Lapis de fée – la recette

Alors à la demande de la foule en délire (… :-I … ben quoi??), je vous livre ici la recette de mémé. Mais sachez plusieurs choses:
1- Ce plat a pour moi une valeur sentimentale très importante: prière de ne pas m’envoyer de commentaires du type: « Mais ça n’a pas de goût ton truc! », ou encore « C’est marrant la texture, on dirait de la pâte à modeler, mais qui colle! » (je sais déjà tout ça, mais j’vous dis que j’aime ça!).
2- Cette recette a été faite dans le seul but de vous donner une idée pour le questionnaire souvenir d’enfance (sans les photos, hein, ça n’avait pas beaucoup d’intérêt…). Mais le résultat n’est pas tout à fait celui qu’on peut goûter dans la cuisine de ma grand-mère, elle les fait plus lisses.  Cet été, je vais lui acheter une balance et peser en douce tout ce qu’elle préparera (Mémé ne pèse rien, quand je lui demande une recette et des quantités à peu près précises, elle oscille la tête, fait un petit geste avec la main, très important le petit geste! et dit « Ben, tu mets… comme ça… tu vois? »)
3- Puisque les lapis vous ont plu, tant pis pour vous, vous allez avoir droit à pleins de desserts gluants! éhéhEHEH! (rire sardonique et machiavélique) Continuer la lecture

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Kefta et sauce aux amandes, quinoa aux fruits du soleil

Les grandes vacances approchant, comme beaucoup d’entre vous, je suis obligée de plonger en immersion dans mon congel pour débusquer les viandes et poissons oubliés sous les paquets d’herbes diverses et variées. Ce week-end, j’ai donc retrouvé du steack hâché de boucher, un joli morceau d’agneau, mais les deux n’étaient pas en assez grandes quantités pour cuisiner pour 4… Qu’en faire, mais qu’en faire??
Suspense insoutenable, tic-tac de l’horloge en attendant que l’idée de génie ne me percute… Et soudain, l’image de seekh kebabs aperçus chez Gracianne (quelle jolie plume, cette Gracianne…) se matérialise devant mes yeux… Je n’ai aucune idée de ce qui compose les authentiques Kebabs Pakistanais, mais qu’importe! J’aviserai! Brochettes de viandes hâchées ce sera!

Me voilà donc partie pour des brochettes, qui au final auront un délicieux petit parfum du Maroc… Au moment de passer lesdites brochettes sur le barbecue, Doudou m’a lancé:
« Tu l’as trouvée où, cette recette de Kefta, sur le blog d’une copine? »
Ahurie, j’ai répondu:
« Ben… Des keftas?? Ah oui, tiens... »
Trop balèze!! Tel un monsieur Jourdain du barbecue, j’avais fais des keftas sans m’en rendre compte! Dorénavant, je me ferai nommer « La bourgeoise Gentilledame »!! Top du chic… Continuer la lecture

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Desperado ribs et jacket potatoes au cheddar – recette de macho pour la fête des pères

Pour préparer la fête des pères et rédiger une jolie petite carte personalisée, j’ai demandé à mes élèves pourquoi leur papa était si fantastique et différent des autres papas. Alors voilà, rien que pour vous, voici pourquoi les enfants aiment leur papa, quelques authentiques petites perles à déguster sans modération:
* Mon papa, il me prend sur ses épaules dans la piscine et après il me jette!
* Moi mon Papa me fait des bisous dans le cou et il me lèche!
* J’aime bien quand c’est lui qui fait la purée parce que elle est toute collée et j’aime.
* Avec papa je fais la bagarre, et il me laisse boire dans son verre de vin.
* Mon papa fait trop bien les barbecues.
* J’aime quand papa danse, il danse mal et c’est rigolo.
* J’aime quand papa me fait l’avion, et maman crie parce que elle a peur que je me fasse mal et moi ça me fait rire.
* Mon papa m’a appris pleins de choses: jouer au foot (tennis/rugby etc), faire du vélo,
bricoler une cabane…

Voilà ce que mes Louloutes auraient pû dire, eussent-elles été dans ma classe (ouh la, passé du subjonctif de la mort!)
* Mon papa il avale des Flanbys d’un seul coup!
* Quand maman n’est pas là, mon Papa nous laisse jouer au golf sur la Playstation, et on se couche tard.
* Notre papa il chante tellement faux qu’on ne reconnaît pas les chansons et ça nous fait rire!
* Quand on est trop fatiguées et qu’on ne veut pas se brosser les dents, papa nous prend sur son dos et fait le cheval jusqu’à la salle de bain…
* Quand papa travaille tout le week-end, il nous envoie des textos pour nous faire des bisous.

