Panacotta – trilogie sous le soleil et tri sélectif

Décidément, y a plus de saison ma bonne dame… Tout ce soleil, toute cette douceur, ça fait chaud au coeur, mais… Evidemment on ne peut pas s’empêcher de penser aux  causes écologiques, et à s’inquiéter du sort de nos successeurs sur cette planète.
J’écologise, même si tout cela peut sembler dérisoire dans cette mer industrielle et destructrice…
C’est décidé, je fais AUSSI gaffe à mon chariot… Les petites crèmes dessert, promis j’essaie d’en faire plus souvent maison … (et le surimi, promis Patrick j’en n’achète plus!!)

C’est simple, mon nouveau fantasme s’appelle Nicolas Hulot!! ;-) C’est beau un écolo bien c***llu qui monte au créneau, nan?

Panacotta à la vanille. (recette tirée de Délices de lait, par chez Marabout)

- Mettre 25 cl de lait et 25 cl de crème liquide entière dans une casserole.
- Sucrer avec 50g de sucre (la recette disait 70g, mais j’ai mis 50 et c’était très bien…).
- Racler les graines d’une gousse de vanille dans le mélange lait/crème, puis mettre la gousse ouverte dans la casserole.
- Faire chauffer jusqu’à frémissement, ajouter alors 1 càc d’agar agar, puis éteindre le feu.
- Laisser refroidir.
- Ôter les gousses de vanille. Bien mélanger.
- Répartir la panacotta dans différentes verrines. Attendre qu’elles soient bien refroidies pour les mettre au frigo, et laisser prendre pendant trois heures.

Verrine vanille/passion
Repartir la pulpe d’un maracudja sur une verrine à la vanille. Le côté acidulé du fruit s’accorde délicieusement avec la vanille sucrée, et le croquant des petites graines est très sympathique!

Verrine vanille/ goyave/ passion.
- Verser de la purée de goyave au fond d’une verrine (j’ai achetée la mienne chez Detou, j’appréhende déjà de ne plus en avoir, elle est délicieuse, avec un vrai goût de goyave…)
- Verser la panacotta encore tiède par-dessus, le plus doucement possible (les deux liquides se mélangent, laisser faire).
- Attendre que la verrine soit totalement froide et laisser prendre au frigo pendant trois heures.
- Répartir la pulpe du maracudja sur la verrine au moment de servir.

Et voilà!

C’est délicieux… Et tellement rien à faire…

Après ça, on rince la briquette de crème vide à l’eau chaude (pas trois litres, non plus), on l’aplatit et hop! Dans la poubelle à cartons… Encore mieux, certaines écoles collectent les briques en ce moment, elles sont transformées en papier cadeau pour l’Unicef, qui utilise une partie des bénéfices pour des repas et des vaccins (opération Brikkado).
On n’oublie pas le bocal de purée de fruits dans le container à verre (zéro perte au recyclage), le sachet d’agar agar au papier, le couvercle dans la poubelle à métaux, les gousses de vanille rincées et séchées dans un petit bocal de sucre, et les peaux des fruits dans le jardin à composter… (nan, là j’affabule, j’ai pas (encore) de composteur… Mais ça va venir!)

Et on déguste son dessert pénard, au soleil…
C’est bon, d’écologiser…

 

Cette entrée a été publiée dans Entremets, Italie. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Aumonière de pommes et fondue de Magnificat

Encore un goûter de grosse gourmande… C’est à cause de mes filles… Elles ont dit:
« Et si on faisait un gâteau?? »
J’ai dit:
« Ah non, pas encore un gâteau!!! Ca suffit les gâteaux…
- Bon, ben et si on faisait des crêpes??
- …Tiens???… Oui, ça fait longtemps, et en plus, les crêpes, c’est léger… » (mouarf mouarf mouarf, non mais qu’est-ce qu’il faut pas entendre…)

