Trifle pour seconde vie de mon pain d ‘épices – la recette (sans oeufs!)

Bon, tout ça est parti d’une belle plantade…

Toute fière de moi, je brandis un pain d’épices tout chaud, sortant du four… et il sent… hmmmm, super bon.
Incapable de me retenir, je nous coupe très vite une petite tranche, encore fumante, que je goûte du bout des lèvres (et je me brûle, ah la gourmandise… ): ma quel rrrégal!!!

Au bout de dix minutes, je me pose des questions: et pourquoi il devient tout sec comme ça mon pain d’épices???
Et là, je percute: « Purée, les oeufs!!! »

Toutes les recettes de pain d’épices ne comportent pas d’oeufs… Mais celle-là oui… et j’avais oublié de les ajouter… Alors voilà!

Bon, il était quand même délicieux, mon pain d’épices, mais il n’a pas fait comme doivent faire les pains d’épices, c’est à dire devenir plus moelleux avec le temps, et du coup, j’en ai transformé quelques tranches en miettes pour mes trifles (et il m’en reste pour faire des crumbles, de quoi se plaint on??) Continuer la lecture

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Fêtes de fin d’année – canapés, bouchées et autres blinis

Ah, le réveillon du Nouvel An…
La fête, la rigolade, le gin fizz et le malibu ananas…
Les petites robes noires à paillettes, le brushing, les petites chaussures à talons qu’on va regretter au bout de 5 minutes sur le dancefloor…
Le strass, les lumières des stromboscopes, les hurlements de joie quand sonne minuit…

Mouaif… réveil…

« Et maman, on pourra regarder la magie ce soir??? »
…Hein??…
Quoi???
« La ma-gie!! La ma-gie!!! La ma-gie!!! »
Oh, non, pitié, pas la magie…
« Allez, steuuuupléééé, c’est réveillon, on peut se coucher gavé tard, on veut la magie!! La ma-gie!! La ma-gie!!! La ma-gie!!! »
Amis de Patrick Sébastien, bienvenue à la maison!

C’est pas que ça me plaise pas, de faire le réveillon à la maison, comme des vieux en famille tranquilou…
C’est juste que… non, pas la magie!!

A minuit, on sort les sarbacanes, et là ça devient sérieux. Les chats commencent par se planquer sous la table en pensant beaucoup de mal de nous (ça se voit), puis, très vite délogés par des chasseurs fous, poussent leur miaulement déchirant pour sortir et échapper à cette maison d’excités…
« Y sont pas un peu cons ces humains???
- T’as raison… Viens, on s’barre…  »
Louloute n°2 s’énerve, les cotillons restent bloqués dans sa sarbacane, elle triche et nous les balance à pleine main. Et hop, une poignée en pleine poire, Papa!

Minuit vingt, on est épuisés et à bout de souffle, on s’écroule sur le canapé.  Les filles ont le fou rire et gloussent à n’en plus finir. Leurs petits yeux brillants me disent qu’elles trouvent que c’est le réveillon le plus génial du monde.
On est là, tous les quatre.
On se bisoute, on se câline en se disant des  « Bonne année » à n’en plus finir.

Franchement,  qui voudrait échanger ces bisous sur canapé contre… disons… un Nouvel an à Time Square?? « Happy New Year!! » Très peu pour moi…
Ou bien à Sydney, pour voir le Harbour Bridge s’illuminer sous les feux d’artifices hein???
… ou tiens, encore pire, à Nouméa, 30° à l’ombre des cocotiers pour le premier jour de l’année???
Rah!! Ben alors, là… pardon, hein… mais alors… PAS MOI!!! C’est sûr… :-)

Toujours est-il qu’à 02h25, tout le monde est au lit, portable éteint pour ne pas être ennuyée par les copains jeunes qui commencent tout juste à faire la fête (‘sont complètement bargeots de se coucher aussi tard, hein…comment vont faire pour se lever pour le pt’it dej des gosses?? hein??? Ah, c’est vrai, zont pas d’gosses…).

