Assiette de délices croustillants – ôde à mon wok #3

Depuis que je traîne sur la blogosphère, je me rends compte que la friture impressionne certain(e)s, voire qu’elle les effraie!!
Et alors on est très étonnés, mon Wok et moi, parce que si y a un truc qui nous connait bien, c’est la friture!! (j’aurais préféré que ce soit un truc plus classe, mais c’est comme ça…:-S).

Il faut dire que chez les Indonésiens, tout est frit: les nouilles (bahmi goreng), le riz (nasi goreng), le tofu (tahu goreng) les oeufs que prenaient mon grand-père au petit dej’ (dok goreng), bref, le goreng, c’est leur truc!
Et donc, le mien!

Le truc avec la friture, c’est que l’huile doit être absolument propre. On ne lésine pas avec l’huile de friture… on la change dès qu’elle fume (même un peu). C’est le seul moyen pour avoir des produits bien croustillants, et pas gras. Le mieux est l’huile d’arachide, elle supporte très bien les hautes températures (c’est pour ça que les chinois l’utilisent aussi pour les produits à faite sauter au wok, sur flamme très puissante).
C’est peut-être une question de « reconnaissance morpho-sociologique« , mais je maigris à chaque fois que je vais passer quelques temps chez ma grand-mère!! (et je ne vous ai pas encore dit tout ce qu’elle est capable de faire frire!! ;-) )
J’affirme donc que la friture, ça fait maigrir!!

Les recettes de cette assiette de délices ne sont pas indonésiennes mais chinoises, mais la nationalité des plats, hein, mon Wok s’en fiche!!
Il frétille d’allégresse et me rend encore une fois la vie bien belle: un grand wok, dans lequel je fais frire au moins douze nems à la fois (gain de temps phénoménal pour la cuisinière moderne qui veut être aux fourneaux et au petit verre de vin blanc en même temps!;-))
J’ai sorti ces petites merveilles à notre dernier repas de copains profs d’école, et par mes baguettes! c’était bien sympathique!

Ces petites bricoles sont généralement bien appréciées de tous les convives, et quand on prend le coup de main, on peut facilement faire 4 assiettes comme celle-là en moins de deux heures! (j’vous jure que c’est vrai!).

Raviolis chinois au crabe et aux crevettes. (pour une 20taine de raviolis)
- Préparer la farce: hâcher une grosse poignée de crevettes crues décortiquées, 100 grammes de miettes de crabe, quelques brins de ciboulette ciselée, 1 dé de gingembre de 1 cm de long.
- Assaisonner cette farce avec sel/poivre/une lichette de sauce soja.
- Préparer les raviolis en étalant une càc de farce sur des feuilles Won Ton (petites feuilles carrées que l’on trouve dans les épiceries asiatiques au rayon frais).
- Fermer les raviolis en formant une petite bourse, mouiller les bords avec de l’eau pour les coller (je pratique le pliage ultra-rapide dit du « N’importe comment, de toute façon c’est joli » ;-) )
- Juste avant de déguster, faire frire dans une huile bien chaude jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés, égoutter sur du sopalin.
- Servir avec une sauce aigre-douce.
Et voilà!


Beignets de crevettes. (pour une 40taine de beignets)
Préparer la pâte à beignets:
- Mélanger 150 de farine de blé, 50g de fécule de pomme de terre, 1 sachet de levure chimique, 1 belle pincée de sel.
- Ajouter 1càs d’huile et 1 oeuf.
- Ajouter progressivement 1 petit verre d’eau, arrêter dès qu’on obtient une pâte homogène, bien épaisse et souple (la pâte doit coller aux crevettes et former un couche épaisse).

-Juste avant de déguster, trempouiller les crevettes crues dans la pâte (ce n’est pas évident car la pâte colle aux doigts!), et faire frire dans l’huile bien chaude.
- Retirer quand les beignets sont bien dorés, et égoutter sur du papier sopalin.
- Servir avec du citron vert et une sauce aigre-douce.

Et voilà!


Nems (ou pâtés impériaux).

Je vous renvoie à ma recette habituelle, ma bonne vieille recette de toujours, celle que je pourrais faire les yeux fermés, celle qui a fait succomber Doudou (ce pauvre Doudou qui n’avais JAMAIS mangé chinois avant de me rencontrer, vous vous rendez compte??? Faut dire qu’il n’avait que 15 ans, le pauvre… ;-) ).
Les nems de l’amour, en quelques sortes! ;-)

Et voilà!