En plus, ça tombe bien, on a une recette dans la famille… d’où vient-elle?? Nul ne le sait… Il me semble que quelqu’un l’a donnée à ma tantine Evelyne qui l’a donnée à Maman, qui me l’a donnée, mais d’où la tenait la Tantine?? Mystère…
Toujours est-il (avant que vous ne mourriez d’ennui) qu’elle s’appelle « recette des crêpes légères », et qu’elle ne fait AB-SO-LU-MENT pas grossir… (on a testé, c’est prouvé…). Donc, du coup, on peut en profiter pour soigner la garniture!! (allez, ne me dites pas merci, c’est tout naturel…);-)

Pâte à crêpes légères
Pour 6 personnes (enfin, ça dépend de combien on s’en empiffre à soi tout seul…)
150g de farine, 50g de maïzena, 1 pincée de sel, 15cl d’eau, 1/2 sachet de levure chimique (qu’on peut remplacer par 10cl de bière blonde), 3 càs de beurre fondu, 15cl de lait, 4 oeufs, 4 càs de rhum, 2 sachets de sucre vanillé, 1 zeste de citron râpé (facultatif).
Personnellement, je mets tout dans le robot, et roulez jeunesse!!
Si vous faites la pâte à la main, mélangez tous les ingrédients secs, puis commencez à délayer avec les oeufs et le beurre fondu, puis ajoutez les liquides (le but étant d’éviter les grumeaux…)

Fondue de Magnificat.
Dans une casserole à fond épais, faire fondre une belle poignée de caramels avec un peu de crème et autant de lait (je dirais 10cl de chaque… quantités laissées à l’appréciation des gourmands, mais je signale qu’une fois bien fondue, la crème reste tendre et peut se mettre dans un petit pot bien fermé… A bon entendeur…).

Garniture pommes braisées.
Simplement des quartiers de pommes revenus dans une noisette de beurre et saupoudrés de sucre vanillé (on peut jouer avec la fève Tonka, la cannelle, le gingembre… ).


Dressage.
Garnir le centre d’une crêpe de pomme braisée, refermer la crêpe comme une petite bourse et fixer avec un pique en bois (on peut aussi nouer avec une gousse de vanille coupée en lanières fines, si on a envie de faire joujou et qu’on est pas pressés de dévorer l’aumonière…). Verser un fond de fondue de magnificat dans une assiette, poser dessus l’aumonière. Arroser d’un peu (ou beaucoup!) de fondue.

Et voilà!

Si on veut servir ça en dessert à ses invités, on peut tout préparer à l’avance, et tout réchauffer  au dernier moment avant de dresser. La clâsse… lol

Hmmm, la pomme fondante, le caramel onctueux…
On peut pousser la gourmandise jusqu’à faire flamber ses pommes dans un peu de calvados ou de vieux rhum (je suis toujours très fidèle au vieux rhum, agricole, de Martinique, c’est sentimental…)
Et si on est encore pire qu’un gros gourmand (ne tournez pas la tête, ça vous concerne tous!!!), on peut rajouter une petite cuillère à soupe de crème fraîche dans l’aumonière avant de fermer… Au contact de la pomme chaude, la crème fond doucement et s’échappe voluptueusement de l’aumonière quand on plante sa fourchette dedans…

Et là... c’est diabolique!! (absolument plus léger du tout, évidemment, mais à se frapper!!)

Les filles n’y connaissant rien, elles me réclament une version chocolat… Eh oui, c’est comme ça les gosses de bloggueuse:
« Caramel fondu? Pomme braisée?? Moi zaimerais mieux ssocolat!! »
Et moi, je m’éxécute… Chocolat noir, une touche de beurre, allons y…
« Et zaime bien comme au restaurant, avec les noisettes… »
My god!! Pas de noisettes!!
« Heu, y a que des amandes, ma chérie… Ca ira?? (voix tremblante de mère tyrannisée par ses lardons)
- …. Mouiff, ça ira… Merciiii mamaaaan! » (Ah!! quand même…)

Le chocolat, finalement, c’est là que je le trouve le plus beau: autour de la bouche de mes gosses… xxx

Cette entrée a été publiée dans À l'assiette, Douce France. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Assiette de deux raviolis façon Sud-Ouest pour le Kiki #14

Je jure que c’est Doudou qui l’a dit… Je n’ai rien fait, rien suggéré, et il l’a dit:
« Et si on allait t’acheter un laminoir??« 

J’vous jure que c’est vrai!!

