Kelepon : boules coco réconfortantes – recette indonésienne

Après toute cette histoire de pilules que j’ai eue du mal à avaler, un gros besoin de réconfort m’envahit…
Je ne peux pas me requinquer le moral à grands coups de boules coco (parce que depuis le temps que je les ai faites, y en a plus l’ombre d’une miette dans ma cuisine), mais je peux au moins vous poster la recette…

Je la tiens bien sûr de ma mémé, et en Indonésie on les appelle les Kelepon (prononcer k’leuponne). Mais chez ma Mémé, on disait « Mémé, tu nous fait des boules-boules?? » Marrant, comme nom, hein… Recette de mon enfance par excellence !

Pour cette recette, les Indonésiens utilisent souvent du colorant vert à base de pandan (je crois que les chinois l’appelle le « bayteuil », ou un truc comme ça…). Pour celles qui n’aiment pas les arômes, extraits additionnés de conservateurs ou autres, il existe la solution naturelle.
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Financiers thé et pistache qui se prennent pour des muffins

En cuisine, il y a un truc que je ne peux pas faire, c’est entrer dans les moules…
Enfin, je veux dire, c’est pas que je sois une Kitchen Rebelle ou quoi, mais juste au sens propre du terme!
Les tajines dans un plat à tajine, je dis: non! Les moules à la plancha sur une plancha: pas question! Les financiers dans un moule à financier? Et sous quel prétexte, je vous prie???
Surtout qu’à ce train là, mon compte en banque serait vide, et ma cuisine prête à exploser (elle est déjà bien assez remplie comme ça…).

Alors voilà, des p’tits financiers dans la peau de muffins… est-ce que ça n’a quand même pas le goût de financiers?? Voilà la question cruciale que je me posais par un beau matin de septembre, telle une héroïne Skakespearienne (oui,oui, rappellez-vous de Juliette et de sa rose!).

Et la réponse est « Bien sûr que oui!! » (vous vous en doutiez, je parie…)
Alors au premier plan, des tout beaux tout gonflés avec bicarbonate et pâte de pistache (ils étaient franchement miam), et au second plan, des un peu plus raplaploufs sans bicarbonate mais avec poudre de thé vert (et ils étaient encore plus miam, malgré leur look ratatiné!).

Recettes des Muffi-nanciers qui assument leur différence et… c’est bien!
Recette tirée du célèbre Gâteaux de Mamie, mais eux les font dans des moules à financiers… tellement cliché! (… à dire avec un accent anglais… »Clee-chay! »)

- Faire fondre 150g de beurre salé au bain-marie.
- Mélanger 200g de sucre en poudre et 250g de poudre d’amandes, puis incorporer 4 oeufs.
- Verser le beurre fondu et bien mélanger.
- Ajouter 40g de farine, 1 petite càc de bicarbonate.

A ce moment là de la recette, j’ai séparé ma pâte en deux, et j’ai ajouté d’un côté: une grosse càs de pâte de pistache, et de l’autre 1 càs de thé vert broyé finement (merci, gros pilon de mémé!)

- Beurrer les moules (à MUFFINS, donc!) et les remplir de pâte.
- Mettre au four préchauffé à thermostat 180°, et faire cuire environ 12- 15 minutes.

Et voilà!

La version pistache était délicieuse, mais la bonne surprise vient de la version au thé vert, que je n’avais jamais testé autrement que dans mes tasses de thé! Tous mes testeurs (enfants, Doudou, collègues) ont préféré les muffi-nanciers au thé (le goût du thé était relevé par celui du beurre salé, c’était vraiment un régal…)

Petit dilemne au moment de choisir les photos: avec ou sans flash?? Cette lumière grise de l’automne, grrr!! (La lumière, c’est plus ce que c’était, ma bonne amie!)
Du coup, ça sera les deux!

PS pour moi-même: faut vraiment que j’arrête de préparer mes posts AVANT de préparer ma classe… :-S !!

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Millefeuille saumon vanillé et chantilly au citron

J’suis en r’tard… en r’tard, en r’tard, en r’tard…

En ce moment, je me fais penser au lapin blanc dans Alice au Pays des Merveilles… Toujours en train de courir, à regarder ma montre, et personne (même pas moi), ne sait après quoi je cours.
Je souffre d’un manque aigü du sens de l’organisation, et j’ai dans l’idée que ça me complique la vie!