Une belle petite assiette qui, même si elle ne vous a pas pris si longtemps que ça, va être dévorée en moins de temps qu’il ne vous en a fallu pour la préparer! (malheureusement, c’est souvent comme ça, en cuisine, hein…)

Allez, Audrey, répète après moi: « La friture est mon amie!! Elle n’est pas (forcément) salissante, et ne fait pas (forcément) grossir » :-D
(Non, toujours pas?? Tu préfères venir manger les nems à la maison?? D’ac, ça me va!! ;-) )

 

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Homard de Noël – petit drame en cuisine

Je ne sais pas ce qui s’est passé au juste…

Je faisais la queue tranquillement chez mon poissonnier, le 24 décembre sur les coups de 10h (je me suis extirpée du lit comme un zombie pour ne pas arriver après la bagarre, quand y aurait plus rien, d’habitude je suis plutôt la cliente qui arrive en vrac à 12h54 (6 minutes avant la fermeture) et qui dis « Vous n’avez plus de crabes??? Ni de gambas??? Roh, ben z’avez pas grand chose mon bon monsieur!!! »).

La queue, donc.
Je récapitule dans ma tête: une douzaine d’huîtres pour Doudou, des crevettes roses, grises, bigorneaux et trois bulots. Et z’auraient pas du citron, par hasard?
C’est mon tour.
Et là, ma bouche s’ouvre en même temps que mes yeux se posent sur un homard nageant lascivement dans son aquarium.
Et de ma bouche sortent des mots:
« Un homard breton, s’il vous plaît! »

A peine le temps de réfléchir à ce qui vient de se passer (avec le recul, je suspecte Patrick et Alhya d’être responsables), que déjà le poissonier m’en agite un sous le nez, au bout de sa pince articulée que j’ai mentalement nommée « The Lobster Leathal Trap » (le piège mortel des homards).
« Cui-là, ça vous va??
- Hein?? Ma foi, oui!?! »
En fait, j’en sais rien, je n’ose pas regarder le homard en face…

Hop, dans la poche plastique.
« Vous penserez à le sortir de la poche en arrivant, hein, mon petit?
- Bien sûr! »
Je prends un air savant. Au fond de moi, je panique: « Le sortir de la poche, quoi, avec mes mains?? Mais je vais en faire quoi jusqu’à ce soir??? »

A la maison, je force Doudou à prendre les opérations en main. J’ai lu chez Patrick que le mieux est de les endormir au froid, dans le noir. Hop, dans un saladier, recouvert d’une assiette, sur la terrasse (il fait -5° depuis trois jours, ça tombe bien… Quoi, un être VIVANT dans mon frigo!!???). J’ai aussi lu chez Alhya que le moins cruel est de les couper direct, schkraaak! moins douloureux que de les cuire à petit feu. Allez, hop, au dodo monsieur Homard.

Quand arrive l’heure fatidique pour les homards (après les huîtres et le foie gras), Doudou va chercher le saladier.
« Bon, il doit bien dormir, là…
- Pas du tout, il bouge…
-Quoi??? Oh my GOD!!! »
Au moment où je suis de tout coeur avec Nico (c’est à dire au moment où je cours me planquer dans le cellier), mon regard croise le homard, sur le dos, sur la planche à découper. Doudou est devant, avec mon hâchoir chinois (celui qui coupe une pastèque en deux d’un seul coup). En une fraction de seconde, tout bascule.
« Oh mon Dieu, mais on peut pas faire ça!!! (moi, hurlant du cellier)
- Ben pourtant, si on veut le manger…
- Mais c’est horriiiible!!
- Et tu veux en faire quoi??
- On n’a qu’à le garder, et l’élever… J’irai lui acheter un petit aquarium, on l’appelera « Survivor », et quand il sera grand, on le rendra à l’océan et… »
Shhhkraaaaak!!  …..
«  Bon, ben c’est réglé. »

Oh my God…

Par respect envers Survivor (qui du coup n’a pas survécu du tout…), je ne vous donne pas la recette (juste vous dire que j’ai fait une bidouille en me rappelant la recette du Pôpa d’Alhya, avec du beurre fondu à la coriandre que j’ai versé avant et pendant la cuisson au four, que j’ai mis les pattes au four 5 minutes avant le reste, ensuite 10 minutes pour le tout, et enfin une lichette d’Armagnac pour flamber tout ça). J’ai servi avec le risotto aux pleurottes des surfeurs,mais sans les langoustines (le comble pour un homard breton, faire son dernier voyage avec des surfeurs Australiens).