Alors, ben, hein, j’ai pas dit non!!
C’est vrai que ça faisait un moment que j’en avais envie, et que ce dernier Kiki était un vrai supplice… Mais j’ai rien dit, j’ai été sage comme tout… Comme quoi, les enfants sages sont toujours récompensés…

Je crois que Doudou était très fier de mes vidages de placards en cours, et il s’est sûrement dit: « Allez, elle le mérite bien! » (et c’est vrai!). Ou bien il s’est rappelé des étoiles dans mes yeux le jour où ma copine San a sorti son laminoir et qu’on a fait des ravioli ensemble… Il a du me trouver belle, couverte de farine, des paillettes plein le regard! (lol)
Je ne sais pas trop ce qui lui est passé par la tête à vrai dire, je n’ai pas trop creusé, des fois qu’il change d’avis!!
Je commence donc par un grand merci à Alhya, pour ce thème absolument génial!! ;-)

Pour l’occasion, j’ai choisi la recette des pâtes « spéciales grosse bouffe » de Jamie Oliver. Il en fait d’autres appelées « pâtes vite faites pour tous les jours« , mais eh, oh!! c’est quand même la première fois que je fais des ravioli toute seule comme une grande!!

Pâtes fraîches spéciales, à la Jamie.
Pour 4 personnes (enfin, qu’il dit l’english, mais en fait on peut facile nourrir huit personnes avec ces quantités!)
- 150g de farine à pain (type 55)
- 350g de semoule très fine.
- 2 gros oeufs frais
- 8 jaunes d’oeufs extra-frais (oui, c’est beaucoup, mais Jamie en met 10, lui!!!)
Tout mélanger jusqu’à obtenir une pâte bien homogène et souple (ça m’a pris 2mn et un minimum d’effort grâce à mon robot et son crochet pétrisseur).
Si la pâte est collante, ajouter un peu de farine.

Perso, j’ai utilisé de la farine complète, parce que je n’avais que de la type 45 et j’avais peur qu’elle soit trop fine.

Le top du top, c’est que même en « Kikitant« , je continue de VIDER MES PLACARDS… En y jetant un coup d’oeil, j’ai sorti ça: un bocal de foie gras que j’avais fait l’an dernier pour Noël, un bocal de cèpes et un petit sachet de bolets déshydratés (les deux donnés par ma meilleure amie), et une boîte de cuisses de canard confites. Ca peut faire un peu « chicos » d’avoir du confit de canard dans ses placards, mais ce n’est pas le cas par ici… J’ai été très étonnée en m’installant dans la région de voir que ce n’était pas une idée toute faite: dans le sud-ouest, ils mangent beaucoup de canard les gens!!

Alors oui, ces recettes ne sont pas très originales, elles font carrément « Cuisine de nos terroirs« , plus que « Cuisine fusion des îles« , mais elle ne me sortaient pas de la tête depuis des jours… Je n’avais envie que de ça… Et franchement, c’est… TOP GOURMANDISE!!! (je viens juste de mettre mon assiette dans le lave-vaisselle, mais j’aurais presque pu la ranger directement! ;-) ).

Ravioles au confit de canard et cèpes persillés.
- Faire sauter un petit bocal de cèpes dans un fond d’huile d’olive.
- Parsemer d’ail écrasé et de persil frais, saler, poivrer.
- Sur une bande de pâte, étaler à intervalles réguliers un petit tas de cèpes et de confit de canard effiloché. Badigeonner les contours de la farce avec un oeuf battu en omelette.
- Recouvrir d’une deuxième bande de pâte, bien appuyer tout autour de la farce pour qu’elle se colle, en laissant la farce faire des petits « paquets » dans la paume de la main.
- Couper avec une roulette à ravioli (pour les petites vaguelettes joiles) ou un couteau classique.


Raviolis au foie gras.

Tout simplement, étaler une bande de pâte fine, installer un petit morceau de foie à intervalles régulier, badigeonner d’oeuf, recouvrir d’une deuxième pâte et couper.

