Assiette de deux raviolis façon Sud-Ouest pour le Kiki #14

Je jure que c’est Doudou qui l’a dit… Je n’ai rien fait, rien suggéré, et il l’a dit:
« Et si on allait t’acheter un laminoir??« 

J’vous jure que c’est vrai!!

Alors, ben, hein, j’ai pas dit non!!
C’est vrai que ça faisait un moment que j’en avais envie, et que ce dernier Kiki était un vrai supplice… Mais j’ai rien dit, j’ai été sage comme tout… Comme quoi, les enfants sages sont toujours récompensés…

Je crois que Doudou était très fier de mes vidages de placards en cours, et il s’est sûrement dit: « Allez, elle le mérite bien! » (et c’est vrai!). Ou bien il s’est rappelé des étoiles dans mes yeux le jour où ma copine San a sorti son laminoir et qu’on a fait des ravioli ensemble… Il a du me trouver belle, couverte de farine, des paillettes plein le regard! (lol)
Je ne sais pas trop ce qui lui est passé par la tête à vrai dire, je n’ai pas trop creusé, des fois qu’il change d’avis!!
Je commence donc par un grand merci à Alhya, pour ce thème absolument génial!! ;-)

Pour l’occasion, j’ai choisi la recette des pâtes « spéciales grosse bouffe » de Jamie Oliver. Il en fait d’autres appelées « pâtes vite faites pour tous les jours« , mais eh, oh!! c’est quand même la première fois que je fais des ravioli toute seule comme une grande!!

Pâtes fraîches spéciales, à la Jamie.
Pour 4 personnes (enfin, qu’il dit l’english, mais en fait on peut facile nourrir huit personnes avec ces quantités!)
- 150g de farine à pain (type 55)
- 350g de semoule très fine.
- 2 gros oeufs frais
- 8 jaunes d’oeufs extra-frais (oui, c’est beaucoup, mais Jamie en met 10, lui!!!)
Tout mélanger jusqu’à obtenir une pâte bien homogène et souple (ça m’a pris 2mn et un minimum d’effort grâce à mon robot et son crochet pétrisseur).
Si la pâte est collante, ajouter un peu de farine.

Perso, j’ai utilisé de la farine complète, parce que je n’avais que de la type 45 et j’avais peur qu’elle soit trop fine.

Le top du top, c’est que même en « Kikitant« , je continue de VIDER MES PLACARDS… En y jetant un coup d’oeil, j’ai sorti ça: un bocal de foie gras que j’avais fait l’an dernier pour Noël, un bocal de cèpes et un petit sachet de bolets déshydratés (les deux donnés par ma meilleure amie), et une boîte de cuisses de canard confites. Ca peut faire un peu « chicos » d’avoir du confit de canard dans ses placards, mais ce n’est pas le cas par ici… J’ai été très étonnée en m’installant dans la région de voir que ce n’était pas une idée toute faite: dans le sud-ouest, ils mangent beaucoup de canard les gens!!

Alors oui, ces recettes ne sont pas très originales, elles font carrément « Cuisine de nos terroirs« , plus que « Cuisine fusion des îles« , mais elle ne me sortaient pas de la tête depuis des jours… Je n’avais envie que de ça… Et franchement, c’est… TOP GOURMANDISE!!! (je viens juste de mettre mon assiette dans le lave-vaisselle, mais j’aurais presque pu la ranger directement! ;-) ).

Ravioles au confit de canard et cèpes persillés.
- Faire sauter un petit bocal de cèpes dans un fond d’huile d’olive.
- Parsemer d’ail écrasé et de persil frais, saler, poivrer.
- Sur une bande de pâte, étaler à intervalles réguliers un petit tas de cèpes et de confit de canard effiloché. Badigeonner les contours de la farce avec un oeuf battu en omelette.
- Recouvrir d’une deuxième bande de pâte, bien appuyer tout autour de la farce pour qu’elle se colle, en laissant la farce faire des petits « paquets » dans la paume de la main.
- Couper avec une roulette à ravioli (pour les petites vaguelettes joiles) ou un couteau classique.