Tapenade sans anchois (sauvons les anchois!)
Mixer au robot:
- 100g d’olives noires dénoyautées
- 1/2 boîte de thon au naturel (albacore)
- 2 càs de câpres
- 2 gousses d’ail écrasées
- sel/poivre

Blinis à l’aneth (pour une trentaine de petits blinis)
- Verser 100g de farine dans un saladier et 10g de levure de boulanger diluée 1càs de lait tiède (sinon, 1/2 sachet de levure chimique, le petit goût de levure en moins).
- Ajouter un oeuf entier, mélanger.
- Monter 2 blancs d’oeuf en neige avec une pincée de sel.
- Incorporer les blancs bien fermes à la pâte. La pâte doit être mousseuse, assez épaisse mais aérienne.
- Saler et ajouter quelques brins d’aneth ciselés.
- Laisser reposer la pâte une petite heure.
- Faire cuire en faisant des petits ronds dans une poêle frottée avec un peu d’huile.

Crème de saumon fumé.
Mixer ensemble: une tranche de saumon fumé, de la ciboulette ciselée, 2 belles càs de crème fraîche épaisse (pas light, c’est meilleur), le jus d’un demi-citron. Bien poivrer, saler légèrement.

Crème de tapenade au piquillos.
Avec les restes de tapenade au thon, j’ai mélangé une càs de caviar de piquillo, 1 càc de crème fraîche. (Pour l’instant, le caviar de piquillos sort tout juste d’un bocal acheté en grande surface, mais je bosse sur une recette…)

Les petits canapés.
* Canapé foie gras mi-cuit, toast pain d’épices et confit d’échalottes (oh miam, je crois que je n’ai pas eu ma dose de foie gras… la photo me donne envie… malheur…)

* Canapé tapenade au thon et lichette de caviar de piquillos (les deux s’allient à merveille, ce qui m’a ensuite donné l’idée de la crème de tapenade).

* Canapé foie gras frais poêlé, toast pain d ‘épices et tranche de tomate cerise poêlée (sur une idée très sympathique de Belle-Maman, tout à fait délicieuse et pourtant je n’aime pas trop le foie frais poêlé)

Bouchées bananes pancetta.
- Couper deux bananes en petits tronçons.
- Couper des tranches de pancetta en deux (il faut deux fois moins de tranches que de tronçons de fruits)
- Enrouler chaque tronçon de banane d’une demi-tranche de pancetta, et faire cuire 5 minutes sous le grill du four.
C’est prêt!
La pancetta a l’avantage d’être (un peu) moins grasse que les tranches de poitrine fumée. Sur la photo, j’ai testé avec les rondelles de chorizo (mais celui-là, je le préfère avec de l’ananas!).

Bouchées tomates-cerises et crème au citron (idée piquée chez Mitsuko)
- Mixer 3 càs de crème fraîche épaisse, 1/2 boîte de thon au naturel (albacore), le jus d’un demi-citron, sel/poivre. (dans la recette de Mitsu, c’est du fromage frais et ça doit pas être mal du tout, mais je n’en avais pas)
- Couper un petit couvercle aux tomates cerises et les évider en douceur (si vous voulez que vos tomates tiennent bon, penser à couper un tout petit talon à la base pour qu’elles tiennent debout… moi je n’y ai pensé qu’APRES les avoir remplies, je vous dis pas le jeu d’adresse…)
- Remplir les tomates évidées avec la farce au thon (avec une poche à douilles, c’est fastoche)
- Mettre au frais.

Et voilà!

En attendant
que nos filles soient grandes, qu’elles refusent catégoriquement de passer le réveillon avec leurs vieux croulants de parents, et qu’elles cessent de réclamer des bisous sur le canapé familial, je déguste mes bouchées en même temps que le goût du bonheur…
Et tant pis si pour ça, il faut regarder la magie! :-)

A TOUS ET TOUTES, je vous souhaite une excellente année (pour certains, ce n’est que la troisième fois au moins!!;-)).

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Panacotta crème de coco

Je continue de faire joujou avec mes cassolettes (c’est pour que Doudou me dise pas: « Pff, t’achètes des trucs et tu t’en sers pas! »).
Pour recevoir mes copains à la maison, j’ai bidouillé ce qu’on appelle entre nous « une assiette de merdouilles » (le nom nous vient d’une excellente pizzeria Bordelaise, malheureusement toujours prise d’assaut et où c’est comme chez Mickey: il faut faire la queue pendant une heure avant d’avoir une table… Peppone pour ceux qui connaissent).