Là où j’ai vraiment failli pleurer, c’est quand j’ai vu le nom de l’Armagnac… :-S

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Achard de légumes des îles (suite de mon boudin de Noël)

Ce achard est délicieux en salade mais aussi en accompagnement de grillades, de boudins de Noël évidemment, ou en condiment à servir avec tout plat accompagné de riz blanc.

Achard de légumes des îles.
Légumes (à varier selon les goûts): haricots verts coupés en petits tronçons, chou (vert ou fleur, ou les deux!), carottes râpées, oignon émincé très finement, un ou deux piments rouges (ou un piment antillais entier).

-Dans une poêle, verser un trait d’huile de tournesol.
- Ajouter deux gousses d’ail écrasées, un dé de gingembre râpé d’environ 2cm, 1 càs de curcuma, sel et poivre.
- Ajouter les légumes préparés et laisser cuire 5 minutes (les légumes doivent rester très croquants).
- Verser dans un saladier et laisser refroidir.
- Lorsque les légumes sont froids, assaisonner avec de l’huile de tournesol et du vinaigre (je mélange toujours un peu de vinaigre blanc et de vinaigre rouge).

Et voilà!

Le achard peut se consommer aussitôt, bien froid, mais on peut aussi en faire des conserves en le mettant dans des pots à stériliser dix minutes dans de l’eau bouillante.
Il existe de nombreux achards, de citrons, de piments, de coco, autant de délices pour faire varier les plaisirs!

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Petit brunch de Noël – défilé d’oeufs cocotte, spéciale dédicace à Caliméro mon pote d’enfance

Petit brunch de Noël…

Enfin, j’étrenne le petit toqueur à oeufs que Chantal avait gentiment commandé pour moi sur internet (après nos essais à l’atelier des chefs). Des semaines que ce toqueur me regardait du haut d’une étagère…

Le toqueur est un petit ustensile très rigolo et totalement utile, qui vous permet de décapiter vos oeufs d’un coup sec, en laissant une coupure bien nette et propre!!!
Ahh!! Qu’est-ce que vous dites de ça??

Numéro un au classement du superflu!!!

Bon, comme c’est Noël, c’est l’occasion également de sortir mes petites cassolettes trouvées à un prix dérisoire cher Carrefour (2 euros 50 les six, vraiment, est-ce que ça vaut le coup de s’en priver??), petites cassolettes qui sont elles aussi totalement superflues mais tellement crognonnes!!

Toqueur_casse_1 Toqueur_casse_2
Premier essai… Oups, j’ai été un peu fort …            Deuxième essai: ahh!!! C’est nettement mieux!

Le principe du toqueur est simple: on le pose sur le côté le plus pointu de l’oeuf. On actionne le petit ressort (ou la petite bille en métal selon les modèles), ce qui percute l’oeuf d’un coup sec, et qui le fend de façon très précise (onde de choc, nous a dit le chef à l’atelier… ouah… C’est pas de la rigolade, hein?). Il ne reste plus ensuite qu’à enlever délicatement la coquille, on peut si besoin glisser une petite lame de couteau pour éviter de tout massacrer si, comme moi, vous avez des gros doigts de trolls.

Ces oeufs ainsi décapités sont à mettre à cuire par la technique dite du « flottement au bain marie », mais on peut aussi mettre l’oeuf au micro-ondes dans une boîte spéciale (genre Tupp).
Pour ceux qui se risqueraient à la technique de la flottaison: attention!! Les gourmands qui remplissent trop leurs oeufs se verront condamnés au coulage!!! Il faut vider un peu l’oeuf, et veiller à ne pas trop abuser des garnitures!!! Attention également, en cuisant, l’oeuf devient plus lourd! Donc gare, la coulaison vous guette!

Pour les versions cassolettes, je n’ai utilisé que des moitiés d’oeufs (facile pour les blancs, pas évident par contre pour les jaunes!!).
J’ai mis à cuire dans un bain-marie, au four à 180° (attention, plus les cassolettes sont petites, moins il faut les laisser!! Compter 2 minutes pour les toutes petites forme crèmes brûlées, et 5 minutes pour les plus grosses en forme de soupières).

Pour chaque version d’oeufs cocotte, j’ai mis: une petite cuillère de crême fraîche épaisse, un peu de ciboulette ciselée, une pincée de sel de guérande et un tour de moulin poivre cinq baies.