Raviolis au foie gras.

Tout simplement, étaler une bande de pâte fine, installer un petit morceau de foie à intervalles régulier, badigeonner d’oeuf, recouvrir d’une deuxième pâte et couper.

ATTENTION! Ne faites pas comme moi, ne posez pas vos ravioli direct dans une assiette: la pâte super fine + la farce assez lourde + assiette collante = ravioles qui se déchirent! J’ai limité les dégâts mais quelques uns étaient franchement pas présentables (mais on les a quand même bien dévorés!!). Donc, on farine et on pose les merveilles sur du papier sulfu, ce qui n’empêche pas de faire des étages (San, fais pas les gros yeux, j’avais oublié…)

Crème de bolets.
- Faire réduire à petit feu 40 cl de crème liquide entière.
- Saler, poivrer, et ajouter 1/2 bouillon de volaille aux fines herbes.
- Plonger 1 belle poignée de bolets déshydratés (ou tout autre champignon à votre convenance). En gonflant directement dans la crème, les champignons vont la parfumer puissamment.
- Parsemer de la ciboulette.

Dresser (de préférence dans des assiettes chaudes, le ravioli refroidit encore plus vite que ses frangines les pasta).
- 2 ravioles au confit, 3 ravioli au foie gras, une louchette de crème de bolets, quelques brins de persil, et un ou deux copeaux de parmesan finement râpés à l’économe…
Vite!!! A table!!

Et voilà!


Gros plan sur la raviole au confit…


Gros plan sur le ravioli au foie gras (je sais pas pourquoi celle-ci est toute jaune… ??)

 

Verdict: un VRAI régal… Les cèpes, dont je ne raffole pas car trop souvent gluants, sont délicieux et très bien accompagnés par le confit (pas une nouveauté, cette association). Le foie gras des ravioli arrive là-dessus et rend tout absolument parfait, en ajoutant une touche d’onctuosité…
La crème de bolet, que j’ai copiée sur celle de San, est douce et très parfumée, bref… Un MASSACRE!!
Là, je serais bien allée comater sur le canapé pour savourer ce moment de bonheur tranquille avec le Doudou, mais si je traîne, l’heure du Kiki aura sonné!

Un grand merci encore une fois à Alhya pour ce thème bien choisi… Grâce à toi chère Turtle j’ai encore passé une étape qui me semblait insurmontable! (et grâce au laminoir, faut pas rêver, non plus… ;-) )

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Le chinois d’Anne… et tests de pâtes de praliné

Il y a quelques temps, j’ai craqué sur le chinois d’Anne
Rappelez-vous, c’était juste à la fin des vacances de Toussaint, j’en ai ramené à mes collègues pour la pause-café (mais si!! Rappelez-vous!! C’était le jour du service de cantine!!).

Pour ce chinois, mon dilemme a été le suivant: Anne y met du pralin en poudre… Mais de cela, point dans mes placards.
Par contre, j’avais un petit pot de praliné noisettes partagé avec Audrey, qui avait été faire un tour chez Detou (pas de morceaux, un peu grassouilloux, avec de l’huile dessus…et très sucré).
D’autre part, j’avais un pot de praliné amandes acheté à la Grande Epicerie pendant la rencontre bloggueurs à Paris, mon seul achat dans ce lieu superbe mais onéreux… (avec des petits morceaux, nettement moins huileux et aussi beaucoup moins sucré).

Amandes, noisettes???
Grassouilloux, , pas grassouilloux??
Très sucré?? Moins sucré???

Mon coeur balançait…

Donc, j’en ai fait … UN DE CHAQUE!! (je suis sûre que vous auriez fait pareil, pas la peine de me faire les gros yeux!!)

La première photo est donc au praliné amandes. Verdict: un pur régal! Pour les yeux, d’abord, ces jolies volutes sont franchement ravissantes, non? Pour le palais ensuite, le praliné amandes était vraiment délicieux et très fin. La mie, hmmm, aérienne!