Du coup, j’ai des tas de posts qui fermentent, en attendant que je m’occupe d’eux… Vendredi soir, pleine de bonnes résolutions, je me voyais rattraper tout ça, programmer mes posts à raison d’un par jour… et on est dimanche fin d’après-midi, et je n’ai rien programmé du tout!
Mes recettes sont là, à la queue leu leu… « Moi, moi, publie-moi!!! »
Les boules coco, le wok de poulet, les financiers, les macarons (encore eux…), les nouilles sautées… Tous se bousculent au portillon…
« Désolée les gars, faudra attendre son tour! »

Pour aujourd’hui, voici la suite des aventures du Saïphonne,  dans un succulent millefeuille de saumon!! Une recette un peu « J’me la pète » qui a fait le régal de toute la famille.

Millefeuille de saumon en crème vanillée et chantilly de citron.

Chantilly. Avant de se lancer dans la préparation, mettre le siphon au frais. Lorsqu’il est bien froid, le remplir avec 20cl de crème fleurette (entière pour moi, mais un jour il faudra que je me mette à la légère), 1 càc de poudre de vanille et le jus d’un citron (attention, sans pépins!). Placer la cartouche de gaz, bien visser jusqu’au « Pschiitt ». Bien secouer, et placer le siphon dans le frigo, tête en bas.

Garniture de saumon. Dans une poêle anti-adhésive, faire cuire du saumon frais coupé en dés dans un peu d’huile d’olive (environ 100g de poisson par personne). Assaisonner de sel, poivre et curry en poudre.

Garniture de poireaux. -Dans une autre poêle, faire rissoler un petit oignon émincé dans une belle noix de beurre, puis ajouter quelques rouelles de poireau.
- Laisser dorer quelques instants, puis déglacer avec un verre de vin blanc (j’ai utilisé du Muscadet, mais j’aurais mis du Riesling si j’en avais eu dans mes placards!).
- Saupoudrer environ 1 càs de poudre de vanille, et ajouter 2 grosses càs de mascarpone.
- Bien mélanger et éteindre le feu.

Montage. -Couper des feuilles de brick rondes en quatre, les superposer et recouper les bords de façon à obtenir des carrés de pâte. Faire fondre du beurre et badigeonner les feuilles (un seul côté suffit, car le beurre liquide traverse la brick).
- Sur une feuille silpat, disposer deux carrés de feuilles de brick , puis des dés de saumon, la garniture aux poireaux vanillée, quelques brins d’aneth. Recommencer l’opération, finir par des couches de feuilles badigeonnées.
- Enfourner dans le four préchauffé à 180° (surtout, ne pas mettre le grill! C’est ce que j’ai fait  pour mon premier millefeuille, il était légèrement carbonisé sur les bords!), et faire cuire 5 minutes, jusqu’à ce que les feuilles soient bien dorées.

- Servir le millefeuille avec un tourbillon de chantilly (dans une mini-verrine, c’est joli, mais juste comme ça, c’est pas mal non plus!), quelques brins d’aneth, du citron vert et une belle tomate émincée.

Et voilà!
Miam…
Verdict du doudou: il s’est régalé! (et pourtant, le poisson et lui font vraiment deux…). Il a même dit: « C’est bon, on ne s’attend pas au côté acidulé de la crème… Ca va très bien avec le saumon! »
J’avais fait quatre millefeuilles en espérant que les filles n’en mangeraient pas (je leur avait préparé un filet de saumon tout simple avec du riz), mais … compte là-dessus et bois du lait! Ces Misstouflettes ont le palais déjà bien affiné, et il a fallu partager!! (c’est ça, aussi, d’avoir des enfants, on est bien obligés de partager… ou alors faut attendre qu’ils soient couchés!! ;-) . Je sais, je suis une mauvaise mère!)

Ce petit millefeuille serait parfait en entrée, léger et croustillant, et la chantilly au citron a vraiment plu  à tout le monde. Et j’ajouterais pour finir:  j’ai adoré la jolie harmonie entre la crème de mascarpone vanillée, le saumon au curry et la chantilly acidulée. Il manquait juste un peu de curry saupoudré sur l’assiette…

Dernière petite photo, avec la coupe qui tue…

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Un curry / un bolly #5 – Curry d’agneau aux 10 épices

Bon, avec toute cette agitation automnale, les Bollywoods sont devenus denrée rare à la maison… L’humeur est au grisou, et même pas trois heures trente de dispos pour me remonter le moral à grands coups de chants Hindis!!
Non mais, où va le monde, ma bonne dame, si on peut même plus rester vautrés sur son canapé pendant toute une matinée, à chantonner et agiter vaguement ses orteils au son de la musique…??

