!!« .
En plus, j’ai besoin de prendre des forces pour demain, la journée où on sort les pots de peinture en classe…  (argh.)
Mais…
Mais je me suis rappelée que Reinefeuille partait en vacances samedi, et qu’elle aurait bien voulu la recette du dessert avant. Et moi, je peux pas résister, si Reinefeuille me demande une recette!

Voilà donc!
Vous l’aurez reconnu (ou pas!), ceci est le petit frère du Spice’n Toffee crée pour le Kiki n°12. Pour faire plaisir, j’ai enlevé deux oeufs!! (donc 5 au lieu de 7, je sais, ça fait encore beaucoup, mais moins, c’est pas possible!).
Cette fois, j’ai utilisé des biscuits aux amandes pour la base, toujours avec le beurre aux grosses pépites de sel. Les épices se sentaient moins que dans le précédent, mais j’avoue avoir rogné sur les quantités de peur de déplaire à mes invités… Pour moi, ça manquait (encore) de gingembre!

Mes cerises à moi, elles n’étaient pas « tipsy » comme les mûres de Mitsuko, mais (vous l’avez peut-être remarqué si vous avez regardé d’un peu près mon nappage de coulis!), moi je l’étais!
Légèrement pompette, après mon coctail Bombbay Sapphire et un minable verre de Clairet (les mélanges!!!), j’ai fignolé mon gâteau avec beaucoup de nonchalance et une grande sérénité… j’étais HEU-REU-SE!
… puis je me suis dit (une fois sobre grâce aux nombreuses calories absorbées): « Purée, y a des limites à la bonne franquette, Véro!! Et t’as servi les fromages sans même changer les assiettes!!! »)

Bon, j’espère qu’Audrey et son homme reviendront manger un jour, quand même (Audrey, promis, je te mettrai plus jamais de vieux calendos puant sous le nez!!)

Ah, et j’oubliais: j’ai profité de la présence de cette bloggueuse confirmée pour tester my brand new Siphon!! (prononcer saïffonne!)
« … et je fais comment? Je secoue combien de fois? Je mets tout au frigo? Tête en haut ou tête en bas? Et j’appuie comment?? » (bref, pire que les gosses…)

Spice’n Cherry Cheesecake mal fignolé mais ma foi bien bon quand même…

Pour la base.
- Ecraser environ 150 gr d’Amarettis (ma technique: je mets les biscuits dans le moule, et je les écrase directement dedans avec my big pilon en pierre (prononcer païlonne!).
- Faire fondre 70g de beurre salé au bain-marie (ou on micro-ondes, hein, pas de chichis!), et le verser sur les biscuits écrasés.
- Bien tasser au fond du moule, et mettre à cuire 5/10 mn à thermostat 6 (180°).
- Sortir la base et laisser refroidir.

Pour l’appareil.
- Mélanger environ 500g de Kiri (ou collègues du même acabit), 2 ou 3 belles càs de Mascarpone, 150 g de sucre, les jaunes de 5 oeufs, 1 càs d’extrait d’amandes amères, 1 càs de gingembre en poudre et 1 càs de cannelle moulue.
- Bien mélanger, mais pas trop non plus (! ;-) ), puis ajouter 25 g de fécule de pomme de terre.
- Battre les 5 blancs d’oeufs en neige, en ajoutant vers le milieu 50g de sucre (j’en ai mis moins), pour bien resserrer les blancs.
- Ajouter délicatement au mélange de fromages frais.
- Verser sur la base aux amarettis, puis faire cuire 40 minutes à thermostat 6.

Pour le coulis. (j’ai utilisé les cerises surgelées de chez Picard, je les ai laissées décongeler et j’ai récupéré le jus pour ma chantilly).
- Faire cuire environ 300g de cerises dénoyautées dans un peu de sirop de sucre de canne, quelques épices (cannelle, gingembre, anis étoilé si vous aimez, moi non!) et 2 càs de Marsala.
- Lorsqu’elles ont bien infusé, verser dans un blender et résuire en coulis.
- Laisser refroidir.

Pour la chantilly rose (une demi-heure avant de servir)
- Dans le siphon, verser 40 ml de crème liquide bien froide, ajouter le jus de cerises, un peu de sirop de sucre de canne. Installer la cartouche de gaz, secouer 4 ou 5 fois, et mettre au frais.
- Au moment de servir, secouer à niveau dans tous les sens (Yepah!!), et mettez-y du coeur! Ca marche nickel!

Et voilà!