Merdouille n°1: panacotta au coco (pour faire plaisir à Florent)
Merdouille n°2: chantilly toute bête à la vanille (mon pêché mignon… enfin, je veux dire, l’un d’entre eux…)
Merdouille n°3: le coulant de l’extase, dans les mini-soupières.

Panacotta crème de coco.(recette pour 6 petites verrines, ou une quinzaine de cassolettes)
- Faire fondre 2 feuilles de gélatine dans de l’eau froide (d’habitude je mets de l’agar agar, mais là je n’en avais plus)
Faire chauffer dans une casserole:
-25cl de lait
-25 cl de crème liquide entière
-25 cl de crème de coco (plus épais que le lait en boîte, elle est généralement vendue en petites briques: c’est la partie la plus grasse du lait de coco)
- 50 grammes de sucre en poudre.

- Quand le mélange arrive à petit frémissement, éteindre le feu et ajouter la gélatine essorée. Bien mélanger.
- Verser dans des petits verres (ou cassolettes pour faire des merdouilles) et laisser refroidir.
- Quand le mélange est à température ambiante, mettre au réfrigérateur et laisser prendre au moins 3 heures.

- Au moment de servir, décorer avec de la noix de coco râpée et quelques billes (ou copeaux) de chocolat  (les petites merveilles de chez Detou, que j’ai failli becqueter entièrement comme ça, tellement elles sont bonnes!)

Et voilà!

Avec le coulant et la chantilly, c’est simple, mais effet garanti!

Pas de chance (;-)), j’avais un peu mal prévu les proportions, il y avait de tout en trop grandes quantités! (mince, alors!) Ce qui fait que j’ai pu mettre le reste de ma pâte dans mes moules pyramides (la version qui marche bien aussi!) , et le tout s’est parfaitement bien tenu au frigo toute la nuit (par contre, de 7, le nombre magique passe à 10 minutes, vu que la pâte est froide, et durcie). On a pu se régaler à nouveau le lendemain!

Petite séquence photos pour les gourmands…

 

 

 

Et aussi une autre assiette de merdouilles vue chez Cathy de la Marmite. C’est si zoli!!:-)

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Assiette de délices croustillants – ôde à mon wok #3

Depuis que je traîne sur la blogosphère, je me rends compte que la friture impressionne certain(e)s, voire qu’elle les effraie!!
Et alors on est très étonnés, mon Wok et moi, parce que si y a un truc qui nous connait bien, c’est la friture!! (j’aurais préféré que ce soit un truc plus classe, mais c’est comme ça…:-S).

Il faut dire que chez les Indonésiens, tout est frit: les nouilles (bahmi goreng), le riz (nasi goreng), le tofu (tahu goreng) les oeufs que prenaient mon grand-père au petit dej’ (dok goreng), bref, le goreng, c’est leur truc!
Et donc, le mien!

Le truc avec la friture, c’est que l’huile doit être absolument propre. On ne lésine pas avec l’huile de friture… on la change dès qu’elle fume (même un peu). C’est le seul moyen pour avoir des produits bien croustillants, et pas gras. Le mieux est l’huile d’arachide, elle supporte très bien les hautes températures (c’est pour ça que les chinois l’utilisent aussi pour les produits à faite sauter au wok, sur flamme très puissante).
C’est peut-être une question de « reconnaissance morpho-sociologique« , mais je maigris à chaque fois que je vais passer quelques temps chez ma grand-mère!! (et je ne vous ai pas encore dit tout ce qu’elle est capable de faire frire!! ;-) )
J’affirme donc que la friture, ça fait maigrir!!

Les recettes de cette assiette de délices ne sont pas indonésiennes mais chinoises, mais la nationalité des plats, hein, mon Wok s’en fiche!!
Il frétille d’allégresse et me rend encore une fois la vie bien belle: un grand wok, dans lequel je fais frire au moins douze nems à la fois (gain de temps phénoménal pour la cuisinière moderne qui veut être aux fourneaux et au petit verre de vin blanc en même temps!;-))
J’ai sorti ces petites merveilles à notre dernier repas de copains profs d’école, et par mes baguettes! c’était bien sympathique!