Heureusement, lors de mon dernier Curry/bolly, quelqu’un m’avait laissé un commentaire en disant « Je vais me déhancher sur le Mariage des Moussons »…
- Nom d’une sctroumphette, mais il durerait pas à peine deux heures, celui là???
Vérification faite, il dure: …. OUIIIIIIII!!! 1h 59!!!!
Je mets mon petit Bolly dans le lecteur DVD, avec même pas mauvaise conscience, vu qu’il est hyper court…

- Je te signale quand même que le fer à repasser commence à rouiller… (vous l’avez reconnue, cette voix perfide, c’est celle de Doudou)… et que t’as pas fini tes bilans individuels pour les évaluations des CE2 (… moui, moui, j’entends bien…), … et qu’il y a un nouveau massif montagneux qui est en train de prendre vie au beau milieu de notre salon, à l’endroit de ton bureau, ou du moins ce qui reste de ton bureau sous les amoncellements de livres, dossiers et photocopies à trier…. (… mais où veut-il en venir???…)… Tu crois vraiment que tu as le temps de regarder un Bollywood????? Même un court?
Ah…. C’était donc ça? Fastoche:
- Bon, ben je fais un petit plat, et on mange devant, comme ça on gagne du temps, dakodac?
-… (suspicion du Doudou)… Tu fais à manger Indien?
- Quelle question!! (ne pas prendre un ton supérieur, j’amadoue la bête…)… Enfin, si ça te fait envie, hein…
-… (grosse suspicion…) OK, ça le fait…
YEEEEEEEESSSSS!(ça devient trop facile, c’est même plus drôle…)

Curry d’agneau mariné aux dix épices, qui va parfumer votre maison pendant trois jours (et ça le fait…)

Pour cette recette, j’ai choisi de la selle d’agneau (ne faisons pas les choses à moitié), qui est déjà un morceau tendre… Mais alors mariné dans le yaourt…. J’vous dis pas… Si j’vous dis: c’est mortel!!!

-Découper l’agneau en morceaux, et les mettre à mariner dans 2 yaourts natures assaisonés de coriandre fraîche et de deux piments rouges séchés, coupés en petits morceaux (piment facultatif, et, vous commencez à me connaître, moi je fais « piment à part » à cause de mes Louloutes… Sans piment, c’est bon aussi…). Laisser la viande mariner pendant quelques heures, une heure minimum.

- Faire revenir dans une poêle, dans 1 càs d’huile d’arachide: un bâton de cannelle, 3 graines de cardamone verte, 1 càc de graines de moutarde, 1 càc de graines de fenugrec, 1 càc de graines de cumin, 3 clous de girofle).
- Ajouter deux oignons mixés en tout petits morceaux, et les laisser revenir quelques instants.
- Ajouter la viande et sa marinade, bien mélanger.
- Saupoudrer d’ 1 càs de cumin en poudre, 1 càc de coriandre en poudre.
- Ajouter deux tomates réduites en purée, du sel.
- laisser mijoter.
- Cette étape est facultative, mais donne un goût génial: dans une cuillère à soupe ou une louche, au dessus de la flamme, faire revenir 1/2 càc de macis en poudre dans un peu d’huile d’arachide, pendant 10 à 15 secondes, puis verser cette huile arômatisée dans le curry.
- Arroser d’un beau trait de crème fleurette, et laisser sur feu doux jusqu’à ce que l’agneau soit cuit. Servir avec du basmati, un cheese naan et une sauce à la menthe… et fondre de bonheur!!
Et voilà!!!
Si vous préparez vos épices à l’avance, vous serez assez rapide pour que l’agneau soit encore à peine rosé à la fin de toutes ces opérations… Et là, c’est vraiment le très grand pied!!!
Cette recette est très satisfaisante pour les mordus d’épices: je l’ai faite un peu à la « va comme je te pousse« , en mélangeant tout ce que je pouvais trouver de vaguement indien dans mes tiroirs à épices et… ça marche!
L’idée de la crème pour lier tout ça me vient de la recette du Butter Chicken, et me permet de confirmer que Indian cooking et crème font fort bon ménage!