En cette journée de fête des pères, voici donc une recette que le Papa de mes Louloutes aime tout particulièrement, parce qu’il le vaut bien
 » T’as fait quoi, c’est de l’agneau? Non?? Du porc??? OUAAAIIIS!!! »
Vous l’aurez deviné, chez moi, on ne mange pas souvent de cochon (à part dans les sandwichs au saucisson). Alors pour cette grande occasion, je ne fais pas les choses à moitié: je tape carrément dans les travers de porc bien gras, marinés dans de la bière Desperado Mas (bière aromatisée tequila et citron vert).
Cette idée de recette m’est venue en regardant l’émission « Barbecues du monde », sur Escale (chaîne de voyages). Le type qui présente était en vadrouille dans un trou perdu des Etats-Unis, et préparait un barbecue de cow-boy sous l’oeil ahuri de gardiens de vaches au look un peu (voire beaucoup) « Fin-fond-de-la-Cambrousse ». Il utilisait de la bière blonde nature, pas de miel ni de cumin, mais… ben ça me disait bien d’en mettre!

Recette des Desperado Ribs, qui, j’ai vérifié, ne sont pas livrées avec Antonio Banderas, mais avec des jacket potatoes!!
Quelques heures à l’avance, faire mariner les travers de porc dans
- une bouteille de Desperado mas (sinon, bière blonde et citron vert, + un peu de tequila, ou pas, à vous de voir!),
- quelques cuillères à soupe de sucre roux (pardon pour les quantités, j’ai un peu fait au pif…),
- 1 càs de cumin en poudre
- 1 càs de piment doux en poudre (ou 1 piment rouge séché et coupé en deux)
- une branche de thym frais
- sel, poivre
- un peu de miel (Véro la gourmande en a bien mis 3càs… en même temps ça colle tellement à la cuillère!!)

Lorsque le barbecue est prêt, placer vos petites pommes de terre amoureusement enveloppées dans du papier alu au milieu des braises (il faut prévoir un beau barbuc, genre de ceux qui peuvent faire cuire un boeuf entier…). Puis placer les ribs sur la grille, et penser à badigeonner avec la marinade régulièrement, pour que la viande soit laquée.
Lorsque les ribs sont cuits, vérifier la cuisson des pommes de terre en piquant une petite fourchette discrète, et servir:
- 1 pomme de terre coupée en deux, servie dans son petit manteau d’alu, recouverte d’une crème faite à base de faisselle, sel, poivre 5 baies, coriandre fraîche et ciboulette ciselées, puis d’un peu de cheddar fraîchement râpé.
- les ribs à manger avec les doigts bien sûr! bien croustillants, laqués à souhait, c’est irrésistible!!
- 1 Despe mas.

Et alors là, faut le voir pour le croire, voilà le Doudou tout fièrot: du cochon, une patate, une bonne binouze, tout ça grâce à SON barbecue…  C’est comme si c’était lui qui avait tout fait! Muy macho, le Doudou irradie de bonheur en se frottant la panse… L’image de l’homme le plus heureux du monde.

« Ben et moi, alors?? Je te rends pas heureux?
- Si, mais la bière, elle ne me dit jamais d’éteindre ma Playstation parce que j’ai passé l’âge! Et elle me laisse regarder la Formule 1 en entier… »

Ben mince alors, je suis une mégère ou quoi? Dépitée, moi aussi j’me bois une p’tite binouze…

* Moi, mon Papa, j’aime bien quand il dit à maman que des fois elle l’embête, parce que après maman elle boit des bières et après elle est saoûle et elle est rigolote!! :-S

** Bonne fête à tous les papas, machos beaucoup, à l’occasion ou pas du tout (mais derrière le barbecue souvent!)!! **

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Charlotte poires chocolat

Enfin! les belles chaleurs tant attendues!
On remplit la piscine gonflable, on dîne enfin sur la terrasse (on peut même y petit-déjeuner!), on baisse les stores l’après-midi… L’été arrive, hourra!!