Ces petites bricoles sont généralement bien appréciées de tous les convives, et quand on prend le coup de main, on peut facilement faire 4 assiettes comme celle-là en moins de deux heures! (j’vous jure que c’est vrai!).

Raviolis chinois au crabe et aux crevettes. (pour une 20taine de raviolis)
- Préparer la farce: hâcher une grosse poignée de crevettes crues décortiquées, 100 grammes de miettes de crabe, quelques brins de ciboulette ciselée, 1 dé de gingembre de 1 cm de long.
- Assaisonner cette farce avec sel/poivre/une lichette de sauce soja.
- Préparer les raviolis en étalant une càc de farce sur des feuilles Won Ton (petites feuilles carrées que l’on trouve dans les épiceries asiatiques au rayon frais).
- Fermer les raviolis en formant une petite bourse, mouiller les bords avec de l’eau pour les coller (je pratique le pliage ultra-rapide dit du « N’importe comment, de toute façon c’est joli » ;-) )
- Juste avant de déguster, faire frire dans une huile bien chaude jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés, égoutter sur du sopalin.
- Servir avec une sauce aigre-douce.
Et voilà!


Beignets de crevettes. (pour une 40taine de beignets)
Préparer la pâte à beignets:
- Mélanger 150 de farine de blé, 50g de fécule de pomme de terre, 1 sachet de levure chimique, 1 belle pincée de sel.
- Ajouter 1càs d’huile et 1 oeuf.
- Ajouter progressivement 1 petit verre d’eau, arrêter dès qu’on obtient une pâte homogène, bien épaisse et souple (la pâte doit coller aux crevettes et former un couche épaisse).

-Juste avant de déguster, trempouiller les crevettes crues dans la pâte (ce n’est pas évident car la pâte colle aux doigts!), et faire frire dans l’huile bien chaude.
- Retirer quand les beignets sont bien dorés, et égoutter sur du papier sopalin.
- Servir avec du citron vert et une sauce aigre-douce.

Et voilà!


Nems (ou pâtés impériaux).

Je vous renvoie à ma recette habituelle, ma bonne vieille recette de toujours, celle que je pourrais faire les yeux fermés, celle qui a fait succomber Doudou (ce pauvre Doudou qui n’avais JAMAIS mangé chinois avant de me rencontrer, vous vous rendez compte??? Faut dire qu’il n’avait que 15 ans, le pauvre… ;-) ).
Les nems de l’amour, en quelques sortes! ;-)

Et voilà!

Une belle petite assiette qui, même si elle ne vous a pas pris si longtemps que ça, va être dévorée en moins de temps qu’il ne vous en a fallu pour la préparer! (malheureusement, c’est souvent comme ça, en cuisine, hein…)

Allez, Audrey, répète après moi: « La friture est mon amie!! Elle n’est pas (forcément) salissante, et ne fait pas (forcément) grossir » :-D
(Non, toujours pas?? Tu préfères venir manger les nems à la maison?? D’ac, ça me va!! ;-) )

 

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Homard de Noël – petit drame en cuisine

Je ne sais pas ce qui s’est passé au juste…

Je faisais la queue tranquillement chez mon poissonnier, le 24 décembre sur les coups de 10h (je me suis extirpée du lit comme un zombie pour ne pas arriver après la bagarre, quand y aurait plus rien, d’habitude je suis plutôt la cliente qui arrive en vrac à 12h54 (6 minutes avant la fermeture) et qui dis « Vous n’avez plus de crabes??? Ni de gambas??? Roh, ben z’avez pas grand chose mon bon monsieur!!! »).