ATTENTION! Ne faites pas comme moi, ne posez pas vos ravioli direct dans une assiette: la pâte super fine + la farce assez lourde + assiette collante = ravioles qui se déchirent! J’ai limité les dégâts mais quelques uns étaient franchement pas présentables (mais on les a quand même bien dévorés!!). Donc, on farine et on pose les merveilles sur du papier sulfu, ce qui n’empêche pas de faire des étages (San, fais pas les gros yeux, j’avais oublié…)

Crème de bolets.
- Faire réduire à petit feu 40 cl de crème liquide entière.
- Saler, poivrer, et ajouter 1/2 bouillon de volaille aux fines herbes.
- Plonger 1 belle poignée de bolets déshydratés (ou tout autre champignon à votre convenance). En gonflant directement dans la crème, les champignons vont la parfumer puissamment.
- Parsemer de la ciboulette.

Dresser (de préférence dans des assiettes chaudes, le ravioli refroidit encore plus vite que ses frangines les pasta).
- 2 ravioles au confit, 3 ravioli au foie gras, une louchette de crème de bolets, quelques brins de persil, et un ou deux copeaux de parmesan finement râpés à l’économe…
Vite!!! A table!!

Et voilà!


Gros plan sur la raviole au confit…


Gros plan sur le ravioli au foie gras (je sais pas pourquoi celle-ci est toute jaune… ??)

 

Verdict: un VRAI régal… Les cèpes, dont je ne raffole pas car trop souvent gluants, sont délicieux et très bien accompagnés par le confit (pas une nouveauté, cette association). Le foie gras des ravioli arrive là-dessus et rend tout absolument parfait, en ajoutant une touche d’onctuosité…
La crème de bolet, que j’ai copiée sur celle de San, est douce et très parfumée, bref… Un MASSACRE!!
Là, je serais bien allée comater sur le canapé pour savourer ce moment de bonheur tranquille avec le Doudou, mais si je traîne, l’heure du Kiki aura sonné!

Un grand merci encore une fois à Alhya pour ce thème bien choisi… Grâce à toi chère Turtle j’ai encore passé une étape qui me semblait insurmontable! (et grâce au laminoir, faut pas rêver, non plus… ;-) )

Cette entrée a été publiée dans Canard, Douce France, Pasta. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Le chinois d’Anne… et tests de pâtes de praliné

Il y a quelques temps, j’ai craqué sur le chinois d’Anne
Rappelez-vous, c’était juste à la fin des vacances de Toussaint, j’en ai ramené à mes collègues pour la pause-café (mais si!! Rappelez-vous!! C’était le jour du service de cantine!!).

Pour ce chinois, mon dilemme a été le suivant: Anne y met du pralin en poudre… Mais de cela, point dans mes placards.
Par contre, j’avais un petit pot de praliné noisettes partagé avec Audrey, qui avait été faire un tour chez Detou (pas de morceaux, un peu grassouilloux, avec de l’huile dessus…et très sucré).
D’autre part, j’avais un pot de praliné amandes acheté à la Grande Epicerie pendant la rencontre bloggueurs à Paris, mon seul achat dans ce lieu superbe mais onéreux… (avec des petits morceaux, nettement moins huileux et aussi beaucoup moins sucré).

Amandes, noisettes???
Grassouilloux, , pas grassouilloux??
Très sucré?? Moins sucré???

Mon coeur balançait…

Donc, j’en ai fait … UN DE CHAQUE!! (je suis sûre que vous auriez fait pareil, pas la peine de me faire les gros yeux!!)

La première photo est donc au praliné amandes. Verdict: un pur régal! Pour les yeux, d’abord, ces jolies volutes sont franchement ravissantes, non? Pour le palais ensuite, le praliné amandes était vraiment délicieux et très fin. La mie, hmmm, aérienne!

La deuxième photo est la version praliné noisettes. Verdict: un pur régal! Aussi!
Le côté très sucré n’était absolument pas gênant au milieu de toute cette mie fondante, quand au grassou, il rendait il me semble la mie encore plus moelleuse!