Et puis, très vite, les schtroumphs grognons débarquent… « Ouh la, fait trop chaud!! On étouffe… Une semaine à 35°, c’est trop…Peut pas travailler avec un temps pareil! » (le coup du « peut pas travailler », ça marche aussi en hiver « A trop de givre sur le pare-brise, pas de lumière quand je me lève, trop froid, verglas »… ;-) Amis du J’suis-flemmard-mais-j’assume, bienvenue chez moi!).
Et puis, en cette période de coupe du monde, les garçons veulent jouer au foot:
« Mais, maîtresse, fait trop chaud pour courir, là, comment on fait pour jouer au foot?? »
« Euh… ben… Vous ne jouez pas au foot! Qu’est-ce que vous dites de ça ? »
Sur ce, j’ai droit à des regards hautement indignés, ils ne le disent pas, mais leurs yeux trahissent leurs pensées: « Trop folle, la maîtresse! Pas jouer au foot... » Alors ils jouent quand même, et ils se mettent minables en 5 minutes: je les récupère en sueur, rouges, épuisés et assoiffés, bref, juste comme il faut pour que je les achève d’un « Alors, pour former le futur, c’est très facile, on reprend l’infinitif du verbe et...  »
… et j’en ai trois qui dorment!!
Non, vraiment, pas une bonne idée, finalement, ces grosses chaleurs. Sans parler de ma pelouse qui se transforme en champs de paille, et la météo qui nous annonce qu’il va pleuvoir… mais samedi bien sûr!! Juste pour qu’on ne puisse pas aller à la plage! Faut que j’arrête de râler, ça me donne chaud…

Ben faudrait savoir!! On voulait l’été, le voilà!! Continuer la lecture

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Curry rouge de gambas (la faute à Dorian et Devdas)

Régulièrement, je fais une petite poussée de Bollywoodite, toujours accompagnée d’une envie très impérative de cardamone, garam masala et autres gingembre râpé.
Cette fois, ma Bollywoodite a vécu ses premiers symptômes chez Dorian, qui parlait de manière tout à fait inconsciente de boulettes d’agneau très lascives, de saris et de moules à Kulfi.
Hier soir, la Bollywoodite a frappé: en zappant de manière morne et vitreuse vers minuit et demi, j’ai par hasard échoué sur France 4, où… NON MAIS PINCEZ MOI JE RÊVE!! sévissait l’indien le plus « j’ai-fait-une-bourde-dans-ma-vie-et-je-mourrai-comme-un-chien-galeux-à-cause-de-ça« , j’ai nommé… DEVDAS! (alias le dieu vivant Shah-Rukh Khan! Tom Cruise peut aller se rhabiller…).
Pas de chance, j’arrive et c’est presque la fin… Enfin, c’est à dire qu’il reste encore 1 bonne heure et demie de film (ben oui, tradition Bollywood). Et moi, qui ai vu le film je ne sais combien de fois, je ne peux m’empêcher de rester scotchée à mon écran… Non, même pas mal aux yeux… Non, ai pas sommeil!
« Ah non, tu vas pas encore regarder ce film??!? Y en a pour deux plombes encore!! Tu l’as vu 100 fois!  »
« Oui, oui, Doudou, je regarde juste une danse et j’arrive… »

Je ne peux quand même pas louper la danse de la somptueuse Paro, amour d’enfance de Devdas (jouée par la sublissime Aishwarya Raï, à droite) et de la belle Chandramukhi, courtisane au grand coeur. Ah, les saris, les bijoux, les chorés incroyables, les musiques…

Et donc ce soir, après y avoir pensé toute la journée (« Mais pourquoi elle est bizarre comme ça aujourd’hui, la maîtresse?? »), IL ME FALLAIT UN CURRY! Tout ça, c’était des signes…
Mais trois jours que j’ai pas fait les courses, pas un bout d’agneau en vue (ils ne s’aventurent pas comme ça dans mon frigo, ils ont compris, les malins), plus un brin d’herbe à part quelques branches de coriandre, plus un oignon vert ni rien…
J’ai quand même réussi à débusquer quelques gambas crues qui restaient de Noêl dans mon congel (les pauvres pensaient passer l’été), et allons-y, ce sera tout simple pour ce soir (dès que je croise un bout d’agneau, je lui fais une jolie fête indienne…)

Petit curry rouge de gambas de base, qui m’a permis d’assouvir ma Bollywoodite aigüe.
- Dans une huile bien chaude, faire revenir un bel oignon émincé, jusqu’à ce qu’il soit bien doré (j’aime bien y ajouter une càs de sucre: attention de ne pas faire brûler, ça serait à recommencer).
- Ajouter deux belles gousses d’ail écrasées.
- Ajouter: 1 càs de garam masala, 1càs de cumin, 1 càc de curcuma, 2 graines de cardamone verte, 1 clou de girofle, 1/2 càc de gingembre râpé, 1 càs de concentré de tomates, 2 feuilles de Combava (alias Citron Kafir: normalement j’y aurais mis des feuilles de curry, mais j’en avais plus…). Mélanger.
- Mouiller avec une tasse d’eau, saler  et laisser mijoter 5 mn.
- Lorsque la sauce commence à épaissir, ajouter une petite tasse de lait de coco, une bonne poignée de coriandre fraîche ciselée,le jus d’un citron vert, puis enfin les gambas (je fends leur carapace sur le dos pour qu’elles se décortiquent facilement au moment de les dévorer).
- Laisser mijoter jusqu’à ce que les gambas soient bien cuites (compter 5 bonnes minutes après qu’elles oient devenues toutes roses).
Et voilà!