La deuxième photo est la version praliné noisettes. Verdict: un pur régal! Aussi!
Le côté très sucré n’était absolument pas gênant au milieu de toute cette mie fondante, quand au grassou, il rendait il me semble la mie encore plus moelleuse!

Double réussite, donc, et un grand merci à Anne, que j’ai scrupuleusement copiée, sans rien changer!!
Je me suis promis une version chocolat pépites si je réussis à gagner mon pari du « J’achète rien et je vide tout! ». Si  c’est pas de la motivation, ça!!!

Pour la recette, je vous laisse aller voir chez Anne, c’est merveilleusement expliqué et détaillé, avec plein de photos, à la Anne!
Seule différence, au lieu de saupoudrer le pralin, j’ai étalé la pâte avec les doigts (oh, ben mince, j’en avais plein les doigts après ça, il a fallu que je les lèche!! ;-) ). Seul petit regret: j’ai voulu économiser mes pâtes de praliné, j’en ai mis un demi-pot à confiture dans chaque… j’aurais du tout mettre!!! :-P

 

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Tajine de veau aux pommes et vinaigre de cidre

Bon, je classe cette recette dans la catégorie Algérie/Maroc, mais en gros c’est juste un super bidouillage qui a au final de doux parfums d’orient… Evidemment, pas très marocain, le vinaigre de cidre… En plus, toujours pas de plats à Tajine par chez moi, c’est donc une vraie escroquerie, cette recette!! ;-)

Toujours dans l’optique de faire le vide absolu dans mes placards et mon congel, j’ai farfouillé et j’ai trouvé: du sauté de veau dans mon congel, ainsi que de la coriandre que j’avais achetée fraîche, lavée et congelée. Des pommes du verger ramenées par les petits CP en vadrouille. Une bouteille de vinaigre de cidre, des épices à profusion, des graines de sésame dans mes placards. Voici donc l’arnaque du mois! VIDAGE DE PLACARDS!!

Sauté de veau aux pommes et vinaigre de cidre.

- Dans une petite cocotte, faire sauter 1 oignon émincé jusqu’à ce qu’il soit bien doré (la cocotte ne doit pas être trop grande pour que la viande cuise dans son jus).
- Ajouter le veau dégraissé, coupé en gros cubes, et faire dorer (environ 150g de viande par personne).
- Saupoudrer d’une belle pointe de couteau de chacune des épices suivantes: coriandre moulue, curcuma, cumin, sel,  et ajouter un bâton de cannelle.
- Mouiller avec un petit verre de vinaigre de cidre, ajouter un peu d’eau et couvrir.
- Laisser mijoter pendant 1 bonne heure, en ajoutant un peu d’eau si le tout se déssèche trop.
-Pendant ce temps, peler et couper 1 pomme par personne en gros quartiers (j’ai choisi une variété plutôt acidulée dont je ne connais pas le nom, n’importe quelle pomme fait l’affaire! Eviter peut-être la granny, pour le coup trop acidulée pour aller avec le vinaigre).
- Faire dorer ces quartiers dans une petite noisette de beurre.
- Dans une petite poêle, faire griller à sec une belle poignée de graines de sésame.
- Lorsque le veau est cuit et tendre, ajouter les pommes dans la cocotte, en prenant soin de bien racler les sucs de cuisson.
- Parsemer de coriandre et mélanger.
- Servir, et parsemer des graines de sésames grillées.

Et voilà!!

J’ai servi avec une polenta aux oignons confits:
- Faire un petit confit d’oignons: oignons émincés que je mets à cuire dans une poêle à couvert, à feu très doux, avec un peu d’eau, pendant au moins 1 heure, jusqu’à ce qu’ils soient tout dorés (il faut ajouter de l’eau régulièrement pour ne pas que ça brule).
- Verser la polenta par-dessus les oignons, et ajouter 3 fois le volume d’eau bouillante salée.
- Ajouter un morceau de beurre, laisser gonfler sur le feu en remuant, et voilà!