Je mettrai dans un prochain post la recette de mes Cheese Naans (je me suis enfin lancée!) et de ma sauce à la menthe… ce qui nous donnera une bonne excuse pour un curry/ bolly #6! ;-)

En attendant, Mariage des moussons, donc!

Ceux qui ne supportent pas les coups de tonnerre assortis de visages composés à mort trouveront leur bonheur ici…

Car celui-là a un goût de vrai… une odeur de gens de tous les jours, ni beaux gosses, ni chanteurs à voix de velours…
On se retrouve en famille à Delhi, autour d’un mariage arrangé certes, mais loin des stéréotypes de la femme indienne chaste et soumise, ou du mari un brin macho (on est loin de Kabhie Kushi…)
On découvre une Inde à la fois belle de ses traditions, et forte de mentalités changeant au gré du nouveau siècle.
… un père de famille, déchiré entre ses émotions et ses obligations sociales…
… une jeune mariée pas du tout vierge effarouchée malgré son visage d’ange…
… un organisateur de mariages vieux garçon qui se transforme en coeur d’artichaut…

Une galerie de personnages tous attachants et plus vrais que vos voisins (ou presque…)
Et c’est beau, et c’est drôle, et ça fait du bien…
Pas de longues chansons, mais c’est même pas grave, c’est pour dire!

.. et il dure que 1h59!!! ;-)

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Poulet au coco à la mode de chez moi…

Attention, saveurs d’enfance…
Le poulet au coco qui fait faire « Hmmmm »…
Celui que mes cousins et moi on se disputait à quatre heures, quand il y avait des restes… Eux se battaient pour la dernière cuisse, moi je préférais le blanc… On trouvait toujours que mémé ne faisait pas assez de sauce, et on se la chipait de cuillère à cuillère, la tête dans la cocotte…
« 
Mais toi tu prends toujours toute la sauce!!
-
Et toi t’as pris plus de riz! Alors donne ta sauce!!
-
Mais-euh!!! rends-la moi j’vais le dire à mémé-euh!! »

Et mémé, qui à cette heure-là faisait sa prière, qui rappliquait une claquette à la main en disant:
« Tchi!! mais ils sont terrrrribles ces gosses là!! Eh!! Y en assez pourrr tout le monde! Ca suffit les colèrres! »
Elle commençait à parler en javanais, et là on savait qu’il fallait arrêter de faire les guignols…
Et on se séparait, en louchant vers les assiettes des deux autres pour voir qui, finalement, avait le plus de sauce… On se regardait une dernière fois d’un regard meurtrier, puis on plongeait dans nos assiettes, avec les doigts quand nos mères n’étaient pas là.

Inspiré de ceux de ma mémé, revisité à la française (= avec beaucoup de sauce!! comme ça y a pas de bagarre…)
Rien que pour vous, et aussi pour une certaine « Marie vanille » qui m’avait demandé la recette en commentaire.
« Comment, mais je n’ai jamais mis en ligne ma recette du poulet coco???? »
Ben non, alors voilà!

Poulet coco que j’ai tellement fait que ma cocotte sait presque le faire toute seule!!
Pour 4 à 6 personnes

Dans l’idéal, le meilleur pour faire cette recette est de faire son lait soi-même… Mais bon, une boîte, c’est parfait ! :-)

Un beau poulet coupés en morceaux – 400ml  de lait de coco – une belle cuillère à soupe de curry (ou plus si affinités) – 1 cuillère à soupe de graines de coriandre écrasées au pilon – 1 bâton de citronnelle écrasé – 2 feuilles de combava – 1 gros oignon émincé – sel, poivre

- Dans une cocotte, faire dorer les morceaux de poulet dans un filet d’huile.
- Quand les morceaux sont dorés, ajouter l’oigon émincé. Mélanger et laisser les oignons dorer à leur tour.
- Saupoudrer de sel, poivre, ajouter les graines de coriandre écrasées, le curry (la quantité de curry dépend du goût de chacun… ma grand-mère en met moins que moi).
- Glisser le bâton de citronnelle et les deux feuilles de combava déchirées, puis verser le lait de coco.
- Ajouter un peu d’eau (environ l’équivalent du contenu de la boîte, comme ça on récupère la crème de coco qui est restée un peu dans la boîte), jusqu’à ce que le poulet trempe bien dans sa sauce.
- Couvrir et laisser mijoter jusqu’à cuisson complète des morceaux (minimum une demi-heure, pour laisser le temps au saveurs de se développer).
- Si vous souhaitez une sauce plus onctueuse, délayer un peu de fécule de maïs dans un verre de sauce, puis verser dans la cocotte.
- Si besoin, rectifier l’assaisonnement (le lait de coco nécessite pas mal de sel).