Y a plus qu’à napper le coulis (enfin, y a plus qu’à… sans commentaires…), une petite déco (avec des cerises encore congelées, parce que décongelées, je vous dis pas leur tête…), un coup de « Pschitt » dans l’assiette et…
Miaammm…

Bémol: je ne suis pas sûre que les pépites de sel soient vraiment intéressantes dans cette recette… On ne les sentait pas autant que dans le Spice’n Toffee, parce que les amarettis font de gros morceaux croustillants, contrairement au pain d’épices qui reste assez moëlleux. Et donc, elles passaient plutôt inaperçues.
Le goût salé relève bien l’ensemble… mais c’était peu être un peu trop salé malgré ça… La prochaine fois, je ferai moit-moit!
La chantilly est restée nickelle jusqu’au lendemain, bien au frais dans mon siphon, tête en bas, et on a pu finir dans le café… (et y a eu aucune perte, avec du gaz jusqu’au bout!)
« Tu vois, Doudou, que c’était pas de l’argent jeté par les fenêtres… Comment ça, « c’est quand pas la mort de battre de la crème au fouet électrique » !!!??? »

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Saint Jacques et Gambas au poivre du Sichuan

P’tit plat improvisé bien sympa: Poêlée de crevettes et Saint Jacques au miel et poivre du Sichuan.

Excusez-moi pour les quantités, mais le cocktail était passé par là, et j’ai fait au feeling…

- Préparer les St jacques. J’ai utilisé des st jacques surgelées (2 grosses par personne), que j’ai mises à décongeler le matin dans du lait (pour qu’elles restent bien tendres). Les mettre à mariner dans un peu d’huile d’olive et du curry en poudre.

- Dans un wok (ou sauteuse), faire chauffer 1 càc d’huile d’arachide et 1 càc d’huile de sésame.
- Faire rissoler un oignon coupé en petits morceaux.
- Ajouter les crevettes crues (2 grosses par personne, étêtées, « épattées » et fendues dans la longueur pour ôter la carapce facilement).
- Arroser de sauce d’huître, sauce soja, sauce ketchap manis (facultatif), 1 lichette de vinaigre de riz.
- Bien remuer, puis ajouter 1 belle càs de miel, et 1 càs de poivre du Sichuan.

- A côté, inciser légèrement les st jacques (faire un petit quadrillage), et les mettre à griller dans une poêle anti-adhésive, sans graisse supplémentaire. Les miennes ont cuit à peine 1 minute sur chaque face, mais elle étaient énormes (merci M. Picard!!)

- Quand les st jacques vont être cuites, parsemer les crevettes de coriandre fraîche ciselée (encore une fois, la surgelée va bien!). Si les crevettes n’ont pas assez de sauce, saupoudrer d’un peu de fécule de pomme de terre (ou de Maïzena), et délayer avec un peu d’eau. Vérifier l’assaisonnement (normalement, pas besoin de saler avec la sauce d’huîtres et le soja).

- Dresser: les crevettes avec de la sauce, les st jacques, une pyramide de riz au coco (façonnée avec un verre à thé, huilé si besoin, mais le lait de coco est assez gras…). Parsemer un peu de ciboulette ciselée.

Et voilà!
Verdict: délicieux, surtout si on considère le fait que 10 minutes avant, je ne savais pas encore ce que j’allais faire exactement avec tout ça!
Mais note pour plus tard: les cosses du poivre du Sichuan étaient toutes croquantes sous la dent, et j’ai pas trop aimé… Prévoir de les moudre, ou de passer la sauce au chinois (en écrasant bien si besoin pour garder le jus des oignons caramélisés).

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Un curry/un Bolly #4 – Petits curries végétariens pour Florent

Y’a Dorian, y a pas longtemps, qui m’a dit: « Véronique (oui, Dorian dit toujours Véronique, en entier,  jamais Véro, ça me fait bizarre, parce qu’il n’y a guère que ma mère pour m’appeler comme ça…;-))…oui, donc: Véronique, t’es trop sensible pour Bollywood ».
Et ça m’a rappellé qu’il y a quelques années, quand j’étais normale, je trouvais ça nul, les Bollys: surjoué, ringard, prévisible etc…
Et aujourd’hui?
Je pleure devant ma télé, je tremble à l’idée que ça se finisse mal (ça arrive quand même souvent, je trouve!), je remue frénétiquement mes épaules, doigts levés (comme les gosses à l’école, faut vraiment que j’aie perdu la raison!), bref: QUE M’EST-IL ARRIVE???!!!
Je me transforme en greluche… (… non, ne dites rien…j’crois qu’il vaut mieux… Non, non, rien, vraiment!!)

Le fait que j’adore la cuisine indienne n’a rien arrangé…

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Trilogie de tartines à la bourre (pour Cléa, si elle en veut encore!!)

Encore une fois à la bourre (j’avais pas vu, avec toute cette rentrée,que Cléa voulait manger des tartines!!), je me rends compte en me baladant que tout le monde fait des tartines!
Une chance: ce week-end, j’en ai justement faites (c’est Débo, avec tous ses cheesecakes, qui m’a donné envie de fromage et associés!)
Voici donc mes grignotages dominicaux:

de gauche à droite:
1- Mozzarella, pomme rissolée et roquefort
2- Mozzarella, oignons caramélisés, chèvre cendré de Touraine et sirop d’érable
3- Mozzarella, oignons caramélisés, camembert et pommes rissolées

Le sirop d’érable est venu parce que je n’avais plus de miel, et ma foi je recommencerai, c’était bien bon, ma bonne dame!

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