La queue, donc.
Je récapitule dans ma tête: une douzaine d’huîtres pour Doudou, des crevettes roses, grises, bigorneaux et trois bulots. Et z’auraient pas du citron, par hasard?
C’est mon tour.
Et là, ma bouche s’ouvre en même temps que mes yeux se posent sur un homard nageant lascivement dans son aquarium.
Et de ma bouche sortent des mots:
« Un homard breton, s’il vous plaît! »

A peine le temps de réfléchir à ce qui vient de se passer (avec le recul, je suspecte Patrick et Alhya d’être responsables), que déjà le poissonier m’en agite un sous le nez, au bout de sa pince articulée que j’ai mentalement nommée « The Lobster Leathal Trap » (le piège mortel des homards).
« Cui-là, ça vous va??
- Hein?? Ma foi, oui!?! »
En fait, j’en sais rien, je n’ose pas regarder le homard en face…

Hop, dans la poche plastique.
« Vous penserez à le sortir de la poche en arrivant, hein, mon petit?
- Bien sûr! »
Je prends un air savant. Au fond de moi, je panique: « Le sortir de la poche, quoi, avec mes mains?? Mais je vais en faire quoi jusqu’à ce soir??? »

A la maison, je force Doudou à prendre les opérations en main. J’ai lu chez Patrick que le mieux est de les endormir au froid, dans le noir. Hop, dans un saladier, recouvert d’une assiette, sur la terrasse (il fait -5° depuis trois jours, ça tombe bien… Quoi, un être VIVANT dans mon frigo!!???). J’ai aussi lu chez Alhya que le moins cruel est de les couper direct, schkraaak! moins douloureux que de les cuire à petit feu. Allez, hop, au dodo monsieur Homard.

Quand arrive l’heure fatidique pour les homards (après les huîtres et le foie gras), Doudou va chercher le saladier.
« Bon, il doit bien dormir, là…
- Pas du tout, il bouge…
-Quoi??? Oh my GOD!!! »
Au moment où je suis de tout coeur avec Nico (c’est à dire au moment où je cours me planquer dans le cellier), mon regard croise le homard, sur le dos, sur la planche à découper. Doudou est devant, avec mon hâchoir chinois (celui qui coupe une pastèque en deux d’un seul coup). En une fraction de seconde, tout bascule.
« Oh mon Dieu, mais on peut pas faire ça!!! (moi, hurlant du cellier)
- Ben pourtant, si on veut le manger…
- Mais c’est horriiiible!!
- Et tu veux en faire quoi??
- On n’a qu’à le garder, et l’élever… J’irai lui acheter un petit aquarium, on l’appelera « Survivor », et quand il sera grand, on le rendra à l’océan et… »
Shhhkraaaaak!!  …..
«  Bon, ben c’est réglé. »

Oh my God…

Par respect envers Survivor (qui du coup n’a pas survécu du tout…), je ne vous donne pas la recette (juste vous dire que j’ai fait une bidouille en me rappelant la recette du Pôpa d’Alhya, avec du beurre fondu à la coriandre que j’ai versé avant et pendant la cuisson au four, que j’ai mis les pattes au four 5 minutes avant le reste, ensuite 10 minutes pour le tout, et enfin une lichette d’Armagnac pour flamber tout ça). J’ai servi avec le risotto aux pleurottes des surfeurs,mais sans les langoustines (le comble pour un homard breton, faire son dernier voyage avec des surfeurs Australiens).

Là où j’ai vraiment failli pleurer, c’est quand j’ai vu le nom de l’Armagnac… :-S

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Achard de légumes des îles (suite de mon boudin de Noël)

Ce achard est délicieux en salade mais aussi en accompagnement de grillades, de boudins de Noël évidemment, ou en condiment à servir avec tout plat accompagné de riz blanc.

Achard de légumes des îles.
Légumes (à varier selon les goûts): haricots verts coupés en petits tronçons, chou (vert ou fleur, ou les deux!), carottes râpées, oignon émincé très finement, un ou deux piments rouges (ou un piment antillais entier).

-Dans une poêle, verser un trait d’huile de tournesol.
- Ajouter deux gousses d’ail écrasées, un dé de gingembre râpé d’environ 2cm, 1 càs de curcuma, sel et poivre.
- Ajouter les légumes préparés et laisser cuire 5 minutes (les légumes doivent rester très croquants).
- Verser dans un saladier et laisser refroidir.
- Lorsque les légumes sont froids, assaisonner avec de l’huile de tournesol et du vinaigre (je mélange toujours un peu de vinaigre blanc et de vinaigre rouge).

Et voilà!

Le achard peut se consommer aussitôt, bien froid, mais on peut aussi en faire des conserves en le mettant dans des pots à stériliser dix minutes dans de l’eau bouillante.
Il existe de nombreux achards, de citrons, de piments, de coco, autant de délices pour faire varier les plaisirs!