Et voilà!
Miaaam, une recette tellement simple, et tellement savoureuse…
Encore meilleure le lendemain, comme tous les plats en sauce… Plat idéal donc pour régaler ses invités sans trop se fatiguer !

Louloute n°2, du haut de ses quatre ans, est déjà entraînée à reconnaître les odeurs qui s’échappent de la cocotte…
« 
On manze du poulet au coco? Miaaam…. »
J’entretiens la tradition, je leur sers avec du riz chaud, plein de sauce, et la bouteille de Maggi pas loin…

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Au revoir l’été… et photo de classe – Salade de papayes vertes aux crevettes marinées et Salade Soleil

Eh bien ça y est, l’automne est là, sans aucun doute… Et il se rappelle à nous sans équivoques.
L’époque des températures vraiment frisquouillettes qui vous surprennent le matin…
L’époque où lumière qui baisse commence à avoir raison de notre bronzage de l’été…
L’époque des poux dans la tête, et de l’odeur de la lavande…

Et surtout, l’époque de la photo de classe….

Ma première photo de classe en tant que maîtresse a été une vraie émotion. Je me rappelle avoir vraiment eu un doute quand le photographe a dit:
« Bon, et la maîtresse, elle se met à gauche. »
« … Hein? ..Qui?.. Moi?? »
Ben oui, c’était bien à moi qu’il parlait.
J’étais devenue la maîtresse.
Et je me rappelle avoir eu un vrai pincement au coeur en voyant mes élèves, mes tout premiers, prendre place face à l’objectif, se faire tout sages, tout beaux…
Cette douce émotion, je la retrouve intacte, année après année, à chaque nouvelle génération d’enfants…
Les filles au premier rang qui croisent joliment leurs gambettes maigrelettes, qui arrangent les plis de leur jupes, qui réfrènent leur fou rire…
Les garçons qui lissent leur mèche rebelle, certains même se lèchent la main, un peu, pour que ça tienne mieux; d’autres au contraire s’ébouriffent savamment en rigolant parce qu’ils sont quand même un peu gênés de montrer leur coquetterie; tous en tout cas se tiennent bien droits, et gonflent leur petite poitrine de futurs pompiers, astronautes, pilotes de chasse, footballeurs professionnels…

Et moi, à côté… Je me rappelle d’une petite brunette bronzée, aux cheveux tout raides, avec une frange toute droite coupée par sa maman, qui posait pour la photo, assise sur le premier banc parce qu’elle était toute petite et fluette… « Maman, quand je s’rai grande, je s’rai maîtresse! »
Ca doit donc vouloir dire que je suis grande?

Salade de papaye verte aux crevettes marinées pour garder encore un peu l’été et se rappeller que c’est bien, d’être grande…
La veille
: – Décortiquer quelques crevettes crues (garder les queues), les fendre et ôter la veine.
- Les mettre à mariner dans du jus de citron vert. Les crevettes cuisent plus lentement que le poisson, il peut être utile de les retourner de temps en temps, voire de rajouter du citron vert.

- Ouvrir une papaye verte de taille moyenne en deux, retirer les graines rondes et blanches (les graines deviennent noires lorsque la papaye est mûre: si elles le sont, c’est que votre papaye est trop mûre, gardez la pour le dessert!).
- Eplucher la papaye et la râper.
- Eplucher et râper deux ou trois carottes, couper une belle tomate en petits cubes (la mienne n’était pas belle et peu goûteuse… on ne la voit presque pas, et pourtant elle y est!!).
- Mélanger les trois légumes, et assaisonner de citron vert, une pointe de vinaigre, poivre et de la sauce Nuoc Mam (sinon, une vinaigrette bien salée et citronnée fait l’affaire!).
- Servir bien frais avec les crevettes bien égouttées.
Et voilà!

Salade toute simple pleine de soleil (s’en souvenir  en plein hiver pour narguer la grisaille)

- Mélanger des restes de riz au citron et curcuma avec des olives, tomates, thon, germes de soja, maïs etc…
selon les goûts et les envies!
- Assaisonner avec une vinaigrette à l’huile d’olive et au citron.
- Servir bien frais.