J’ai servi avec des naans tous prêts de chez Picard, que j’ai tartiné avec délectation de Vache qui rigole (oui, je sais, c’est une honte quand on voit les recettes de cheese naans qui fleurissent sur les blogs, mais qu’est-ce que c’est rapide!!). Et trempé dans la sauce… Ahh, que ça va mieux là, tout de suite (et le soleil y met du sien, c’est un signe…)

Et qui est-ce qui a arrêté de râler parce que j’étais restée plantée devant mon film jusqu’à deux heures du mat’?
C’est le Doudou, avec sa bouche pleine de naan et de curry!
« Faut qu’on chachète un programmch’, y a pas d’aut’ Bollywoodch qui pachent??? »

Allez, comme vous avez été très sage, un petit cadeau…

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Pavés de thon à la crème de coco vanillée

Le mois de juin…

Quel bonheur dans les cours de récré, quand arrive ce mois de juin plein de soleil et de promesses! Les petites filles sortent leurs jupes à volants, les garçons parlent de football (c’est à dire encore plus que d’habitude…), et tous prennent un joli teint de petits biscuits bien dorés.

Jeudi dernier, concert de fin d’année. Toute la journée est consacrée à la grande générale, dans la salle de spectacle, avec musiciens, lumières des projecteurs et costumes. Autant vous dire que pour les 200 élèves de l’école, c’est un grand jour! Et l’excitation commence dès l’entrée dans la cour:
« Maîtresse, c’est aujourd’hui le concert, tu t’en rappelles?
-Maîtresse, c’est quand qu’on prend le bus?
- Maîtresse, j’ai oublié de prendre mon T.Shirt marron pour faire le chameau!
- Maîtresse, et si j’ai envie de faire pipi sur la scène?
- Dites-donc les enfants, on commence par dire bonjour le matin!
-BAANNNJOUOUR MAÎAÎTREEEEESSE! »
J’adore mon job…
Après m’être débattue une bonne demi-heure avec ma meute déchaînée, j’arrive à instaurer un calme relatif, à les mettre en rang par deux et à les compter. Par je ne sais quel miracle, on est complet, et on monte dans le bus à l’heure. Piouf!
Une demi-heure plus tard et beaucoup  d’émotions après (« Lucas, ne touche pas à ce cendrier, c’est sale et… »Maîtresse, y a Antoine qui dit qu’il va vomir… »Mais non Antoine, calme-toi et respire bien, on arrive bient… « Maîtresse, aïe aïe aïe! j’ai le doigt coincé dans le cendrier!! » etc…), on arrive dans la salle de spectacle et enfin!, voilà quelque chose qui leur coupe le sifflet: les projecteurs!
Lumières rouges, bleues, vertes, changeantes et au milieu: EUX! Les Stars! Ils ont tous le nez en l’air, la bouche ouverte, et découvrent l’endroit qui bientôt, sera le théâtre de leur gloire. Très (trop)vite, ils retrouvent néammoins l’usage de la parole.
« Et t’as vu tous les fauteuils? Y en a au moins 10 000! (en fait, 700, note de la maîtresse).
-Et t’as vu, y a des micros comme dans la Star Academy…
- Ouais et si ça se trouve après on fera un CD comme les Choristes…
- Ma mère elle voudra pas que je parte en tournée dans la France, déjà elle veut pas que j’aille dormir chez Geoffrey… »
Les répétitions se déroulent tant bien que mal, les enfants, entre deux baillements et trois nez en l’air pour voir les lumières, arrivent à chanter à peu près toutes les chansons. Cette fois c’est sûr, ils sont prêts pour le grand soir…