Double réussite, donc, et un grand merci à Anne, que j’ai scrupuleusement copiée, sans rien changer!!
Je me suis promis une version chocolat pépites si je réussis à gagner mon pari du « J’achète rien et je vide tout! ». Si  c’est pas de la motivation, ça!!!

Pour la recette, je vous laisse aller voir chez Anne, c’est merveilleusement expliqué et détaillé, avec plein de photos, à la Anne!
Seule différence, au lieu de saupoudrer le pralin, j’ai étalé la pâte avec les doigts (oh, ben mince, j’en avais plein les doigts après ça, il a fallu que je les lèche!! ;-) ). Seul petit regret: j’ai voulu économiser mes pâtes de praliné, j’en ai mis un demi-pot à confiture dans chaque… j’aurais du tout mettre!!! :-P

 

Cette entrée a été publiée dans Douce France, Grignotages. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Tajine de veau aux pommes et vinaigre de cidre

Bon, je classe cette recette dans la catégorie Algérie/Maroc, mais en gros c’est juste un super bidouillage qui a au final de doux parfums d’orient… Evidemment, pas très marocain, le vinaigre de cidre… En plus, toujours pas de plats à Tajine par chez moi, c’est donc une vraie escroquerie, cette recette!! ;-)

Toujours dans l’optique de faire le vide absolu dans mes placards et mon congel, j’ai farfouillé et j’ai trouvé: du sauté de veau dans mon congel, ainsi que de la coriandre que j’avais achetée fraîche, lavée et congelée. Des pommes du verger ramenées par les petits CP en vadrouille. Une bouteille de vinaigre de cidre, des épices à profusion, des graines de sésame dans mes placards. Voici donc l’arnaque du mois! VIDAGE DE PLACARDS!!

Sauté de veau aux pommes et vinaigre de cidre.

- Dans une petite cocotte, faire sauter 1 oignon émincé jusqu’à ce qu’il soit bien doré (la cocotte ne doit pas être trop grande pour que la viande cuise dans son jus).
- Ajouter le veau dégraissé, coupé en gros cubes, et faire dorer (environ 150g de viande par personne).
- Saupoudrer d’une belle pointe de couteau de chacune des épices suivantes: coriandre moulue, curcuma, cumin, sel,  et ajouter un bâton de cannelle.
- Mouiller avec un petit verre de vinaigre de cidre, ajouter un peu d’eau et couvrir.
- Laisser mijoter pendant 1 bonne heure, en ajoutant un peu d’eau si le tout se déssèche trop.
-Pendant ce temps, peler et couper 1 pomme par personne en gros quartiers (j’ai choisi une variété plutôt acidulée dont je ne connais pas le nom, n’importe quelle pomme fait l’affaire! Eviter peut-être la granny, pour le coup trop acidulée pour aller avec le vinaigre).
- Faire dorer ces quartiers dans une petite noisette de beurre.
- Dans une petite poêle, faire griller à sec une belle poignée de graines de sésame.
- Lorsque le veau est cuit et tendre, ajouter les pommes dans la cocotte, en prenant soin de bien racler les sucs de cuisson.
- Parsemer de coriandre et mélanger.
- Servir, et parsemer des graines de sésames grillées.

Et voilà!!

J’ai servi avec une polenta aux oignons confits:
- Faire un petit confit d’oignons: oignons émincés que je mets à cuire dans une poêle à couvert, à feu très doux, avec un peu d’eau, pendant au moins 1 heure, jusqu’à ce qu’ils soient tout dorés (il faut ajouter de l’eau régulièrement pour ne pas que ça brule).
- Verser la polenta par-dessus les oignons, et ajouter 3 fois le volume d’eau bouillante salée.
- Ajouter un morceau de beurre, laisser gonfler sur le feu en remuant, et voilà!