Et voilà!

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Blog meme – Le pourquoi/comment de Cuisine Métisse

Alhya et Cathy m’ont gentiment invitée à répondre à ce questionnaire… J’ai mis le temps (pas vrai, Cathy?), mais ça y est…

Quel blog vous a le plus inspirée au début de votre aventure ? Celui qui vous a permis de dire « Moi aussi, j’ai envie ! » ?
Au départ, c’est un blog de voyages que j’ai créé… L’hiver avait été long, et froid… J’avais envie de soleil, envie d’anticiper mon départ en vacances… La cuisine et les découvertes culinaires étant pour moi un des aspects essentiels de la découverte d’un pays, j’avais bien sûr créé une catégorie « Cuisine », ou plutôt deux pour être précise: une « Cuisine d’ici » et une « Cuisine d’ailleurs ». Mais très vite, je me retrouvais avec plus de posts sur la cuisine que de posts sur les voyages!! ;-)
Jusqu’au jour où j’ai envoyé le lien pour mon blog à
Audrey de la P’tite cuisine, et où elle m’a en échange envoyé l’adresse de son blog.
« Un blog rien qu’avec des recettes!! B’alors cré bou diou, j’y aurions point pensé, mi!! » (j’vous avais jamais dit? j’suis métissée ch’ti mi! vrai de vrai!!)
Et hop! aussitôt vu, aussitôt copié!! ;-) Cuisine Métisse était née…

Comment avez-vous découvert les blogs culinaires ?
On en revient à Audrey!!
En allant sur son blog, j’ai par curiosité cliqué sur les liens d’amis qu’elle avait créés.
Un des premiers a été celui de
Dorian, parce que son nom m’intriguait beaucoup… et je n’ai pas été déçue du voyage!!
Ensuite, j’ai reçu mes premiers commentaires, alors que je ne m’y attendais presque pas!
Cathy m’a souhaité la bienvenue, puis juste après Gracianne… Et je me suis dit « Bon sang, mais qu’est-ce que c’est sympa par ici!!! Allez, je reste! ». Je suis allée faire un tour par chez elles, et j’ai découvert leurs liens d’amis… etc…
Et beaucoup plus tard, Audrey (encore elle!!!) m’a fait découvrir Blog actu. Et la blog-mania était partie pour de bon!

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans l’aventure ?
Au départ, pour faire connaître un peu les recettes de chez moi, celles qui me manquent tant l’hiver quand j’ai le blues… « When I got the bluuues!! », et aussi mes grands classiques, ceux que je réussis exactement toujours de la même façon, et qui ont leurs clients parmi mes copains. Nems/salade tahitienne/poulet au caramel…
Pour pouvoir donner mes recettes à ceux qui viennent manger chez moi, et qui me les demandent d’un air anxieux (genre: « elle va me la donner, tu crois??? ou elle va faire la pimbêche style ‘
secret de famille, désolée’?? ».
C’est que c’est fatigant, à force, de noter douze fois la même recette… et en prévoir des photocopies d’avance, j’sais pas ce que vous en dites, mais ça fait quand même un poil prétentieux!!
« Ouai-han, si tu veu-han j’te la dédicass-han…! »

Donc, le blog ça m’a semblé être une bonne idée: tout le monde a internet (ou presque… même mes beaux-parents l’ont depuis le mois dernier, c’est pour dire!! Aïe, faudra que je fasse gaffe à ce que je dis sur ma belle-mère, maintenant! ;-) ), et en plus je trouvais ça convivial et généreux: c’est comme d’inviter les gens à venir dans ta cuisine dès qu’ils ont un petit creux, et les laisser repartir avec toutes les astuces et les produits notés au fond de leur poche.