J’ai regretté d’avoir eu la flemme de faire des galettes avec ma polenta, c’est à dire d’en faire des petits tas et de les faire dorer dans encore une autre poêle et une noisette de beurre, mais ça me faisait déjà pas mal de vaisselle entassée! ;-)

Au final, ce plat était vraiment savoureux, j’ai adoré le goût du vinaigre de cidre, qui ajoutait une petite touche acidulée parfaite aux pommes. J’ai trouvé que le mélange du cidre et des pommes avec la coriandre « fraîche » et épices était vraiment très heureux, parfumé, et délicieusement nouveau sur les papilles… Je n’avais pas mis toutes les pommes dans les assiettes, et finalement on est allés en repêcher dans la cocotte, tant la viande était vraiment meilleure avec.
Et même les Louloutes se sont régalées!!
Quant à la polenta, elle était douce, onctueuse, et c’était bien agréable, pour changer du cousous!

Seule petite remarque, la prochaine fois, je ferai cette recette avec un poulet en morceaux, parce que le veau, c’est pas ce qu’il y a de plus tendre, pour ce genre de plats…

Petit coup de coeur perso, donc, avis aux amateurs de sucré/salé!!

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Cari de crevettes à la mode caledoche

Je continue mon ménage par le vide… Cette fois-ci, c’est VIDAGE DE FRIGO!! Et petite dédicace à Miss Tiny des Goûts et des Couleurs, qui ne sait pas comme ça peut réchauffer le coeur de voir un porc au sucre et des mots du caillou sur son site… :-)

Attention, recette à classer dans la catégorie  « léchages de doigts à mort », où figure déjà le poulet qui tue…

C’est marrant, mais dès que j’ai un petit cari comme celui-là qui frétille et embaume la maison dans mon wok, j’ai l’accent du caillou qui revient… Les manières aussi…
« Awa, tu connais, fourchettes, à kwa bân??? » (Oui, les caledoches enlèvent souvent les articles, à quoi ça sert après tout? ;-) )
J’accueille mon Doudou d’un claironnant:
« Eh mon Dawa, il est bân ou quoi??? Boulette?? «  (= Eh bien , mon cher et tendre, comment vas-tu aujourd’hui? As-tu la forme?)
Et Doudou me regarde d’un air neuf… eh oui, parfois il oublie que je suis une caledoche du fin fân de la Baie des Citrâns.
« Ahou, y croit quoi, lui?? Gad’ ça, il feinte le kéké ou kwa?!! » (= Par mon sabre, que lui passe-t-il donc par la tête? Non mais regardez-le prendre ses airs hautains!!)
« Ben les nouzôte du caillou on fait des caris fin bâns, y en a pou’ toi, alors!! » (= les jeunes calédoniennes comme moi cuisinent à merveille les crevettes au curry, tu es drôlement gâté par la vie!!) :-D

Allez, mon Doudou, c’est qu’un mauvais moment à passer… En attendant, comme il n’aime pas les crevettes (eh, yossipane! tu connais, fin bizarre le Zoreil …) je me ré-ga-le… Non, non, vous n’avez pas mal compris, j’ai tout mangé toute seule!!! (en deux fois, tout de^même…)

Quoi ça?? Recette caledoche trop facile, à manger impérativement avec les doigts, même le riz!

- crevettes crues congelées (à volonté selon les appétits, à mon avis deux grosses poignéees minimum!!! par personne)
- 1 oignon émincé finement
- 1 boîte de lait de coco
- sel, poivre, curry (à volonté, un mélange chinois tout près style curry Impérial)
- 1 bâton de citronnelle, 1 ou 2 feuilles de citron kaffir
- 1 lichette d’huile (de tournesol ou d’arachide)

- Dans le wok, faire chauffer l’huile .
- Y faire sauter l’oignon émincé.
- Ajouter les crevettes, la citronnelle et les feuilles de citron.
- Saler, poivrer et saupoudrer de curry (moi j’aime quand il y en a beaucoup, environ 2 càs). Bien mélanger.
- Ajouter la boîte de lait de coco, et ajouter un peu d’eau pour que les crevettes soient bien à l’aise dans leur sauce (je mets l’eau tiède dans la boîte de lait de coco pour récupérer tout le lait).
- Facultatif: parsemer de coriandre fraîche ou de persil hâché, et servir avec du riz (gluant pour moi ce jour-là, ou parfumé au jasmin en général).
- Se régaler…

Et voilà!