J’ai regretté d’avoir eu la flemme de faire des galettes avec ma polenta, c’est à dire d’en faire des petits tas et de les faire dorer dans encore une autre poêle et une noisette de beurre, mais ça me faisait déjà pas mal de vaisselle entassée! ;-)

Au final, ce plat était vraiment savoureux, j’ai adoré le goût du vinaigre de cidre, qui ajoutait une petite touche acidulée parfaite aux pommes. J’ai trouvé que le mélange du cidre et des pommes avec la coriandre « fraîche » et épices était vraiment très heureux, parfumé, et délicieusement nouveau sur les papilles… Je n’avais pas mis toutes les pommes dans les assiettes, et finalement on est allés en repêcher dans la cocotte, tant la viande était vraiment meilleure avec.
Et même les Louloutes se sont régalées!!
Quant à la polenta, elle était douce, onctueuse, et c’était bien agréable, pour changer du cousous!

Seule petite remarque, la prochaine fois, je ferai cette recette avec un poulet en morceaux, parce que le veau, c’est pas ce qu’il y a de plus tendre, pour ce genre de plats…

Petit coup de coeur perso, donc, avis aux amateurs de sucré/salé!!

Cette entrée a été publiée dans Algérie / Maroc, Bœuf / Veau. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Cari de crevettes à la mode caledoche

Je continue mon ménage par le vide… Cette fois-ci, c’est VIDAGE DE FRIGO!! Et petite dédicace à Miss Tiny des Goûts et des Couleurs, qui ne sait pas comme ça peut réchauffer le coeur de voir un porc au sucre et des mots du caillou sur son site… :-)

Attention, recette à classer dans la catégorie  « léchages de doigts à mort », où figure déjà le poulet qui tue…

C’est marrant, mais dès que j’ai un petit cari comme celui-là qui frétille et embaume la maison dans mon wok, j’ai l’accent du caillou qui revient… Les manières aussi…
« Awa, tu connais, fourchettes, à kwa bân??? » (Oui, les caledoches enlèvent souvent les articles, à quoi ça sert après tout? ;-) )
J’accueille mon Doudou d’un claironnant:
« Eh mon Dawa, il est bân ou quoi??? Boulette?? «  (= Eh bien , mon cher et tendre, comment vas-tu aujourd’hui? As-tu la forme?)
Et Doudou me regarde d’un air neuf… eh oui, parfois il oublie que je suis une caledoche du fin fân de la Baie des Citrâns.
« Ahou, y croit quoi, lui?? Gad’ ça, il feinte le kéké ou kwa?!! » (= Par mon sabre, que lui passe-t-il donc par la tête? Non mais regardez-le prendre ses airs hautains!!)
« Ben les nouzôte du caillou on fait des caris fin bâns, y en a pou’ toi, alors!! » (= les jeunes calédoniennes comme moi cuisinent à merveille les crevettes au curry, tu es drôlement gâté par la vie!!) :-D

Allez, mon Doudou, c’est qu’un mauvais moment à passer… En attendant, comme il n’aime pas les crevettes (eh, yossipane! tu connais, fin bizarre le Zoreil …) je me ré-ga-le… Non, non, vous n’avez pas mal compris, j’ai tout mangé toute seule!!! (en deux fois, tout de^même…)

Quoi ça?? Recette caledoche trop facile, à manger impérativement avec les doigts, même le riz!

- crevettes crues congelées (à volonté selon les appétits, à mon avis deux grosses poignéees minimum!!! par personne)
- 1 oignon émincé finement
- 1 boîte de lait de coco
- sel, poivre, curry (à volonté, un mélange chinois tout près style curry Impérial)
- 1 bâton de citronnelle, 1 ou 2 feuilles de citron kaffir
- 1 lichette d’huile (de tournesol ou d’arachide)

- Dans le wok, faire chauffer l’huile .
- Y faire sauter l’oignon émincé.
- Ajouter les crevettes, la citronnelle et les feuilles de citron.
- Saler, poivrer et saupoudrer de curry (moi j’aime quand il y en a beaucoup, environ 2 càs). Bien mélanger.
- Ajouter la boîte de lait de coco, et ajouter un peu d’eau pour que les crevettes soient bien à l’aise dans leur sauce (je mets l’eau tiède dans la boîte de lait de coco pour récupérer tout le lait).
- Facultatif: parsemer de coriandre fraîche ou de persil hâché, et servir avec du riz (gluant pour moi ce jour-là, ou parfumé au jasmin en général).
- Se régaler…

Et voilà!