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Petit brunch de Noël – défilé d’oeufs cocotte, spéciale dédicace à Caliméro mon pote d’enfance

Petit brunch de Noël…

Enfin, j’étrenne le petit toqueur à oeufs que Chantal avait gentiment commandé pour moi sur internet (après nos essais à l’atelier des chefs). Des semaines que ce toqueur me regardait du haut d’une étagère…

Le toqueur est un petit ustensile très rigolo et totalement utile, qui vous permet de décapiter vos oeufs d’un coup sec, en laissant une coupure bien nette et propre!!!
Ahh!! Qu’est-ce que vous dites de ça??

Numéro un au classement du superflu!!!

Bon, comme c’est Noël, c’est l’occasion également de sortir mes petites cassolettes trouvées à un prix dérisoire cher Carrefour (2 euros 50 les six, vraiment, est-ce que ça vaut le coup de s’en priver??), petites cassolettes qui sont elles aussi totalement superflues mais tellement crognonnes!!

Toqueur_casse_1 Toqueur_casse_2
Premier essai… Oups, j’ai été un peu fort …            Deuxième essai: ahh!!! C’est nettement mieux!

Le principe du toqueur est simple: on le pose sur le côté le plus pointu de l’oeuf. On actionne le petit ressort (ou la petite bille en métal selon les modèles), ce qui percute l’oeuf d’un coup sec, et qui le fend de façon très précise (onde de choc, nous a dit le chef à l’atelier… ouah… C’est pas de la rigolade, hein?). Il ne reste plus ensuite qu’à enlever délicatement la coquille, on peut si besoin glisser une petite lame de couteau pour éviter de tout massacrer si, comme moi, vous avez des gros doigts de trolls.

Ces oeufs ainsi décapités sont à mettre à cuire par la technique dite du « flottement au bain marie », mais on peut aussi mettre l’oeuf au micro-ondes dans une boîte spéciale (genre Tupp).
Pour ceux qui se risqueraient à la technique de la flottaison: attention!! Les gourmands qui remplissent trop leurs oeufs se verront condamnés au coulage!!! Il faut vider un peu l’oeuf, et veiller à ne pas trop abuser des garnitures!!! Attention également, en cuisant, l’oeuf devient plus lourd! Donc gare, la coulaison vous guette!

Pour les versions cassolettes, je n’ai utilisé que des moitiés d’oeufs (facile pour les blancs, pas évident par contre pour les jaunes!!).
J’ai mis à cuire dans un bain-marie, au four à 180° (attention, plus les cassolettes sont petites, moins il faut les laisser!! Compter 2 minutes pour les toutes petites forme crèmes brûlées, et 5 minutes pour les plus grosses en forme de soupières).

Pour chaque version d’oeufs cocotte, j’ai mis: une petite cuillère de crême fraîche épaisse, un peu de ciboulette ciselée, une pincée de sel de guérande et un tour de moulin poivre cinq baies.

Version fois gras: faire cuire au bain-marie dans une casserole (attention au sabordage!!) et ajouter le foie gras mi-cuit au moment de servir.
Version légumes d’été (servie dans la cassolette soupière): ajouter une lanière de piquillo confit (en bocal), un morceau de coeur d’artichaud confit (en bocal).

Version gourmande (ma préférée): une petite cuillère de confit d’échalottes (en bocal), une de caviar de piquillos (bocal d’artisanat basque).

Version de la mer: une petite cuillère d’oeufs de lompes et remplacer la ciboulette par de la coriandre. Presser une lichette de citron après avoir fait cuire.

Version sud ouest (la préférée de Doudou): une petite cuillère de confit de cèpes (en bocal), ou bien des cèpes sautés avec du persil si vous en avez!!

Et voilà!!

Verdict: on s’est régalés!

Pour poser mes petits oeufs, moi qui n’ai pas de coquetiers, j’ai improvisé des petits coquetiers/verres à liqueur. Une version « herborium », avec du sel brun et deux brins de ciboulettes, genre nature morte (!!… sans commentaires…), et un autre version « girlie », avec du sucre rose pour faire zoli.

Allez voir aussi la version « coquetiers mangeables » de Chantal, qui en jette!!

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