J’avoue, le spectacle de Véro en train de manger le cari et le riz avec les doigts…
« Eh, t’es colère après moi ou kwa??
- Arrête de parler comme ça, purée Véro, tu m’énerves!!!

- Ahou, tu faisais pas le Zoreille comme ça, hein, chez les tantines… Tu vas woir quand on te fera mônger un ver de Bancoul.. Profite qu’on est en Frônce, tiens… …Eh, si on barrait sur le Caillou l’été prochain? »

C’est bien la peine de vider ses placards et son congel pour essayer de faire des économies… :-S

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Tacconi crème de curry et saumon/pétoncles

J’ai le syndrôme des doigts mous… Rien qu’à l’idée de taper sur mon clavier, là… Pfiou, j’suis fatiguée…
Et pourtant, j’ai du retard… Plein…
De toute façon, c’est mettre à jour le blog ou faire du repassage… Tiens!! c’est marrant, j’ai les doigts plus souples tout à coup!! ;-)

Posts rattrapages prévus sur ce blog!

Après la virée à Paris, + les achats post-coiffeur + les achats de filles… j’ai décidé de me lancer un défi: VIDER MES PLACARDS DE NOURRITURE!!!

J’ai remarqué que quand on a le porte-feuille un peu allégé, on a du même coup l’oreille plus sensible à la voix de sa conscience. Face à mes placards remplis, j’ai eu honte tout à coup, en pensant aux 30 euros que je donne tous les mois à Medecins Sans frontières…

Du coup, j’ai fait d’une pierre trois coups. Vider les placards c’est:
1) Avoir une attitude citoyenne et écolo (assez de déchets, je fais avec ce que j’ai, et je ne jette pas de trucs périmés)
2) Faire plaisir à mon banquier (l’était PAS CONTENT après le coup de Paris, bah faut comprendre…)
3) Faire le ménage par le vide, c’est toujours bon pour l’esprit… J’ai besoin de zen…

Après l’atelier des bloggueuses, il me restait du saumon, des noix de pétoncles, du Riesling et des poireaux (eh oui, comme j’avais fait toutes les recettes pour m’entraîner, j’avais des restes…).
VIDAGE DE PLACARD!!!…. J’ai fait:

Tacconi au saumon et pétoncles, à la crème de curry.
1) Couper le saumon en cubes.
2) Dans une poêle, faire cuire le saumon et les noix de pétoncles avec un peu d’huile d’olive. Saler, poivrer et saupoudrer de curry (une poudre toute prête ou 1 pincée de chaque de coriandre, curcuma, cumin et garam massala).  Arroser du jus d’un demi-citron vert. Eteindre le feu et réserver.
3) Dans une autre poêle, dans une noisette de beurre, faire dorer une échalotte et un blanc de poireau coupé en fines rouelles.
4) Déglacer avec du vin blanc (j’avais du Riesling, et franchement, le Riesling… c’est bon!!).
5) Ajouter le saumon et les pétoncles, puis 20 cl de crème liquide entière.
6) Dresser: pasta, crème au saumon, du parmesan en jolis copeaux (faits à l’économe), piment d’Espelette en poudre (j’en mets partout de puis quelques semaines), brins d’aneths et rondelle de citron vert.

Et voilà!!
C’était franchement délicieux, et pourtant je suis difficile dès qu’il s’agit d’allier les pâtes et le poisson… Le curry donne un goût très doux, qui est contre balancé par l’acidulé du citron vert.
Les Tacconi ont été achetées à Auchan pendant la fameuse semaine italienne  (vous vous rappellez des Bucaneve), et encore une fois j’ai bien aimé le côté « grosse pâte ».