Version fois gras: faire cuire au bain-marie dans une casserole (attention au sabordage!!) et ajouter le foie gras mi-cuit au moment de servir.
Version légumes d’été (servie dans la cassolette soupière): ajouter une lanière de piquillo confit (en bocal), un morceau de coeur d’artichaud confit (en bocal).

Version gourmande (ma préférée): une petite cuillère de confit d’échalottes (en bocal), une de caviar de piquillos (bocal d’artisanat basque).

Version de la mer: une petite cuillère d’oeufs de lompes et remplacer la ciboulette par de la coriandre. Presser une lichette de citron après avoir fait cuire.

Version sud ouest (la préférée de Doudou): une petite cuillère de confit de cèpes (en bocal), ou bien des cèpes sautés avec du persil si vous en avez!!

Et voilà!!

Verdict: on s’est régalés!

Pour poser mes petits oeufs, moi qui n’ai pas de coquetiers, j’ai improvisé des petits coquetiers/verres à liqueur. Une version « herborium », avec du sel brun et deux brins de ciboulettes, genre nature morte (!!… sans commentaires…), et un autre version « girlie », avec du sucre rose pour faire zoli.

Allez voir aussi la version « coquetiers mangeables » de Chantal, qui en jette!!

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Aussie Pavlova – déferlante choco passion pour le Kiki #15

Non, mais franchement, qu’est-ce qu’il me ferait pas faire, ce Dorian
22 décembre, 19 heures et des bananes…
Moi, fièvreuse, dans ma voiture: « Oh purée, la pavlova… oh purée de purée… »

On se calme…
La pavlova, la pavlova… L’Australie, bien sûr… les surfers… heu, non, pas les surfers… restons concentrée… recette australienne… Allez hop, on y va (enfin, j’aimerais bien…).
Sur le site aussie-info.com, je trouve une recette de traditional pavlova, mais… oh my god!!! 1 heure 30 de cuisson!!!
L’en faut plus pour me décourager… Oui, c’est très improbable que j’y arrive à l’heure, vu qu’il ne me reste que 1h40, mais je ne me laisse pas aller à ce genre de détails… et c’est parti mon Kiki!

My « traditional » Aussie pavlova - déferlante de chocolat chaud sur océan de rouleaux de bananes déchaînés, brume passionnée (pas de doute c’est vraiment pour toi Dorian!! ;-) )

Pour la meringue:
- 6 blancs d’oeufs
- une pincée de sel
- 1 càc de vinaigre blanc
- sucre en poudre (j’en ai mis 50g, c’était largement assez!)
- 1 càc de vanille en poudre
- 2 càc érasées de farine de maïs.

- Préchauffer le four à thermostat 130°
- Monter les blancs en neige avec la pincée de sel.
- Lorsqu’ils commencent à former des piques, ajouter le sucre en poudre, la vanille, le vianigre, petit à petit sans arrêter de fouetter.
- Fouetter jusqu’à ce que les blancs soient bien fermes et brillants.
- Arrêter de fouetter, ajouter doucement la farine de maïs à la cuillère.
- Bien huiler un moule en flexipan (pas la peine en temps normal, mais pour de la meringue… je ne tente pas le devil, surtout qu’il ne me reste que 1h 28… Donc, je suis déjà à la bourre vu le temps de cuisson!!). Garnir le moule de meringue en laissant un creux au milieu, et en faisant des vagues avec la cuillère sur les bords (oui, les surfers, c’est plus fort que moi…)
- Mettre au four, et laisser cuire 1h30 (donc…).
- Laisser refroidir au four, puis démouler trèèèès délicatement.

-Fouetter un pot de 25 cl de crème liquide entière en crème chantilly, et en garnir la pavlova refroidie.

- Décorer de fruits frais (kiwis et fraises dans l’originale, bananes en rondelles et fruits de la passion pour moi) et de chocolat Valhrona (75g) fondu avec 20g de beurre (pas du tout traditional, le chocolat, mais hein, ça allait pas mal…).

Et voilà!

Ben voilà, M’sieur Dorian…
Juste le temps de boire un thé (pour lequel je ne t’ai même pas remercié!!), c’était trop court, mais ça m’a fait vraiment plaisir…
C’est vrai qu’on risque pas de nous prendre pour des jumeaux ;-)on est quand même pas mal pareils!!