Comment et pourquoi avez-vous choisi ce nom pour votre blog ?
Il me fallait de toute façon un nom qui évoque mes origines et mon histoire personnelle…
Petite, quand j’ai débarqué en France, je mangeais des choses que les autres trouvaient « dégueu!! » (mes sandwichs au beurre de cacahuète à la Australian Way, mes tartes à la banane faites par maman, les desserts en gelée rouge fluo etc…).
Puis, j’ai commencé à aimer des choses qui n’existaient pas en Calédonie: la tartiflette de ma tante exilée en Savoie, le camembert super puant avant le dessert (une découverte grâce à mon père, et il n’y en a pourtant pas eu beaucoup!: le camembert à la braise!! MiAAm!), le vrai saucisson pur porc (en Calédonie, on mange surtout du saucisson de cerf, et de toute façon, chez mes grands-parents y a jamais eu de porc), les croissants français bien croustillants et pleins de beurre… etc….
Pendant les trois années vécues aux Antilles, j’ai découvert  le colombo, les boudins (un délice bien épicés, les seuls boudins
aujourd’hui encore que j’arrive à manger!),les crabes farcis, les accras!!
A 17 ans, de retour en métropôle, je me suis retrouvée seule maîtresse à bord, pas peu fière dans mon 31 mètre2 à partager avec une copine… L’ère de la mal-bouffe!! Quand j’avais des sous, je me mitonnais des spag à toutes les sauces possibles, ou bien je me payais un kebab, une fajita parfois. Sinon, l »amour aidant, je grignotais un demi-bout de biscotte et hop!
je m’envolais vers la vie!!
Finalement, quand le Doudou est venu s’installer dans mes murs, je me suis mise aux fourneaux (pour le garder, bien sûr!
et faire de lui l’homme le plus heureux du monde!!! … oui, au début on croit qu’on va réussir à faire ça… ;-) ). Et là, tout est ressorti en pagaille: les nems de maman, la tartiflette de tantine, les nouilles sautées de mémé, les spag bolognaises de ma vie d’étudiante, le poulet aux caramel , le camembert chaud avec croûtons à l’ail…. Une joyeuse mêlée internationale!! Le melting-pot de la bouffe!!
Et voilà (ouff!!) d’où vient le nom de mon blog: ma cuisine est d’ici et d’ailleurs à la fois, comme moi, et comme Yannick Noah!! (Méétisse, un mélange de couuuleurs, ohoh!! Méétisse, je viens d’ici et d’aileuuurs! woho!!)

Petit bilan personnel, ce que votre blog vous apporte, etc… ?
Sur le plan de la cuisine, le blog me permet d’abord d’enfin cesser d’oublier une recette goupillée dans l’urgence et jugée
délicieuse… Combien de recettes ont disparu avant l’ère-bloguesque, parce que je ne prenais pas la peine de prendre un crayon et un cahier?? Ayons une pensée pour ces mal aimées, ces recettes oubliées, qui resteront sacrifiées à jamais….
Deuxièmement, mon blog au sein de la blogosphère a été une motivation incroyable, pour faire des choses que je n’aurais peut-être jamais osé faire (je pense bien sûr à mon mille-feuilles! et à toutes les futures géniales pâtisseries que je ferai, sans aucun doute!).
Grâce aux blogs, j’ai découvert des horizons culinaires encore nouveaux, la cuisine libanaise et sénégalaise de Salwa, la cuisine portugaise d’Elvira, les assiettes splendides de Chantal, les recettes « sans » de Belleblé etc etc etc…
Et enfin, les blogs m’ont permis de me faire de nouveaux copains… Et ça, je ne m’y attendais vraiment pas! Y a Dorian, avec son sari et ses tongs roses, qui me fait mourir de rire et qui éneeerve mon Doudou… Y a Cathy, première sur mon blog, qui a tous ces points communs avec moi, c’en est presque flippant!… Y a Gracianne, qui apporte sa sérénité et son intelligence où qu’elle passe… Alhya, gentille comme un Bisounours qui serait trop fort derrière les fourneaux… Ellie, qui a toujours des expressions de d’jeuns et qui est aussi chtarbée (voire plus!) que moi… Clairechen, qu’est si rigolote parce qu’on dirait une gamine dans un corps de grande… Y avait Moony, aussi , qui a disparu… Et puis aussi Elvira, Thalie, Manue, Belleblé… (ah, j’suis bien embarassée, maintenant que j’ai commencé à citer les gens!!!). Bon, il y a aussi les autres, que j’oublie de citer mais qui se reconnaîtront…

Comme le veut la tradition, je passe le flambeau (avec émotions car c’est mon premier passage de flambeau!) à Miss Tiny, parce qu’elle est pleine d’énergie positive et que c’est une « cousine », à Mitsuko, parce que je la trouve rigolote et incisive, et qu’elle croit que personne ne l’aime (;-) !), et enfin à Audrey, ma « marraine de blog »!

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