Enfin: l’heure est arrivée. Effervescence:  les petits chanteurs courent dans tous les sens, sauf les filles qui se sont faites belles et qui ne veulent pas que leur rose à lèvre se mette à couler; les parents fièvreux, caméra au poing, cherchent la maîtresse de leur bambin des yeux.
Deuxième petit miracle de la journée: à 21h, tout le monde est là, on peut prendre place sur scène (en première partie les petits, CP/CE1, puis en deuxième partie les grands, CE2/CM). En tant que petite débutante, j’ai la chance d’avoir la classe dont personne ne voulait: le CE1/CE2, qui me vaut de courir d’un groupe d’enfants à l’autre toute la soirée.
« Ahh! maîtresse, mais t’étais où? »
Certains doivent croire que je me tapais des cocktails au bar d’en face, mais je n’ai pas le temps de les détromper, le rideau s’ouvre!!!
Et là s’opère la magie des enfants: eux qui étaient indisciplinés, remuants, inattentifs, qui chantaient souvent faux ou à tue-tête pour faire rire les copains lors des nombreuses répétitions, sont soudain transformés en vrais petits chanteurs à la croix de bois, mais en mieux car je sais quelles canailles se cachent sous leur coiffure bien lissée par maman. Des coulisses, je les surveille telle une mère poule. Ils sont si fiers d’eux, leurs sourires et leurs voix d’enfants me mettent la larme à l’oeil.
C’est la fin de l’année, les vacances arrivent, et quelque part cela me rend triste. Lorsque les appplaudissements retentissent et qu’ils lèvent tous leurs petits bras maigres au ciel en criant « Ouaiaiais! », la maîtresse est en larmes.

Le lendemain, après toutes ces émotions, j’ai franchement la flemme de me mettre aux fourneaux, alors j’opte pour une recette toute simple, goupillée au dernier moment en fouillant dans mes placards.
Pavés de thon à la crème de coco vanillée et coriandre qui rappellent à la maîtresse que quand même, les vacances c’est beaucoup mieux!

-Faire mariner les pavés de thon dans le jus de deux citrons verts, sel, poivre, coriandre fraîche ciselée, 1 càs d’huile de tournesol.
- Faire griller les pavés (c’est encore mieux sur un grill qui « fait les marques comme au restaurant! » mais ça doit être aussi bon à la poêle qui fait pas les marques!).
- A part, préparer la crème: dans une casserole sur petit feu, mettre le lait de coco à chauffer, additionner d’une demi-gousse de vanille (prendre soin de râper les graines, et mettre aussi les gousses à infuser).
- Ajouter 1càs de sucre de canne bio (ça, c’est dans mon placard grâce à la bonne influence d’Anaïk!) puis laisser réduire quelques temps.
- Lorsque la sauce a réduit jusqu’à former une crème qui nappe bien la cuillère, ajouter une belle poignée de coriandre fraîche ciselée et quelques gouttes de jus de citron vert.
- Dresser les assiettes: riz au jasmin (nature, car cela permet de bien sentir les saveurs de la crème), quelques cuillères de crème vanillée, pavé de thon, et décorer avec de la coriandre fraîche et une rondelle de citron vert, qu’on peut presser sur le pavé pour un petit goût moins doux et plus acidulé.
Et voilà!

En deux coups de cuillères en bois, un délicieux petit plat parfumé et une crème onctueuse qui font dire « Non, franchement, c’est beaucoup mieux d’être là, toute cool, sans petit monstre qui me vomit sur la robe… Pas vrai les Louloutes?
-Maman, y a Noémie qui a renversé le rouleau de papier dans les toilettes! C’est dégoûtant! »
:-S   ;-)

PS: j’ai regretté pour cette recette de ne pas avoir eu le temps de préparer un petit sambal (condiment à base de tomates, piments et oignons, proche du rougail réunionnais), la prochaine fois il en sera!

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Churros

Dernier petit clin d’oeil au pays basque en l’honneur de mes filles – leur plat espagnol préféré, ce n’est pas la paella, ni la zarzuela, ni même les crèmes catalanes… mais bien: les CHURROS!

Et la recette est tellement simple que ce serait criminel d’en priver mes gourmandes (et leurs parents!)
- Faire bouillir une tasse d’eau avec une pincée de sel.
- Hors du feu, ajouter une tasse de farine en une seule fois.
- Mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène (et très épaisse: vous pourrez croire qu’il n’y a pas assez d’eau, mais en fait… si! Il faut continuer de mélanger…). Emplir une poche à douilles de cette pâte encore chaude.
- Faire chauffer l’huile de friture, puis y déposer les churros directement sortis de la poche. Les laisser frire jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
- Egoutter les churros sur du papier absorbant, et les saupoudrer de sucre.
-Vite les manger pendant qu’ils sont bien chauds et croustillants!!

Et voilà! Parfois, on pousse la gourmandise jusqu’à les tremper dans du chocolat fondu et c’est…. Argh!

Fidèle à sa réputation, Louloute n°2 se sert des deux mains!


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