Bon, j’ai encore plein de trucs dans mes placards… A très vite…

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Les Choco-Coulants de l’Extase: Mon histoire d’amour avec le Mi-Cuit de Manue…

Emotions… Bouleversement des sens…

Même mon appareil photo a compris l’intensité dramatique, regardez un peu les photos « Fire of Love » qu’il m’a faites… Vous savez?? Ces images à la « Fire of Love« , brillantes et floues qui montrent qu’attention!! il y a de l’Amûûûr qui flotte… (je sais que le vrai nom américain des « Feux de l’amour » c’est « The Young and the Restless », mais chez nous ça s’appelle les « Fire of Love »!!)

Un de mes critères de sélection pour les bons restos, c’est les desserts… Je ne suis pas très desserts, mais je trouve que les excellents desserts sont souvent plus rares que les excellents plats (en tout cas dans les restos à portée de ma bourse). Entre les profiteroles tout juste décongelées, les crèmes brûlées froides, les crêpes au chocolat au chocolat direct sorti d’une bouteille… Quant aux coulants, assez rares, qui sont rarement coulants… Bref. En général, je regrette toujours d’avoir voulu finir sur du sucré.
Au fil du temps, j’ai construit une sorte de « coulant fantasme », un coulant comme dans un rêve, que je n’ai jamais pu tester nulle part… Un coulant qui n’existait que dans mon imagination…

Jusqu’à ce jour….
En me baladant sur les blogs, je vois le mi-cuit de Manue… En y repensant, qui d’autre que Manue aurait pu me donner la clé de mes fantasmes chocolatés?? Manue la Reine du Chocolat sous toutes ses formes…

Mi-cuits part 1… la naissance de la passion:
Ainsi donc, je passais avec impatience au premier essai, presque sûre de ne pas trouver LE coulant…
Et pourtant, les deux premiers tests, réalisés dans des moules à muffins, se révèlent à la hauteur de mes espérances!!! Louloute n°2 et moi nous réjouissons de cette incroyable découverte…

Très vite, j’ai voulu réitérer, mais cette fois dans mes nouveaux moules pyramides en silicone, achetés au Caroussel du Louvre pendant le salon Cuisinez! (ben oui, des moules pyramides sous la pyramide… c’était comme une évidence… mais allez dire ça à mon banquier!…)
Problème, ces moules ont une base plus étroite, et les dix minutes sont fatales aux coulants… Ils sont cuits!
Ca fait mal…

Je recommence… La première tentative était trop prometteuse…

Cette fois, j’opte pour 5 minutes de cuisson… Et j’en fais la pièce maîtresse d’un goûter ultra-gourmand, avec un vrai chocolat viennois à la chantilly vanillée et mini-marshmallows ramenés de Londres par ma meilleure amie… Moi qui ne suis pas très sucrée!

Mi-cuits part 2: la folie me guette…

Cette fois, le coulant est vraiment trop coulant! Il expose son coeur brillant tel un volcan indolent…
5 minutes, ce n’est pas assez…
Mon coeur défaille… Je me remets à grands coups de chocolat viennois…
Mais je sens l’Eldorado tout prêt, je récidive illico, du chocolat plein les yeux!!

Mi-cuits part 3: la délivrance…

7
C’est 7 le chiffre magique…
7 minutes, et là c’est la perfection…
Une croûte croustillante…
On y plante la fourchette, et le chocolat s’échappe voluptueusement…

Le Nirvana…

Recette des mi-cuits de Manue, ultra simple et rapide, renommés les Coulants de l’Extase:

(les proportions ne sont pas exactement les mêmes, mais en gros, c’est la même recette) – Pour environ 6 coulants pyramides

- Mettre 180g (ou 200g, hein, les 20g c’est la rangée mangée par Doudou!) de chocolat noir à fondre au micro-ondes avec 120g de beurre (j’ai pris du beurre doux et du chocolat Valrhona Caraïbes à 66% de cacao, j’ai prévu de tester avec du beurre demi-sel)
- Bien mélanger le beurre et le chocolat fondus, puis ajouter 60g de sucre en poudre, puis 5 oeufs entiers et 40g de farine.
- Verser dans les moules, et réserver au frais jusqu’au moment de déguster.