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Presqu’un curry / un Bolly #7 – Allumettes de poulet épicé et 2 bollys parce que la maîtresse est trop gentille

Bon ben ça y est, là on peut pas dire, on est en plein d’dans!!!
Ma classe, mon bureau, mon coin bibliothèque, mes élèves (et leur maîtresse) sont recouverts de paillettes…
Quelle vacherie, ces trucs là, trop joli sur les boîtes à bijoux/camembert, les  photophores/pots de yaourts, les coquilles st jacques/porte-bidules, mais alors… ça vous colle à la peau pendant des semaines entières!!!

Du coup, j’ai 25 monstres qui brillent de mille feux!!

Vous avez compris, ces dernières semaines, c’était arts plastiques intensifs, en prévision du marché de Noël. Et… comment dire… on dirait que mes morpions sont comme qui dirait… légèrement… énervés? surexcités? intenables?
On dira juste: trèèèèès joyeux et impatients du Grand Jour… Malades, aussi, et fatigués, comme les grands… Alors, qui est-ce qui va se faire plaisir demain à 16h15, et qui va être la plus gentille maîtresse du monde en annonçant:
« Sortez vos cahiers de textes pour demain…
- On a des devoirs???
- … On sera le 22 décembre…

- Ah non, pas des devoirs maîtreeeeeesse!!!
- … Pas la peine de supplier, je suis insensible à la prière…

- Oooohhh, s’teuplé, maîtreeeseeesse!!! C’est le dernier jour!!!!
- Attention ceux qui ne font pas le travail resteront en classe au lieu d’aller au goûter de Noël…
- HHHaaannn!!!!
- … et ils feront des lignes au lieu d’aller voir le spectacle….
- Roh la laaaa…..!!! (mines éplorées… j’adore les faire marcher…!! ;-) )
-… Alors, pour demain… N’oubliez pas…. et on écrit proprement Lucas!!! … d’apporter des jeux!!!!
- … ??? … OOOOUUUAAAAAIIIISSS!!!!!!! »
Je peux vous dire que ces soirs-là (et il y en peu dans une année scolaire!!), pas besoin de vérifier qu’ils ont bien écrit tous les devoirs au bon jour… (« Regarde, maman, c’est marqué dans le cahier de textes, c’est la maîtresse qu’ a dit que sinon on serait punis!!! »)

Ca fait du bien de se détendre… Du coup,je m’octroie un Bolly/curry (depuis le temps!!)

Allumettes de poulet épicées et lights en prévision de ce qui est à venir… (recette tirée du magnifique Inde- Saveurs du monde que je présente )
Marinade (pour 600g de poulet coupé en lanières):
3 càs de graines de coriandre – 2 càc de graines de cumin – 1 bâton de cannelle – 3 graines de cardamone verte – 1 oignon mixé – 6 gousses d’ail réduites en purée – 1 petit morceau de gingembre frais râpé – 2 càs de coulis de tomates – 3 càs d’huile – 3 càs de vinaigre blanc – 1 càc de sel.

- Faire griller les graines dans une poêle à sec afin de révéler tout leur arôme, puis les mixer finement ainsi que tous les autres ingrédients afin d’obtenir une marinade très homogène.
- Laisser le poulet mariner dedans plusieurs heures (toute une nuit).
-  Griller les allumettes sur une plaque grill, ou sous le grill de votre four (on se garde le barbecue pour des jours moins glaciaires…).

Et voilà!

J’ai servi avec du riz basmati parfumé au curcuma et aux feuilles de curry, des rondelles frites de banane plantain verte (bien salées, miam…) et les incontournables piments et chutney de mangues… Un régal!!

Et comme c’est Noël, enfin bientôt, ce sera deux Bolly pour le prix d’un!!

Tout d’abord un vrai cadeau, une merveille qui date de 1951, de et avec le grand Raj Kapoor: Awara (The Vagabond).
Moi qui ne suis pas très vieux films, je n’ai pas loupé une miette de celui-ci.
Raj est un vagabond accusé d’avoir voulu tuer un éminent juge… Rita est son avocate… mais plus que ça bien sûr…
Le film retrace leur histoire mais aussi celle des parents de Raj, à travers les classes, des grands manoirs des juges aux rues pauvres des voleurs, soulevant au passage le voile sur une dure loi sociale d’un autre temps (du moins je l’espère), celle qui pesait sur les femmes victimes d’agressions.
Plein de lyrisme, de décors sombres et incroyables (l’enfer vu par Raj Kapoor), mais avec une fin douce (je n’aurais pas pu le supporter autrement!!!), ce film est devenu l’un de mes préférés!!!