J’avoue, le spectacle de Véro en train de manger le cari et le riz avec les doigts…
« Eh, t’es colère après moi ou kwa??
- Arrête de parler comme ça, purée Véro, tu m’énerves!!!

- Ahou, tu faisais pas le Zoreille comme ça, hein, chez les tantines… Tu vas woir quand on te fera mônger un ver de Bancoul.. Profite qu’on est en Frônce, tiens… …Eh, si on barrait sur le Caillou l’été prochain? »

C’est bien la peine de vider ses placards et son congel pour essayer de faire des économies… :-S

Cette entrée a été publiée dans Calédonie, Crustacés / Fruits de mer. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Tacconi crème de curry et saumon/pétoncles

J’ai le syndrôme des doigts mous… Rien qu’à l’idée de taper sur mon clavier, là… Pfiou, j’suis fatiguée…
Et pourtant, j’ai du retard… Plein…
De toute façon, c’est mettre à jour le blog ou faire du repassage… Tiens!! c’est marrant, j’ai les doigts plus souples tout à coup!! ;-)

Posts rattrapages prévus sur ce blog!

Après la virée à Paris, + les achats post-coiffeur + les achats de filles… j’ai décidé de me lancer un défi: VIDER MES PLACARDS DE NOURRITURE!!!

J’ai remarqué que quand on a le porte-feuille un peu allégé, on a du même coup l’oreille plus sensible à la voix de sa conscience. Face à mes placards remplis, j’ai eu honte tout à coup, en pensant aux 30 euros que je donne tous les mois à Medecins Sans frontières…

Du coup, j’ai fait d’une pierre trois coups. Vider les placards c’est:
1) Avoir une attitude citoyenne et écolo (assez de déchets, je fais avec ce que j’ai, et je ne jette pas de trucs périmés)
2) Faire plaisir à mon banquier (l’était PAS CONTENT après le coup de Paris, bah faut comprendre…)
3) Faire le ménage par le vide, c’est toujours bon pour l’esprit… J’ai besoin de zen…

Après l’atelier des bloggueuses, il me restait du saumon, des noix de pétoncles, du Riesling et des poireaux (eh oui, comme j’avais fait toutes les recettes pour m’entraîner, j’avais des restes…).
VIDAGE DE PLACARD!!!…. J’ai fait:

Tacconi au saumon et pétoncles, à la crème de curry.
1) Couper le saumon en cubes.
2) Dans une poêle, faire cuire le saumon et les noix de pétoncles avec un peu d’huile d’olive. Saler, poivrer et saupoudrer de curry (une poudre toute prête ou 1 pincée de chaque de coriandre, curcuma, cumin et garam massala).  Arroser du jus d’un demi-citron vert. Eteindre le feu et réserver.
3) Dans une autre poêle, dans une noisette de beurre, faire dorer une échalotte et un blanc de poireau coupé en fines rouelles.
4) Déglacer avec du vin blanc (j’avais du Riesling, et franchement, le Riesling… c’est bon!!).
5) Ajouter le saumon et les pétoncles, puis 20 cl de crème liquide entière.
6) Dresser: pasta, crème au saumon, du parmesan en jolis copeaux (faits à l’économe), piment d’Espelette en poudre (j’en mets partout de puis quelques semaines), brins d’aneths et rondelle de citron vert.

Et voilà!!
C’était franchement délicieux, et pourtant je suis difficile dès qu’il s’agit d’allier les pâtes et le poisson… Le curry donne un goût très doux, qui est contre balancé par l’acidulé du citron vert.
Les Tacconi ont été achetées à Auchan pendant la fameuse semaine italienne  (vous vous rappellez des Bucaneve), et encore une fois j’ai bien aimé le côté « grosse pâte ».

Bon, j’ai encore plein de trucs dans mes placards… A très vite…

Cette entrée a été publiée dans Italie, Pasta. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.