- Préchauffer le four à 220°, puis faire cuire 7 minutes pour un coeur coulant absolument parfait…
- Servir illico et FONDRE…

Et voilà!!!!!

Que dire…

Cela se passe de tout commentaire superflu…

Merci Manue…

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Boeuf sauté au brocoli et vin chinois

Mon Doudou n’est pas difficile… en général, il aime tout ce que je lui mets dans l’assiette, même si parfois il me fait une ou deux remarques qui me fichent en rogne… Il mange, il lèche son assiette (oui, je sais, sans commentaires…), et il dit:
« Groumphff… Bon… Content… » (en substance…)

Mais en vrai Homme, mon Doudou préfère: le BOEUF!! (et je pense que cela leur vient de leurs ancêtres les Homo Erectus,  fiers comme des paons de ramener de l’aurochs bien musqué au foyer… Pensez, un Homo Erectus qui ramènerait une poule, c’te honte!!)

Alors, parfois, quand je fais mes courses, par acte d’amour, je mets de la viande rouge dans mon chariot.
Et ça se termine comme ça… (oui, je sais ce que vous allez dire, c’est pas d’l'entrecôte/frite, mais l’amour, c’est des compromis, hein!!)

Boeuf sauté au brocoli et vin chinois

Attention! Cuisson au wok! Donc on cuit juste avant de passer à table! Préparer tous les ingrédients avant de passer à la cuisson!!

- Couper une belle poignée de mini-maïs en deux dans le sens de la longueur, et détacher quelques fleurettes de brocoli.
- Dans une eau bouillante, faire blanchir les légumes 10 secondes, puis les sortir de l’eau et les passer sous l’eau froide.

- Emincer un oignon.
- Couper la viande de boeuf en fines lamelles(choisir un bon morceau pour un plat tendre et savoureux, moi j’ai carrément pris du filet, mais 100g par personne suffisent).
- Dans un petit verre, délayer 2 càs de Maïzena dans un peu d’eau.

- Dans un wok, faire chauffer 1càs d’huile d’arachide et 1 càs d’huile de sésame.
- Faire revenir les oignons, ajouter les fleurettes de brocoli et les mini-maïs.
- Ajouter les lamelles de viande, remuer vivement, et immédiatement après verser une belle rasade de sauce de soja (environ 3 ou 4 càs), et une autre de vin chinois.
- Ajouter la Maïzena diluée, et laisser mijoter une dizaine de secondes, le temps que la sauce épaississe.
- La viande est très vite cuite, elle est même meilleure encore rosée, donc ne pas laisser le wok sur le feu, servir illico, parsemé de basilic thaï!!

Et voilà!
Ce boeuf sauté est vraiment l’un de mes préférés…
Le brocoli l’accompagne très bien, et reste assez croquant avec cette cuisson rapide. Le vin chinois donne un petit goût délicieux.
J’ai accompagné avec des nouilles sautées.. miaaam…

Pour le vin chinois, j’utilise du vin de cuisine ShaoXing, mais on peut le remplacer par du vinaigre de riz et une lichette de vin rouge. Le goût nest pas tout à fait le même, mais s’en rapproche…

Doudou en voyant arriver son bout de vache:
« Ah… Mais… Y a des machins verts…. Ce serait pas des légumes???
- C’est bien, Doudou, oui, tu as raison, ce sont des légumes: ça s’appelle des brocolis…
- Ah… Bon, ben je mange, hein… »

Doudou est la honte de tous ses ancêtres Homo Habilis, Erectus et autres Sapionce (;-)), il a adoré ça!!

PS: vous connaissez le sketch de Florence Foresti « J’aime pas les garçons? » A mourir de rire, je pleure à chaque fois que je le revois… Allez, si vous le réclamez en comm’, je me fends d’un extrait plus long la prochaine fois… Et c’est suivi d’un « J’aime pas les filles »!!! Encore plus drôle, je crois…

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