Et grand écart ensuite avec ce film tout récent, Fanaa, sorti cette année en Inde.
Mon premier film avec Aamir Khan, que j’ai adoré… Mais alors là, pour la gaieté de Noël, il vaut mieux repasser plus tard …
Tout commence comme une belle petite bluette entre Zooni (la belle Kajol rendue aveugle pour l’occasion) et Rehan, « guide » pour touristes bohème et un peu lascar…
Tout bascule au bout de deux heures (non, ne dites rien…), et là vraiment j’ai été prise au creux de l’estomac.
Un Bollywood teinté de terrorisme et d’espionnage, mais surtout de profonde déchirure dans le coeur d’un homme…
Ca marche. Vraiment bien.
J’ai fini en laaaarmes, la boule au ventre pendant deux jours. C’est dur, mais c’est beauuuuu….
Mesdames, oubliez la désastreuse coupe de cheveux d’Aamir pendant toute la première partie du film, ce gars a un truc d’absolument bouleversant (effrayant et sexy à la fois…. GROARRR!!!).

Bientôt 30 ans… je suis une vraie midinette.

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Dos de cabillaud à la mangue rôtie et confit d’oignons rouges

Au départ, j’avais acheté des mangues pour m’essayer enfin au bavarois… Toujours ce complexe de la nulle en pâtisserie… jamais fait un bavarois… pfff….
Et finalement…
Ben voilà, fidèle à préférences pré-blogguesques, tout ça s’est fini en petit plat salé, avec du poisson, et des oignons rouges… Ben je ne regrette rien!!!  (Noooon, rien de rrrriieeeeen…)
J’vous dit pas la tronche du Doudou, déjà de la mangue en salé… bouarf, en plus avec du poisson???
- Oh misère, mais pourquoi j’ai pas épousé une toulousaine qui m’aurait fait du bon cassoulet, moi???

Ingrat…

Dos de cabillaud improvisé, mangues poêlées et confit d’oignons rouges, qui n’a rien à voir avec un bavarois!

- Préparer une marinade avec 4 càs de sauce soja, une belle rasade de miel, un filet de citron vert et un chouilla d’huile de tournesol. Enduire le poisson de cette
marinade, et laisser-le nager dedans une petite heure.

- Pendant ce temps, préparer le confit d’oignons: couper un bel oignon rouge en lamelles fines.
- Mettre l’oignon dans une petite casserole avec 5cl de vinaigre de riz, 3 càs de sucre de canne et une rasade de miel.
- Laisser réduire à feu doux, ajouter si besoin un peu d’eau pour ne pas que les oignons brûlent et attachent au fond de la casserole.
- Goûter et rectifier (en sucre ou en vinaigre selon les goûts, si le confit est trop acide ou au contraire trop sucré).
- Lorsque le confit est bien caramélisé et que le liquide s’est évaporé, il est prêt!

- Mettre les dos de poisson dans un plat huilé allant au four, et les faire cuire à 180° pendant 10-15 minutes. Badigeonner de temps en temps avec les restes de la marinade.
- Couper de belles tranches dans les mangues, retirer la peau.
- Poêler ces tranches dans une belle noisette de beurre, à feu puissant, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées, et assaisonner de quelques tours de moulin de 5 baies.

- Lorsque le poisson est cuit, le passer 5 minutes sous le grill du four.
- Dresser: le dos de cabillaud, une tranche de mangue, du confit d’oignons rouges.

Et voilà!
J’ai servi avec du riz bien chaud, un filet de citron et du piment pour moi.
C’était franchement délicieux!!! Le poisson était bien laqué et croustillant à l’extérieur, avec une chair fondante à l’intérieur… la mangue très douce était bien mise en valeur par le beurre et la pointe de poivre… Quant au confit d’oignon, j’adore ça, et c’était parfait avec les autres saveurs. Voilà, ça y est, j’ai fini de me mettre des tapes dans le dos… (;-))

Et vous vous doutez déjà du denouement final en ce qui concerne la « Groumph’ Attitud’  » du Doudou???
Ben l’a tout mangé! L’a même trouvé ça bon! (bien sûr, j’ai envie de dire…. et dommage, j’aurais bien fini son assiette!…).
Pour les filles, version sans oignons , mais elles ont bien mangé la mangue avec le poisson. Réussite, donc, recette adoptée par décret familial!
Miam, j’imagine déjà ce que ça peut donner avec un poisson un peu plus fin… Ou avec les incontournables Saint Jacques de saison!!

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